Danthonia

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Les Danthonia sont un genre de graminées de la famille des Poacées, sous-famille des Danthonioideae.

Description[modifier | modifier le code]

Ce genre parmi les Graminées et l'un des plus variables en termes de caractères morphologiques et anatomiques[1]. Au sein des 4 séries morphologiques (Paniciformes, Eragrostiformes, Festuciformes et le Phragmitiformes) qui servent parfois à classer les graminées, le genre Danthonia est inclus dans la série des Phragmitiformes, et placés au le voisinage de la tribu des Arundineae.


Le nombre de chromosome varie beaucoup selon les espèces de Danthonia (ce nombre est moyen ou peu élevé par rapport aux autres graminées)[1].


Reproduction[modifier | modifier le code]

Les plantes de ce genre produisent deux types de fleurs (chasmogamie avec des « fleur ouvrante » et cléistogamie impliquant une autopollinisation obligatoire dans des fleurs fermées).
Danthonia spicata, a été étudié pour déterminer dans quelle mesure la proportion des deux types de fleurs variaient et sur quelles éventuelles bases génétiques. Des infections (ou symbioses ?) avec des champignons semblent pouvoir modifier le type dominant de fleur[2], et D. spicata produit sous serre 12 % de fleurs cléistogames en plus que des plantes cultivées en pleine terre (pour un pourcentage variant de 12 % à 65 % selon les plants ; variations fortement expliquées par des composantes génétiques, mais pas uniquement, avec une « héritabilité au sens large » estimé à 52,6 % dans le champ et 71,6 % en serre[3].

Quelques expériences laissent penser qu'à la différence de ce que l'on constate pour d'autres graminées, la dormance des graines de danthonies ne semble pas affectée ni par la lumière ni par les températures froides[4].

Interactions durables avec certains champignons parasites[modifier | modifier le code]

Les Danthonia peuvent être parasitées par au moins 5 espèce de champignons du genre Balansiae, de la famille des Clavicipitaceae. Ces parasites sont des ascomycetes qui parasitent des graminées, carex et joncs, et qui pour la plupart ou tous produisent des alcaloïdes toxiques pour les mammifères et insectes herbivores (Atkinsonella hypoxylonien (Peck) Diehl. par exemple).
Plusieurs études ont suggéré que des herbacées infectées étaient plus vigoureuses que celles ne l'étant pas et que la proportion d'individus infectés est plus élevée au sein les populations plus anciennes. K. Clay a confirmé en 1984 que les plants de Danthonia spicata (L.) infectés par le champignon Atkinsonella hypoxylonien avaient effectivement de meilleures chances de survie en tant qu'individu au sein d'une population, mais avec une fécondité diminuée par rapport aux individus non infectés[2].

Quelques espèces appartenant à ce genre[5][modifier | modifier le code]

Classification[modifier | modifier le code]

Certaines espèces autrefois classées parmi les Danthonia sont maintenant classées dans d'autres genres :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (en) Watson, L., and Dallwitz, M.J. 1992 onwards. The grass genera of the world : descriptions, illustrations, identification, and information retrieval; including synonyms, morphology, anatomy, physiology, phytochemistry, cytology, classification, pathogens, world and local distribution, and references. Version: 28 November 2005.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) JMJ De Wet, The genus Danthonia in grass phylogeny ; American Journal of Botany, 1954 - JSTOR (http://www.jstor.org/pss/2438974 résumé])
  • (en) SM Scheiner, CJ Goodnight, The comparison of phenotypic plasticity and genetic variation in populations of the grass Danthonia spicata ; Evolution, 1984 - JSTOR (résumé)
  • (en)J. Antonovics, K. Clay and J. Schmitt, The measurement of small-scale environmental heterogeneity using clonal transplants of Anthoxanthum odoratum and Danthonia spicata ; OecologiaVolume 71, Number 4, 601-607, DOI: 10.1007/BF00379305 (résumé)

Références[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Notes et autres références[modifier | modifier le code]

  1. a et b J.M.J. de Wet The Genus Danthonia in Grass Phylogeny ; American Journal of Botany Vol. 41, No. 3 (Mar., 1954), pp. 204-211 ( 8 pp) Ed : Botanical Society of America (résumé)
  2. a et b K. Clay, The Effect of the Fungus Atkinsonella hypoxylon (Clavicipitaceae) on the Reproductive System and Demography of the Grass Danthonia spicata  ; New Phytologist Vol. 98, No. 1 (Sep., 1984), pp. 165-175 (11 pp) Ed : Blackwell Publishing on behalf of the New Phytologist Trust (résumé)
  3. Keith Clay, Environmental and Genetic Determinants of Cleistogamy in a Natural Population of the Grass Danthonia spicata ; Evolution Vol. 36, No. 4 (Jul., 1982), pp. 734-741 (8 pp) Ed : Society for the Study of Evolution (résumé)
  4. MW Hagon, Germination and Dormancy of Themeda australis, Danthonia Spp., Stipa bigeniculata and Bothriochloa macra Australian Journal of Botany 24(3) 319 - 327 (résumé)
  5. (en) « Danthonia », The Plant List (2010). Version 1. (consulté le 25 December 2011)