Danilo Petrović-Njegoš

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Danilo Petrović-Njegoš
Image illustrative de l'article Danilo Petrović-Njegoš
Titre
Prince
Prédécesseur Petar II Petrović-Njegoš
Successeur Nikola Ier Petrović-Njegoš
Biographie
Titre complet Prince-évêque puis prince du Monténégro
Dynastie Petrović-Njegoš
Date de naissance 25 mai 1826
Lieu de naissance Njeguši
Date de décès 13 août 1860 (à 34 ans)
Lieu de décès Kotor
Père Stanko Petrović-Njegoš
Mère Angelika Radamovich
Conjoint Darinka Kvekić
Enfant(s) Olga Petrović-Njegoš

Danilo Petrović-Njegoš, connu aussi sous les noms de Prince Danilo I Petrović-Njegoš (Monténégrin/Serbe: Данило I. Петровић-Његош), Knjaz Danilo I (Monténégrin/Serbe: Књаз Данило I.) ou Vladika Danilo II, né le 25 mai 1826 à Njeguši et mort le 13 août 1860 à Kotor, est prince-évêque puis prince du Monténégro entre 1852 et 1860.

Famille[modifier | modifier le code]

Danilo Petrović-Njegoš est le fils de Stanko Petrović-Njegoš et d'Angelika Radamovich. Il est également le frère cadet du prince Mirko Petrović-Njegoš ainsi que l'oncle de Nikola Ier Petrović-Njegoš.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le prince Danilo I du Monténégro, fut le dernier prince-évêque (Vladika) et le premier prince (Knjaz) du Monténégro entre 1851 et 1860. Durant son règne, le Monténégro est devenu un État, une principauté laïque en remplacement d’une principauté épiscopale. Il est impliqué dans une guerre contre l’empire ottoman en 1852, la Sublime Porte réclame la jurisdiction du Monténégro et les frontières entre les deux pays sont floues jusqu’en 1858. Danilo, avec l’aide de son grand frère, le grand-duc Mirko Petrović Njegoš, a battu les Ottomans à Ostrog en 1853 et à la bataille de Grahovac en 1858. Le 12 janvier 1855 à Njeguši, il se marie avec la princesse Darinka Kvekić, qui est née dans une riche famille de Trieste le 31 décembre 1837et morte le 14 février 1892 (à 54 ans), fille du prince Marko Kvekić et de sa femme, le comtesse Elisabeth Mirkovich. Ils ont eu une fille, Olga née à Cetinje le 19 mars 1859 et morte à Venise le 21 septembre 1896 (à 37 ans), elle ne s’est jamais mariée.

La montée au pouvoir[modifier | modifier le code]

Quand Petar II Petrović-Njegoš meurt le 31 octobre 1851, son frère Pero Tomov est proclamé prince, et non prince-évêque, par le Sénat, sous l’influence de Đorđije Petrović, l'homme le plus riche du pays. Néanmoins, à l'issue de la brève lutte pour le pouvoir qui suit, Pero, malgré l’appui du Sénat, perd la partie face au jeune Danilo, assuré du soutien de la population.

Ce dernier, après avoir fait la paix entre les tribus Crmnica et Katunjani, est reconnu par les clans serbes du Monténégro à l’exception des Bjelopavlići. Il voyage jusqu'à Vienne, puis se rend en Russie et partout se présente comme désireux d'être ordonné prince-évêque (vladika) et non comme prince souverain. Au retour en janvier 1852, il prend par surprise Pero et ses partisans, fort de l’aval de Nicolas Ier de Russie pour devenir prince du Monténégro[1]. Pero reconnaît sa défaite et retourne à son poste de président du Sénat.

Après des siècles de théocratie, Danilo est devenu le premier prince Monténégrin laïc qui n’eut pas la position ecclésiastique de Vladika. Il préparait les fondations pour que le Monténégro devienne un royaume, mais il n’a pas vécu assez longtemps pour vois ses ambitions réalisées. En 1853, il instaura toutefois l'ordre du prince Danilo I.

Succès militaires[modifier | modifier le code]

C’est durant le règne de Danilo que le Monténégro remporte sa plus importante bataille contre l'Empire ottoman et de fait, son indépendance.

Le 1er mai 1858 en effet, à Grahovo, son frère aîné, le grand-duc Mirko Petrović-Njegoš commande une armée forte de 7 500 hommes et gagne une bataille cruciale contre les forces turques, regroupant entre 7 000 et 13 000 hommes, qui sont mises en déroute. Comme trophée de guerre, un arsenal considérable tombe dans les mains des Monténégrins. Celui-ci sera utile lors de la guerre finale pour l’indépendance en 1862 et 1875-78. Diplomatiquement, cette victoire a d'importantes conséquences en forçant les grandes puissances à définir officiellement les frontières entre le Monténégro et la Turquie en novembre 1858, reconnaissant de facto l’indépendance séculaire du Monténégro. Le Monténégro rallie à cette occasion les clans de GrahovoGrahovo), RudineRudine), ŽupaŽupa), plus de la moitié des Drobnjaci, TušinaTušina), Uskoci, Lipovo, les hauts Vasojevići, et une partie des clans Kuči (en:Kuči) et DodošiDodoši).

La gloire des Monténégrins est immortalisée dans les chansons et la littérature des Slaves du sud, en particulier chez les Serbes de Voïvodine qui font alors partie de l’Autriche-Hongrie.

