Daïkatana

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John Romero's
Daïkatana
Éditeur Eidos Interactive
Développeur Ion Storm
Concepteur John Romero

Date de sortie 2000
Genre Jeu de tir subjectif
Mode de jeu Un joueur, Multijoueur
Plate-forme PC, Nintendo 64
Média CD-Rom, cartouche
Contrôle Souris, Manette

Daikatana est un jeu de tir subjectif développé par Ion Storm et édité par Eidos Interactive en juin 2000 pour Windows.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'histoire commence en 2455 au Japon. Un virus destructeur ravage le monde.

Le joueur incarne Hiro Myamoto, un jeune guerrier qui s'entraine dans son dojo : un vieil homme malade arrive et insiste pour lui raconter une histoire à propos de ses ancêtres, de ceux du héros et de ceux du richissime et despotique homme d'affaires Kage Mishima. Il explique que jadis, son oncle a trouvé un remède pour lutter contre ce virus destructeur, malheureusement l'antidote a été volé par un homme : Kage Mishima.

Cet homme est l'ennemi juré des deux autres familles, l'origine en remonte au premier millénaire : jadis, les familles Ebihara (celle du vieil homme) et Mishima étaient opposées dans la lutte pour le pouvoir au Japon. Comme Mishima dominait, brutalement et sans pitié, le chef du clan Ebihara est allé voir Usagi Miyamoto, ancêtre d'Hiro, grand épéiste et forgeron renommé, pour lui demander de lui confectionner l'arme suprême afin de vaincre Mishima. Usagi utilise toute sa science et son énergie pour créer le Daikatana, grande épée renfermant de nombreux secrets magiques, notamment la possibilité d'influer sur l'espace-temps (si son porteur a suffisamment de puissance).

Mishima vaincu par Ebihara, c'est la fin de cette domination brutale... Des siècles plus tard, l'oncle d'Ebihara découvre le remède au virus MMP puis s'intéresse à retrouver le Daikatana. En effet, afin que son pouvoir ne soit plus utilisé, car trop puissant, Usagi Miyamoto l'a jeté dans les entrailles du mont Fuji avant de disparaître. Ebihara retrouve la trace de l'épée mais trop tard : son assistant, qui se révèle être Kage Mishima, l'a précédé. En s'enfuyant il dérobe le Daikatana et emploie ses pouvoirs magiques pour voyager dans le temps et changer le cours de l'histoire à son profit.

À la fin de ce récit, Ebihara demande au héros de retrouver le Daikatana détenu par Mishima, et surtout sa propre fille, Mikiko, disparue pour avoir tenté de s'emparer de l'épée. Le périple se corsera de manière inattendue à la poursuite de Mishima dans différentes époques (Le sombre Japon futuriste du XXIIe siècle, la Grèce Antique, la Norvège du Moyen Âge et San-Francisco en 2047). Deux acolytes prêtent assistance au joueur : Mikiko Ebihara et Superfly Johnson.

Aspects techniques[modifier | modifier le code]

Liste des jeux utilisant
le moteur Quake Engine

Basé sur le moteur graphique de Quake 2, le jeu est malgré tout considéré comme graphiquement dépassé[1] lors de sa sortie pour cause de gestation trop longue ; le jeu ne peut pas non plus se rattraper sur l'I.A, qui comporte de nombreux bugs[2]. Ce jeu bénéficie d'une fluidité correcte pour les machines (PC) de l'époque :

Configuration recommandée[3] 
  • Pentium 2 233 MHz
  • 64 Mo RAM
  • 450 Mo pour installation sur disque dur
  • Carte graphique Accélératrice 3D(128 Mo RAM) compatible DirectX 7)
  • Carte Son compatible 100 % DirectX
aspects techniques du moteur de Daïkatana 
  • Profondeur des textures en 32 bits (couleurs 24 bits + couche Alpha)
  • Brouillard volumétrique
  • Effets de climat (pluie, neige...)
  • Technologie d'affichage du ciel améliorée (skyboxes)
  • Lumière spéculaire sur les modèles
  • Systèmes d'affichage des fluides avec des textures en mouvement
  • Système de particules
  • Système d'IA basé sur des points de passage
  • Système de niveau de jeu basé sur les points d'expérience
  • Palette de couleur par niveau
  • Multiples affichages pochoirs (decals) sur les armes
  • Gestion des sauvegardes
  • Système d'affichage des cinématiques du jeu intégré à l'action, dans le jeu

Multijoueur[modifier | modifier le code]

Un mode multijoueur est prévu pour 1 à 16 joueurs via réseau local.

4 modes de jeu principaux 
  • Deathmatch : « Match à mort », joueurs contre joueurs.
  • Coopératif : plusieurs joueurs jouent ensemble la campagne solo du jeu.
  • Capture du drapeau : 2 camps, 2 couleurs, 2 drapeaux.
  • DeathTag : « Marque de la mort », 2 équipes de 2 joueurs, 1 bombe dans chaque camp.

Développement du jeu[modifier | modifier le code]

John Romero

Daikatana est un jeu dont on a beaucoup plus parlé avant sa sortie qu’après, et pour cause : annoncé pour Noël 97, il n’est sorti qu’à l’été 2000, aura littéralement épuisé 5 chefs-programmeurs, fait travailler une équipe de développement de 20 personnes (3 fois renouvelée entièrement) plus de 14 heures par jour et coûté une fortune, provoqué une mutinerie et des évictions en tous genres.

Le jeu s'est très vite forgé une réputation de ratage vidéo-ludique (il est à la tête du classement mis en place par jeuxvideo.com des 10 jeux vidéo les plus décevants de l'histoire[4]) et financier car John Romero, après avoir été licencié d'Id Software, créa Ion Storm, dont le seul projet fut ce jeu, qui fut financé par Eidos, qui investit pas moins de 21 millions de dollars dans le développement du jeu. Finalement, les programmeurs ne touchèrent quasiment rien sur le jeu, qui s'écoula à 200 000 exemplaires.

Durant les trois ans de développement, le jeu fut totalement refait à maintes reprises pour raisons diverses et variées : caprices de Romero, mutinerie de l'équipe (l'intégralité de la première équipe démissionna, obligeant Romero à en créer une seconde et de recommencer à zéro le jeu), changement de moteur graphique, etc.

Finalement, le jeu, sortit en 2000, était techniquement dépassé et les quelques maigres fonctionnalités soi-disant inédites ne l'étaient plus depuis longtemps avec la sortie entre temps de jeux comme Deus Ex ou Half-Life.

La campagne de promotion du jeu fut également un désastre puisqu'elle s'appuyait uniquement sur la réputation de Romero : c'était le prochain jeu de John Romero, l'un des créateurs de Doom et de Wolfenstein 3D, et il s'agissait là du seul argument. Les slogans étaient basés sur l'arrogance et la grossièreté abusive (« John Romero is about to make you his bitch », littéralement « John Romero va faire de toi sa pute » et plus bas sur la même affiche un autre slogan, « suck it down », qui peut se traduire par « suce-la », slogan qui fut par ailleurs déposé)[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Textures trop peu denses, rendant le jeu illisible.
  2. MournBlade, GameKult.com, « Test du jeu vidéo : Daïkatana »,‎ 29 Août 2000 (consulté le 7 avril 2007)
  3. Planet Daïkatana, « Daïkatana Information » (consulté le 7 avril 2007)
  4. Les 10 jeux les plus décevants de l'histoire - jeuxvideo.com
  5. Les 10 pubs les plus polemiques du jeu video : 1er daikatana

Liens externes[modifier | modifier le code]