David Pierre Giottino Humbert de Superville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

David Pierre Giottino Humbert de Superville, né à La Haye le et mort le à Leyde, est un savant et artiste hollandais. Il était portraitiste, dessinateur, lithographe et graveur; Il a écrit des traités sur l'art et avait une conception visionnaire et médiumnique de la condition de l’artiste[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

David Pierre Giottino Humbert de Superville est le fils de l'artiste-peintre Jean Humbert (en), un peintre hollandais d'ascendance suisse et française. Son frère, l'ingénieur militaire Jean Emile Humbert, redécouvrit la cité disparue de Carthage. Son troisième prénom était à l'origine un surnom qu'il avait reçu en Italie du fait des affinités que montrait son travail avec celui du maître italien Giotto. Il utilisait également le nom de famille de sa grand-mère Emilie de Superville, qui était la fille du théologien calviniste français Daniel de Superville, lequel avait fui la France en 1685 pour se réfugier aux Pays-Bas.. Il est notamment l'auteur d’un traité théorique de la pensée romantique qui influencera ensuite le symbolisme. David Pierre Giottino vécut à Rome entre 1789 et 1800, et dut quitter la ville à cause de son soutien aux armées françaises livrant bataille aux troupes papales en 1799[2]. En 1812, à plus de quarante ans, après avoir mené une vie fort aventureuse, il vint s'établir à Leyde aux Pays-Bas[3] où il fut directeur de l'Académie de dessin (1814-1823) et du cabinet des estampes (1823-1849)[4]. Il a écrit un Essai sur les signes inconditionnels dans l'art, publié à Leyde en 1827[5].

Humbert de Superville épousa en 1788 Elisabeth Paradijs dont il eut deux fils ; l'un mourut très jeune et l'autre, à l'âge de 24 ans, de la fièvre typhoïde.

Un portrait d'Humbert de Superville de 1848, dû à Jacobus Ludovicus Cornet, appartient maintenant au Rijksmuseum. Sa biographie David Pierre Giottin Humbert de Superville, 1770-1849, par Cornelia Haas-Madeleine a été publiée par A.W. Sijthoff à Leyde en 1941. En 1988, une exposition de son travail a eu lieu au Musée Fabre de Montpellier et à l'Institut Néerlandais de Paris.

Galerie[modifier | modifier le code]

(Collection Bibliothèque Universitaire de Leyde)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la Tribune de l'Art
  2. Eleanor Tollfree, Roman Republicans, fasces and festivals: the French occupation of Rome, 1798-99, from the archives of the Museo Napoleonico, Apollo,
  3. Site du musée Fabre à Montpellier.
  4. De Historisch Genootschap (Utrecht, Netherlands) Publié par Kemink en Zoon, 1862.
  5. En ligne à la Bibliothèque de l'Université de Heidelberg.

Sources[modifier | modifier le code]