Dallet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Dallet
Vue de la commune de Dallet
Vue de la commune de Dallet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement de Clermont-Ferrand
Canton Canton de Pont-du-Château
Intercommunalité Communauté de communes Mur ès Allier
Maire
Mandat
Gilles Voldoire
2014-2020
Code postal 63111
Code commune 63133
Démographie
Gentilé Dalletous, Dalletouses[1]
Population
municipale
1 400 hab. (2011)
Densité 210 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 17″ N 3° 14′ 22″ E / 45.7713888889, 3.2394444444445° 46′ 17″ Nord 3° 14′ 22″ Est / 45.7713888889, 3.23944444444  
Altitude Min. 305 m – Max. 603 m
Superficie 6,67 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Dallet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Dallet

Dallet est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme en région d’Auvergne. Dallet fait partie de l’aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Ses habitants sont appelés les Dalletous, Dalletouses[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Dallet est située à 12 kilomètres à l’est de Clermont-Ferrand, sur la rivière Allier, Rivière à Saumons (Conseil Général du Puy-de-Dôme).

Dallet est installé sur le versant du Puy de Mur, colline d'origine volcanique surplombant l'ensemble du village et culminant à 603 mètres d'altitude.

La commune de Dallet fait partie de la Communauté de communes de Mur-ès-Allier regroupant aussi Chauriat, Mezel, Pérignat-sur-Allier et Saint-Bonnet-lès-Allier.

Rose des vents Pont-du-Château (3,6) Rose des vents
Lempdes (3,3)
Clermont-Ferrand (12)
N Vertaizon (3,7)
Vassel (5,4)
O    Dallet[2]    E
S
Cournon-d'Auvergne (4,6) Mezel (1,4)
Saint-Bonnet-lès-Allier (3)
Pérignat-sur-Allier (4,3)
Chauriat (3,7)
Chas (5,2)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Elle est accessible par les routes départementales :

  • la route départementale 1 de Pont-du-Château à Coudes ;
  • la route départementale 769 de Clermont-Ferrand à Dallet (elle franchit la rivière Allier), son antenne, la RD 769A franchit le pont métallique ;
  • la route départementale 780 ;
  • la route départementale 783 de Pont-du-Château à Dallet.

Panorama de Dallet[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour (restaurée), faisant partie des anciens remparts

Dallet (nom actuel défini d’après le Bulletin des lois, auparavant Dasset sous l’an II) appartenait à l’ancien district de Billom, à l’arrondissement de Clermont (actuel arrondissement de Clermont-Ferrand), au canton de Vertaison (1793) puis rejoindra en 1801 le canton de Pont-sur-Allier (actuellement le canton de Pont-du-Château)[3].

L'histoire du village commence il y a environ 4000 ans comme l'indique certains éléments retrouvés à Machal (poteries, etc).

Au IVe siècle naquit à Dallet le futur saint Alyre.

Au Moyen Âge, Dallet possédait déjà une forteresse. En 1446, le roi permit aux bourgeois de fortifier le village. Ceux-ci firent construire un mur d'enceinte comprenant neuf tours et quatre portes ; en 1759, il y avait encore des remparts avec six tours ; en 1836 le village s'était agrandi et des faubourgs installés le long des voies de communication. Avec la construction du pont en fer, le village s'est encore agrandi vers le nord.

L'importance de l'Allier pour Dallet[modifier | modifier le code]

Pont métallique (après sa restauration de 1999) au-dessus de la rivière Allier.

L'Allier a toujours joué une histoire dans la vie du village. La friture y est encore servie dans les restaurants de la commune.

Dallet possédait un port dans lequel venait mouiller, à l'abri, les sapinières qui partaient en direction de Paris, avec à leurs bords, charbon, vins, fromages. Ces sapinières étaient démontées à leur arrivée pour revendre le bois en même temps que le chargement.

Pour traverser l'Allier à Dallet, il existait « la Nau ». Il s'agissait, selon Antoine Mazen (ancien principal au collège de Commercy (Meuse)) qui l'emprunta au XIXe siècle, d'une sorte de « radeau triangulaire muni de rebord sur les côtés dans le sens de la longueur et portant un mat, où venait s'appuyer le gros câble tendu au travers de la rivière et sur lequel on exerçait une traction dans la direction où l'on voulait avancer le bateau. La « Nau » était assez spacieuse pour contenir quatre voitures. »[4].

Antoine Mazen précise que « quand il n'y avait pas de voiture à transporter, mais uniquement des gens qui se rendaient à pied à leur travail, on se servait du petit bateau, autrement dit du « bachot » accroché au flanc de la « Nau » et pareil aux embarcations des pêcheurs. Dans ce cas, c'était toujours le batelier qui, debout à l'avant, tirait sur la corde tandis que les passagers se tenaient assis sur des planches posées en travers du « bachot » en guise de banc »[4].

