Daniel Tammet
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Daniel Tammet
Daniel Tammet en mars 2011.
| Activités | écrivain, poète |
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| Naissance | 31 janvier 1979 Londres |
| Distinctions | Membre de la Société royale des arts |
Œuvres principales
- Je suis né un jour bleu (2007)
- Embrasser le ciel immense (2009)
- L'Éternité dans une heure (2013)
Daniel Tammet (né Daniel Paul Corney le 31 janvier 1979 à Londres) est un écrivain, poète et linguiste anglais atteint du syndrome d'Asperger.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Daniel Tammet est l'aîné d'une fratrie de 9 enfants et vit une enfance très modeste dans le sud de l'Angleterre. Il souffre de crises d'épilepsie à l'âge de 4 ans (crises aujourd'hui définitivement guéries) qui sont sans doute à l'origine de sa synesthésie. Il sera diagnostiqué autiste Asperger à l'âge de 25 ans au centre de Recherche sur l'Autisme de l'université de Cambridge par le Professeur Simon Baron-Cohen[1]. Il a la particularité d'avoir à la fois développé des capacités de communication proches de la norme, ce qui différencie le syndrome d'Asperger des autres formes d'autisme, ainsi que des aptitudes singulières dans les domaines des nombres et des langues.
Les nombres vont l'aider d'abord à surmonter les douloureuses épreuves qu'il rencontre à cause de sa différence (rejet des autres, incompréhension du monde qui l'entoure et des règles sociales, hyper-sensibilité aux bruits...), comme il le dit lui-même : (les nombres) ils me calment et me rassurent. Enfant, mon esprit se promenait en paix dans ce paysage numérique où il n'y avait ni tristesse, ni douleur[2]. Le jeune garçon et l'adolescent vont être fascinés par la magie des nombres premiers et s'adonner au calcul calendaire (trouver en un instant le jour de n'importe quelle date de naissance).
Il développe également une passion et des facultés extraordinaires pour les langues étrangères (il est capable de les assimiler très rapidement : il en maîtrise actuellement 12 couramment, : l'anglais, le néerlandais, l'allemand, l'espagnol, l'espéranto, l'estonien, le finnois, le français, le gallois, le lituanien, le roumain et l'islandais). Il s'invente une langue personnelle appelée Mänti, et devient professeur d'anglais à l'âge de 19 ans en Lituanie, puis crée en 2002 son propre site Internet d'apprentissage des langues (français et espagnol) appelé Optimnem qui connaît un beau succès[2],[3].
Le 14 mars 2004, au Musée de l'histoire des Sciences d'Oxford, il récite (en 5 heures, 9 minutes et 24 secondes) 22 514 décimales de Pi, apprises les 3 mois précédant l'événement. C'est un record européen qui va le propulser sur la scène médiatique: il fait l'objet d'un documentaire qui lui est entièrement consacré (L'Homme ordinateur (version française du documentaire britannique)[4].) et dans lequel il relève un nouveau défi, linguistique cette fois: apprendre l'islandais en une semaine et répondre à une interview en direct à la TV dans cette langue. Le défi est relevé haut la main. On y voit aussi sa rencontre avec un autre savant autiste Kim Peek, doté d'une mémoire eidétique.
Daniel Tammet, écrivain [modifier]
En 2007, pour casser l'image d'homme-ordinateur qui lui colle à la peau depuis sa participation au documentaire éponyme, il écrit ses Mémoires Je suis né un jour bleu, un best-seller autobiographique traduit en 19 langues[5], dans lequel il insiste sur son humanité et sa sensibilité malgré le fait qu'il soit atteint du syndrome d'Asperger, et qui s'accompagne chez lui d'une mémoire hors du commun. L'aventure est insolite, parfois déroutante et souvent captivante[6]. Il nous raconte son enfance un peu bizarre mais heureuse en famille, sa crainte de la foule ou des événements imprévus, ses premiers émois amoureux, les expériences menées avec les chercheurs en neurosciences du monde entier auxquelles il se prête de bonne grâce..."[7]. Il y a du Rimbaud chez Daniel Tammet[8]. Les scientifiques disent de lui qu'il est la pierre de Rosette de l'autisme[9] car il est l'un des rares individus autistes à pouvoir mettre des mots sur ce qu'il vit, ressent et à en faire la synthèse.
Ce premier livre est un best-seller international et un document rare pour les scientifiques. L'auteur explique notamment ne pas effectuer mentalement les calculs, mais voir les solutions lui apparaitre sous forme de paysages, une notion développée en synesthésie[pas clair] et résume sa philosophie ainsi : « L'important n'est pas de vivre comme les autres, mais parmi les autres » et « apprendre à apprendre » ». Pour moi (L. Beccaria, son éditeur français), c'est un écrivain, une véritable plume, il possède une voix, une belle langue- et c'est quelqu'un qui a une vision intéressante de la condition humaine[10].
