Daniel d'Auger de Subercase

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Daniel d'Auger de Subercase

Daniel d'Auger de Subercase, né le 12 février 1661 à Orthez et mort le 20 novembre 1732 à Cannes-Écluse, est un officier de marine français des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est gouverneur de Terre-Neuve de 1702 à 1706, puis gouverneur de l'Acadie entre 1706 et 1710.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille protestante, d'Auger de Subercase sert pendant dix ans dans l'armée française, avant de rejoindre la Marine royale et de se rendre au Québec en 1687.

Le 1er avril 1702, il est nommé gouverneur de Plaisance (aujourd'hui Placentia), charge qu'il n'exerce effectivement qu'à partir de 1703. Il détruit plusieurs implantations de colons britanniques le long de la côte de Terre-Neuve, sans parvenir toutefois à s'emparer de Saint-Jean.

En 1706, il est nommé gouverneur de l'Acadie, et doit céder Port-Royal aux Britanniques le 13 octobre 1710, après un siège de trois semaines. Il embarque avec sa garnison à bord d'un navire en direction de Nantes.

En 1711, Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain, ministre de la Marine, lui propose de servir au Canada et de reconquérir l'Acadie à partir de la ville de Québec. Désabusé, car l'importance de l'Acadie n'apparaissait aux yeux des gouvernants qu'une fois celle-ci perdue, il se retire sur ses terres du Béarn.

En 1713, le traité d'Utrecht, cède une partie de l'Acadie à l'Angleterre, mais la France conserve l'île du Cap-Breton et entreprend la construction de la forteresse de Louisbourg.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Le prêtre eudiste Alexandre Braud (1872-1939), professeur de rhétorique au Collège Sainte-Anne – actuelle Université Sainte-Anne – en Nouvelle-Écosse présente la pièce Subercase le 20 avril 1902[1]. Ce drame historique en vers alexandrins décrit le courage des Acadiens de Port-Royal dans la défense de leur ville, sous la gouverne de Daniel d'Auger de Subercase[1]. C'est l'un des succès du théâtre acadien de l'époque[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marguerite Maillet, Gérald Leblanc et Bernard Emont, Anthologie de textes littéraires acadiens : 1606-1975, Moncton, Éditions d'Acadie,‎ 1992, 643 p. (ISBN 2-7600-0228-4), p. 314-318
  2. Jean-Claude Marcus, « Les fondements d'une tradition théâtrale en Acadie », dans Jean Daigle (dir.), Les Acadiens des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton,‎ 1980, p. 656-658

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]