La « Nau » commença à devenir obsolète dans les années 1850 lors des périodes de vendanges, où jusqu'à 80 voitures attendaient pour passer l'Allier. Une pétition, en 1862 fut adressée à l'Empereur. Trente ans plus tard, les habitants de la commune de Dallet furent consultés par référendum où tout le village à l'exception d'une voix se prononça pour la construction d'un pont. Celui ci, en fer, de type Eiffel fut inauguré le 30 juillet 1899[5].

À l'heure actuelle, ce pont est toujours fréquenté par les automobiles, sur une seule voie.

Dallet, village vigneron historique[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XXe siècle, Dallet était un village typiquement vigneron, et le vin faisait sa richesse. Les pieds de vigne couvraient, autrefois, les versants du Puy de Mur. Les vignes étaient un bien si précieux, qu'en 1660 les consuls de Dallet organisèrent des gardes nuit et jour dans les vignes à l'approche des vendanges[5]. Le cépage utilisé était le gamay. Le village a possédé, vers 1820, 4 tonneliers. Vers la fin du XIXe siècle, le phylloxéra ravagea les vignobles de la région. À Dallet, une fois le puceron éradiqué, on restaura environ 50 hectares de vigne, soit le dixième de la superficie plantée auparavant. La vigne s'est maintenue grâce à la ténacité des habitants du village. Le vin, était, selon les dires fruité et léger et faisait le délice des gourmets. On le trouvait dans les cafés de Clermont-Ferrand et Thiers. Aujourd'hui il existe encore quelques vignobles sur les bas du versant du Put de Mur. Un vigneron est encore en activité, et produit du vin de table[6].

Il y a, à l'heure actuelle, trois cépages cultivés : gamay d'Auvergne (différent du gamay Beaujolais), pinot noir et chardonnay (blanc). L'âge des vignes varie entre 15 et 70 ans [7]. Les vendanges sont faites à la main durant une période variant de fin septembre à mi-octobre. La vinification n'utilise aucun produit chimique ou déshydraté. Les vins vinifiés sont des vins rouges, blancs, gris (issu de gamay d'Auvergne et de chardonnay ; sa couleur est due à la peau rouge du gamay d'Auvergne), et rosés (issu du jus d'une cuve de vin rouge).

La mine des Rois[modifier | modifier le code]

Dallet a également connu l'exploitation d'une mine : la Mine des Rois.

Située sur la rive gauche de l'Allier, la mine des Rois a été ouverte en 1884, dans le but d'exploiter un calcaire bitumeux. Elle a employé jusqu'à 55 mineurs, représente une surface de 8 Ha, et compte 5 km de galeries. Son exploitation a permis d'extraire 830 000 tonnes de calcaire bitumeux, correspondant à 58 000 tonnes de bitume pur[8]. Le minerai extrait était convoyé jusqu'à Pont-du-Château par un petit train et était notamment utilisé dans le revêtement des trottoirs parisiens[5].

L'intérieur de la mine ressemble à une carrière de calcaire grossier. On trouve donc des galeries plutôt carrées, section 4 mètres, équipées de voies de cinquante. Le matériau est blanc-brun, ne présentant aucune trace de découpe. On trouve aussi des chambres d'exploitation dont la forme est ronde, plus hautes et très larges[9]. Il reste à l'intérieur de la mine, dans une gare souterraine, une cinquantaine de berlines.

Son exploitation est terminée depuis 1984 après l'épuisement de ses ressources. Toutes ses entrées sont condamnées, par la méthode dite « du foudroyage ». Le matériel d'exploitation a été abandonné à l'intérieur[8].

Images de l'intérieur de la mine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Le phare aéronautique de Dallet[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Ce phare aéronautique, comme de nombreux autres phares, a servi à la navigation aérienne à partir de 1945, alors que les pilotes ne pilotaient presque uniquement à vue. Le phare de Dallet fut construit moins de deux ans avant la Seconde Guerre Mondiale et ne fonctionna qu'une seule année avant 1939.

À la différence des autres phares aéronautiques, celui de Dallet était composé d'une plateforme tout autour de la lentille. En 1938, la mise en fonctionnement de ce phare électrique à éclat blanc devait être demandée auprès du commandant de l'aérodrome de Dijon-Longvic, 30 minutes avant le passage de l'avion et ce, avant 18h[10], signal : 4 éclats blancs toutes les 7 secondes.

Remis en fonctionnement au lendemain de la guerre, son entretien était assuré par un Dalletous, alors que les jeunes de l'époque s'amusaient au pied du phare en agrippant aux haubans. Du haut du sommet de la commune, la plateforme aérienne d'Aulnat en reprit le contrôle à partir de 1983.