À partir de ce jour, il voyage à travers l'Europe et les États-Unis pour la promotion de ses Mémoires et pour des conférences dans des universités. Cette reconnaissance est une libération qui le pousse à casser un peu plus les routines qu'il décrit dans Je suis né un jour bleu et à bousculer ses habitudes. Il a désormais trouvé sa véritable voie dans le travail d'écriture.
En 2009, il dédie son deuxième livre, Embrasser le Ciel Immense (Les Arènes), à la beauté qui sommeille en chaque esprit. S'appuyant à la fois sur ce qu'il perçoit "de l'intérieur" et sur les expériences scientifiques les plus récentes, il fait un état des lieux des connaissances actuelles sur le cerveau, remet en cause nombre d'idées sur le QI et l'intelligence, donne des méthodes personnelles pour apprendre plus facilement une langue étrangère ou pour mieux comprendre les mathématiques et s'interroge sur le futur de l'esprit humain. Surtout, il démontre qu'il est possible d'établir des passerelles entre les capacités du cerveau d'un savant-autiste et celui d'une personne lambda, et qu'il est réducteur de toujours les opposer. Selon certains critiques, il séduit par son intelligence qui ne se cantonne pas à l'abstraction. Tammet a quelque chose d'un petit Prince, comme s'il voyait la Terre d'une autre planète, avec une sage distance[11].
Il s'installe en France, à Avignon, la même année, avec son compagnon français[12].
Il vit aujourd'hui à Paris et est écrivain à plein temps[13].
Le 16 mars 2010, Daniel Tammet est invité par L'Express à poser pour une photographie réunissant les auteurs les plus lus de 2009[14].
Le 17 janvier 2013, il publie son troisième livre L’Éternité dans une heure, une initiation à la poésie des nombres[15].
Il vient de recevoir [Quand ?] les éloges de J.M Coetzee, le Prix Nobel de littérature sud-africain[16].
Bibliographie [modifier]
- Daniel Tammet (traduction française de Nils C. Ahl), Je suis né un jour bleu, Éditions Les Arènes, 2007, 240 p. (ISBN 978-2-35204-028-6)
- Daniel Tammet (traduction de Daniel Tammet et Jérôme Tabet), Embrasser le ciel immense : Le cerveau des génies, Éditions Les Arènes, 2009, 330 p. (ISBN 978-2-35204-075-0)
- Daniel Tammet (traduction de Laurent Bury), L'Éternité dans une heure : la poésie des nombres, Éditions Les Arènes, 2013, 300 p. (ISBN 978-2-35204-225-9)
Notes et références [modifier]
- Biographie du Professeur Simon Baron-Cohen
- Le Monde, 05 et 06/08/2007
- Daniel Tammet, Je suis né un jour bleu
- (en) The Boy With The Amazing Brain
- dépêche AFP du 06/02/2009
- Télé Z, 25/06/2007)
- Psychologies Magazine, Octobre 2007
- Le Monde, 05 et 06/08/2007)
- dépêche AFP du 06/02/2009)
- Le Figaro Littéraire, 27/09/2007)
- Le Figaro Littéraire, 05/03/2009)
- La Provence, 11/03/2009
- Le Journal du dimanche", 13/01/2013
- Au Fouquet's, il pose aux côtés de Jacques Chirac, Amélie Nothomb, Jean d'Ormesson, Claude Lanzmann, Bernard Pivot, Sempé, Lorànt Deutsch, Max Gallo, Pierre Dukan, Mona Ozouf, Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l'Express, Daniel Cohen, Éric Fottorino, Jean-Michel Guenassia, Claudie Gallay, Christophe André, Frédéric Lenoir, Éric-Emmanuel Schmitt, Jean-Louis Fournier, François Bayrou, Bernard Giraudeau, Guillaume Musso, Laurent Gounelle, Emmanuel Carrère [1]
- Le Journal du dimanche", 13/01/2013
- Le Journal du dimanche", 13/01/2013
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
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- [2], [3], [4] Vidéos sur Tammet
- (en) Site officiel
- The Australian en janvier 2009
- (de)Spiegel OnLine en mars 2009
- LiveHebdo le 27 mars 2009
- La revue Scientific American Mind et dans Paris Match en avril 2009
- (en) http://www.ted.com/talks/daniel_tammet_different_ways_of_knowing.html Daniel Tammet: Different ways of knowing, document vidéo sur www.ted.com