David Diop

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Diop.

David Diop

Nom de naissance David Léon Mandessi Diop
Activités Poète, Professeur
Naissance 1927
France
Décès 1960
(Accident d'avion)
Langue d'écriture Français
Sénégalais
Camerounais

Œuvres principales

Le temps du martyre, Coups de pilon 1734, Présence africaine, 2000
Souffre pauvre negre, Coups de pilon 1956, Présence africaine, 2000
Un Blanc m'a dit ..., Coups de pilon 1956, Présence africaine, 2000
Peuple Noir, Coups de pilon 1956, Présence africaine, 2000
Non !, Coups de pilon 1956, Présence africaine, 2000
Afrique, Coups de pilon 1956, Présence africaine, 2000

David Diop (1927-1960) est un poète sénégalais, également professeur de lettres classiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

De son nom complet David Léon Mandessi Dopé, il est né le 9 juillet 1927 à Bordeaux, d'un père sénégalais et d'une mère camerounaise. Alors qu'il est âgé de huit ans, son père décède et David est élevé aux côtés de ses cinq frères et sœurs par sa mère Maria Diop[1].

David vit une partie de son enfance dans les hôpitaux en France (à cause de sa santé fragile) et notamment pendant la période d'occupation et de guerre. Il se découvre alors une passion pour la littérature et ne tarde pas à écrire pour exprimer ses sentiments.

Il entre d'abord en Faculté de Médecine, puis se tourne vers les lettres modernes. Au cours de ses études, David a Léopold Sédar Senghor comme professeur. Après avoir obtenu sa licence, il part pour le Sénégal où il enseigne au lycée Maurice Delafosse.

En 1952, il épouse une Sénégalaise, Virginie Camara, dont il divorcera quelques années plus tard.

Ses premiers poèmes sont publiés dans la revue Présence Africaine, et aussitôt reproduits par Léopold Sédar Senghor dans son Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française en 1948.

En 1958, comme beaucoup d'autres, David Diop répond à l'appel de Sékou Touré et part enseigner à Kindia (Guinée), où il accepte en tant que membre du Parti africain de l'indépendance (PAI) d'assurer les fonctions de directeur de l'École normale[2]. Alors qu'il était en vacances administratives, il meurt au large des côtes du Sénégal dans un accident d'avion le 29 août 1960. Il avait pris place à bord du vol 343 Air France, un Lockheed L-1649, avec 54 autres passagers et 8 membres d'équipage. Il n'y eut pas de survivants, et la commission d'enquête n'a pas déterminé les causes de ce drame.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Maria Diop, Biographie de David Léon Mandessi Diop, Présence africaine, 1980
  2. Amadou Booker Washington Sadji, Le rôle de la génération charnière ouest-africaine : indépendance et développement, L'Harmattan, 2006, p. 41-42

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sana Camara, La poésie sénégalaise d'expression française, 1945-1982, L'Harmattan, 2011, p. 119-142 (ISBN 9782296102996)
  • Maria Diop, Biographie de David Léon Mandessi Diop, Présence africaine, Paris, 1980, 36 p. (ISBN 9782708703872)
  • E. Julien, « Sculpter en paroles : le jeu d'optiques dans un poème de David Diop » in Littératures africaines d'écriture française (Grenoble), 1984, no 27, p. 93-100
  • Samuel Ade Ojo, « Coups de pilon : recueil de poèmes de David Diop », in Dictionnaire des œuvres littéraires négro-africaines de langue française des origines à 1978, sous la direction de Ambroise Kom, Canada, Québec, A.C.C.T. et Éditions Naâman de Sherbrooke, 1983, p. 152-154.
  • Société africaine de culture, David Diop : 1927-1960 : témoignages, études, Présence africaine, Paris, 1983, 412 p. (ISBN 2-7087-0419-2)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • David Mandessi Diop, poète de l'amour, film réalisé par son fils David Ika Diop, 1987, 16 mm

Liens externes[modifier | modifier le code]