David Hare (peintre)

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David Hare, né le 10 mars 1917 à New York et mort le 21 décembre 1992 à Jackson (Wyoming), est un artiste peintre et sculpteur américain surréaliste.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1941, David Hare rencontre André Breton réfugié à New York depuis le mois de juillet. Breton veut reformer un groupe surréaliste. Avec l'aide de Marcel Duchamp, il projette de fonder une revue. Comme la législation américaine ne lui permet pas d'en être le directeur à part entière, c'est David Hare qui devient le codirecteur de "VVV". Jacqueline Lamba se charge d'être l'interprète entre Hare et Breton qui connaît très mal l'anglais. Elle s'éprend de ce jeune artiste, disciple de Gurdjieff[1], qui admire sincèrement sa peinture et quitte Breton.

À partir de 1943, David Hare fréquente les peintres Robert Motherwell et Willem De Kooning. Il fait partie du mouvement appelé "Action painting".

En 1944, il voyage dans les réserves indiennes de l'Arizona.

En 1947, il participe à l'"Exposition internationale du surréalisme" à Paris, en tant que sculpteur.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Dans ses premières œuvres, David Hare a recours à l'"automatisme" en parcourant une source chaude sur une surface sensible. Il se rapproche des "brûlages" de Raoul Ubac. Après son voyage en Arizona, il construit ses propres totems. Dans les années 60, David Hare revient à la peinture et explore le collage.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • « Chemical paintings », 1942
  • « Hidden fundamental », 1942, peinture reproduite en couverture du catalogue de l'exposition "First papers of surrealism"[2]
  • « L'Homme assoiffé », 1946, sculpture[3].

Source bibliographique[modifier | modifier le code]

  • Adam Biro et André Passeron « Dictionnaire général du surréalisme et de ses environs », Office du Livre, Fribourg, Suisse et Presses universitaires de France, Paris, 1982, p. 199.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Henri Béhar « André Breton, le grand indésirable », Fayard, Paris, 2005, p. 398.
  2. Reproduction dans Biro, op. cité, p. 200.
  3. Reproduction dans José Pierre « L'Univers surréaliste », Somogy, Paris, 1993, p. 233.