Date Tsunamune

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Date Tsunamune.

Date Tsunamune (伊達 綱宗?) (23 septembre 164019 juillet 1711) est le daimyō du domaine de Sendai pendant environ deux ans, de 1658 à 1660.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Date Tadamune meurt en 1658 mais la succession de Tsunamune et sa domination sont rapidement contestées par un certain nombre de ses parents et vassaux. Ce différend conduit finalement à l'« incident de Date Sōdō » de 1671, qui raconté au théâtre, est devenu l'un des contes les plus connus des troubles et de la désunion au sein des daimyō de l'époque d'Edo

En 1660, Tsunamune se trouve dans la capitale Edo, et travaille sur le dégagement et l'approfondissement d'une voie d'eau de la ville pour le service qu'il doit tous les ans au shogun, dans le cadre du système féodal de la corvée. Un certain nombre de ses proches et vassaux qui s'opposent à sa domination ​​est venu à Edo demander au shogunat Tokugawa que son fils Date Tsunamura, devienne daimyō. Tsunamune est alors renvoyé de son travail de corvée et arrêté sous les accusations d'ivresse publique et de débauche[1] desquelles, selon l'histoire, il est véritablement coupable.

Tsunamura est fait daimyō, bien que le bakufu ne prend pas cette décision à la légère. Le tairō Sakai Tadakiyo s'attache personnellement à cette affaire et le metsuke de Sendai visite la région chaque année et informe le tairō comme d'autres fonctionnaires à Edo de la situation. Bien que Sakai soit amical avec Tadamune (père de Tsunamune, le seigneur précédent) et ne veut pas prendre de mesures extrêmes contre Tsunamune, il est fautif au regard de ses responsabilités en tant que daimyō et la pression de ses adversaires politiques est très forte[2].

En fin de compte, malgré un comportement douteux de la part des opposants de Tsunamune, son fils reste daimyō.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Sansom, George (1963). A History of Japan: 1615-1867. Stanford, California: Stanford University Press.
  • Turnbull, Stephen (1989). Samurai Warlords. London: Blandford Press.



Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stephen Turnbull, Samurai Warlords, p. 117.
  2. George Sansom, A History of Japan: 1615-1867, p. 65.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]