Alliance avec la Russie et son échec[modifier | modifier le code]

Danilo II cherchait en la Russie un allier militaire tout en essayant de ne pas contrarier l’Autriche. Son épouse, fortunée et éduquée, ainsi que l’erreur Russe de faire croire à la reconnaissance internationale de la souveraineté de Monténégro, a influencé son attitude francophile. Cette attitude a été au détriment de la relation avec la Russie, l’Autriche et la Serbie qui ont vu dans les bonnes relations entre le Monténégro et la France une menace à leurs intérêts. Pendant ce temps, les grandes puissances Européennes travaillent pour saper l’influence de la Russie dans l’Europe du Sud-Est, qui est la plus forte au Monténégro. Connaissant l’état d’esprit de son peuple, Danilo refuse de compromettre la souveraineté du Monténégro face à la pression grandissante des européens. La Russie n’est pas en position d’aider le Monténégro après sa défaite lors de la guerre de Crimée en 1854. En conséquence du congrès de Paris en 1856, les représentants du gouvernement Russe n’ont pas assez de poids pour soutenir la demande Monténégrine pour son indépendance et l’élargissement de son territoire. Toutefois, le gouvernement Russe a répondu au mémorandum de Danilo : « Que le gouvernement Russe a toujours reconnu l’indépendance du Monténégro et le fera toujours malgré les positions des autres grandes puissances ». Durant un voyage en France, Danilo a reçu une aide financière (200 000 francs par an) de la France en espérant qu’elle assurerait la reconnaissance formelle de la souveraineté du Monténégro[1]. De la même façon, napoléon III espère que cela amènerait le Monténégro à se rapprocher de l’influence française concernant les dépenses de la Russie. Cet acte de Knjaz Danilo valu beaucoup d’ennemies car cela a été vu par beaucoup de Monténégrins influents comme une trahison de la Russie.

Les ennemies de Danilo grandirent en nombre en incluant son frère ainé, le Grand Duc Mirko et le président du sénat Đorđije Petrović. Les plans pour organiser l’élimination du Prince ont été forgés par l’émigration Monténégrine dirigée par Stevan Perović Cuca et assisté par les puissances étrangères. Les loyalistes à Danilo ont organisé l’assassinat de Perović à Istanbul, mais la résistance contre le Prince n’était pas terminée.

Le code de Knjaz Danilo[modifier | modifier le code]

Sur les questions intérieures, Knjaz Danilo était un souverain autoritaire et parfois brutal. En l’occurrence, la centralisation de son pouvoir a contribué au développement des fonctions modernes de l’état.

Danilo a utilisé la loi de Petar I Petrović-Njegoš, comme une source d’inspiration pour sa propre Loi Générale de la Terre de 1855 (Zakonik Danila Prvog). Le Code de Danilo était fondé sur les traditions et les coutumes du Monténégro et il est considéré comme la première constitution nationale dans l’histoire du Monténégro. Il a également défini des lois sur la protection de la vie privée et le bannissement des belligérants sur la cote d’Autriche (Bouches de Kotor). Il a aussi déclaré : Bien qu'il n'y ait pas d'autre nationalité dans ce pays à l'exception de la nationalité serbe et aucune autre religion, sauf l'orthodoxie orientale, chaque étranger et chaque homme de foi différente peuvent vivre ici et profiter de la même liberté et du même droit que les Monténégrin ou des montagnards.

Danilo organise le premier recensement au Monténégro en 1855 et a ordonné que tous les ménages Monténégrin soient enregistrés. Selon le recensement, la population du Monténégro comptait 80 000 personnes.

Danilo fait un plan d’imposition qui est accepté par toutes les tribus Monténégrine à l’exception de la tribu des Kuči, qui ont finalement accepté par peur du Prince. Afin de punir la tribu des Kuči, Danilo envoi son frère ainé le Duc Mirko en 1856 pour non seulement tuer tous les dirigeants, mais aussi pour tuer même les bébés dans des berceaux. Dans cette tâche extrêmement cruelle, le Duc Mirko a tué 247 personnes (dont seulement 17 soldats, le reste étant des personnes âgées et des enfants), forçant ainsi la tribu à payer les taxes.

Une autre atrocité a été faite par les forces de Danilo qui impliquait la tribu Bjelopavlići venant de la plaine éponyme, mais les dégâts ont été limités en donnant des hauts grades aux chefs rebelles de la tribu.

Mort et successeur[modifier | modifier le code]

Knjaz Danilo a été assassiné en août 1860 quand il montait à bord d'un navire au port de Kotor. L’assassin, Todor Kadić de la tribu Bjelopavlići, a été aidé par les autorités autrichiennes dans l'exécution de l'assassinat, ce qui explique pourquoi certains disent que ce Monténégrin était un agent autrichien. Mais beaucoup de personnes pensent que les raisons de l’assassinat étaient plus personnelles : le comportement brutal de Knjaz Danilo. L'assassinat est lié aux mauvais et brutaux traitements infligés à la tribu Bjelopavlići par les gardes de Danilo et son armée. Le Prince (Knjaz) Nikola, le neveu de Danilo, lui succéda comme le prochain Prince du Monténégro laïque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Danilo I, Prince of Montenegro » (voir la liste des auteurs)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]