David Bell (historien)

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David Avrom Bell, né le 17 novembre 1961, à New York, est un historien américain spécialiste de la France au XVIIIe siècle et XIXe siècle.

Spécialiste de la France à la veille de la Révolution de 1789, son ouvrage sur le concept de guerre totale a apporté un éclairage inattendu sur l'influence philosophique des Lumières et sur la guerre moderne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils du sociologue Daniel Bell et de Pearl Kazin Bell,elle-même fille de l'écrivain Alfred Kazin[1].

Il a étudié notamment à l'Université de Princeton, terminant en 1991. Il a ensuite enseigné à l'Université Yale et à l'Université Johns-Hopkins, où il est doyen de faculté dès 2007, et à l'Université de Princeton à partir de 2010[2].

Il collabore également à la rédaction du magazine The New Republic ainsi qu'à d'autres médias, notamment la revue littéraire London Review of Books, le magazine en ligne Slate, ou Newsweek.

Apports[modifier | modifier le code]

David Bell s'est fait connaître par des ouvrages sur la France au XVIIIe siècle. L'un de ces ouvrages était consacré aux avocats dans la société française. Un autre à la question du patriotisme et de l’idée nationale dans la culture française. Il a montré dans ces ouvrages « une finesse d’analyse, une inventivité de proposition qui ont largement contribué à renouveler ces deux pans importants de l’histoire de France » et s’est imposé comme un spécialiste de la France à la veille de la Révolution de 1789[3].

Son ouvrage sur la guerre totale apporte un éclairage inattendu sur le siècle des Lumières. Pour David Bell, les idées philosophiques des Lumières ont mis à mal une représentation pragmatique, contrôlée et civilisée de la guerre. La culture aristocratique fixait précédemment des limites aux conflits. De Fénelon à Kant, l’émergence d'un idéal de paix perpétuelle entre les nations a ouvert la voie à cette idée dangereuse : la condition d’une paix permanente est la destruction de l’ennemi. Cette idée est au cœur des conflits révolutionnaires et napoléoniens. L'historien, poursuivant ses propositions, positionne également dans une histoire longue les interventions américaines en Irak et en Afghanistan. Il constate des similitudes entre la résistance espagnole contre les troupes de Napoléon en 1808-1810 et la guérilla irakienne suite à l'occupation américaine de ce pays du Moyen-Orient en 2003. Et pour lui, les américains entretiennent « une fascination persistante » pour la guerre qui devient un « moyen d'éprouver la valeur de leur société »[4].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Traductions françaises[modifier | modifier le code]

  • La première guerre totale : l'Europe de Napoléon et la naissance de la guerre moderne (trad. C.Jacquet), Éditions Champ Vallon, 402 p. (ISBN 978-2-87673-539-2).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brawarsky 1998.
  2. « David Bell », Département d'Histoire, Université de Princeton
  3. Pierre Serna 2008
  4. Libération 25 novembre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources sur le Web[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]