Son fonctionnement fut interrompu et le phare fut démonté en 1984.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 ... Gilles Voldoire    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

La population de Dallet est de 1425 habitants en 2010. Son plus haut a été atteint en 1806 (1570 hab), son plus bas en 1936 (572 hab). La population augmente à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale, grâce au baby-boom. Dans les années 1960-1970, Dallet connaît une forte immigration, surtout portugaise : en 1971, 33 % des habitants sont d'origine étrangère[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 400 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 457 1 364 1 570 1 336 1 336 1 287 1 245 1 208 1 260
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 248 1 249 1 214 1 148 1 125 1 066 1 024 1 038 1 020
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
956 862 842 710 683 620 572 585 631
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
834 974 992 975 1 009 1 022 1 192 1 271 1 349
2011 - - - - - - - -
1 400 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges à Dallet en 2008 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,0 
5,2 
75 à 89 ans
5,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,3 
18,4 
45 à 59 ans
19,2 
27,2 
30 à 44 ans
24,1 
15,1 
15 à 29 ans
17,6 
22,2 
0 à 14 ans
21,0 
Pyramide des âges du département du Puy-de-Dôme en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,3 
75 à 89 ans
10,4 
13,7 
60 à 74 ans
14,5 
21,9 
45 à 59 ans
21,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,5 
19,7 
15 à 29 ans
18,2 
17,0 
0 à 14 ans
15,2 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle : 2 classes de maternelle, pour 59 élèves en 2011
  • École primaire : 5 classe, pour 101 élèves en 2011

Les 2 écoles sont regroupés dans un bâtiment construit dans les années 50, puis agrandi 3 fois depuis[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Banier, (1673-1741), mythographe et homme d'église est né à Dallet.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Pont à structure métallique construit en 1899, au-dessus de l'Allier. Ce pont a permis de traverser l'Allier au niveau de Dallet sans faire appel à un bac. Il a été inauguré le 30 juillet 1899. Il a été restauré à l'occasion de son centenaire, fêté en septembre 1999.
    Tour de l'horloge.
  • Oppidum du Puy du Mur, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (également sur communes de Vertaizon et Mezel). Il s'agit d'un site occupé du paléolithique à l'époque gallo-romaine. Les vestiges comprennent une enceinte protohistorique et une motte castrale à double fossé et tours d'angle. Le site classé correspond à l'oppidum en totalité, comprenant notamment une enceinte fortifiée, un habitat et une motte castrale (cad. Dallet ZE 242, ZD 479 ; Vertaizon ZN 1, 2, 135 ; Mezel AC 49, 76, 230, 232, 244) : inscription par arrêté du 14 juin 2002[17]. Selon le conseil d'État « les fouilles conduites sur le plateau de Mur ont révélé que le site présentait un intérêt archéologique exceptionnel en ce qui concerne notamment la fin de l’âge du bronze et le début de l’âge du fer ; que même si, compte tenu des superficies concernées et de la complexité du site, ces recherches sont restées partielles, elles ont permis, outre les ouvrages apparents - consistant notamment en une enceinte protohistorique de 1.500 mètres de long, remarquable par son ampleur et son état de conservation - de mettre en évidence des indices nombreux et concordants de la présence, dans l’ensemble du périmètre concerné, de vestiges archéologiques ; que, bien que certains d’entre eux aient pu être endommagés, le site de l’oppidum de Mur présente un intérêt suffisant du point de vue de la préhistoire, de l’histoire, de l’art et de l’archéologie pour justifier l’inscription à l’inventaire supplémentaire » des monuments historiques[18].
  • Tour de l'Horloge.
  • Tours, vestiges du rempart.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nom des habitants de la commune de Dallet sur le site des mairies de France
  2. Dallet sur le site Lion 1906. Distances en kilomètres à vol d’oiseau
  3. Des villages Cassini aux Communes d’aujourd’hui (dans l’index des départements cliquer sur « 63 » puis sur « Dallet (63 2 30 133) »)
  4. a et b Citation d'Antoine Mazen (Ancien principal au collège de Commercy dans la Meuse) dans "L'ancienne batellerie de l'Allier & de la Dore: de Langeac à Nevers" écrit par Pierre Mondanel, page 147/148
  5. a, b et c Dallet sur le site de Jean Dif
  6. Le site du vin "Les sens de la Vie"
  7. Le site du vin "Les sens de la Vie", page production
  8. a et b Dallet sur le site de l'ENS Lyon
  9. Dallet sur le site de Vincent Duseigne
  10. Bulletin de la navigation aérienne n°220, juillet 1938
  11. Le site de l'école de Dallet
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Dallet en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 janvier 2011).
  15. « Résultats du recensement de la population du Puy-de-Dôme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  16. Présentation de l'école sur le site des écoles de Dallet
  17. « Notice no PA63000051 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. [1] Citation du conseil d'État sur le site FRANE Auvergne Environnement

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]