Dacia 1300

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Dacia 1300
Dacia 1300
Dacia 1300

Marque Drapeau : Roumanie Dacia
Années de production 1969 - 1982
Usine(s) d’assemblage Pitești, Roumanie
Moteur et transmission
Moteur(s) Essence : 1185, 1289, 1397 et 1557 cm³ ; Diesel : 1588 cm³
Transmission aux roues avant
Poids et performances
Poids à vide 900 kg
Vitesse maximale 145 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) berline (4 et 5 portes), break, pick-up, coupé
Dimensions
Longueur 4345 mm
Largeur 1635 mm
Hauteur 1435 mm
Empattement 2440 mm
Chronologie des modèles
Précédent - Dacia Logan Suivant

La Dacia 1300 (et ses multiples carrosseries et évolutions) est une automobile roumaine, pratiquement identique à la Renault 12 à ses débuts, et produite sur le site de Pitești de 1969 à 2006.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dacia, un nouveau constructeur automobile[modifier | modifier le code]

Celle qui a servi de base à la 1300 : la Renault 12

Dans les années 1960, les pays socialistes d’Europe de l’Est commencent à vouloir développer leur industrie automobile, voire la créer. Mais pour cela, ils doivent faire appel aux grands groupes de l’Ouest, beaucoup plus avancés technologiquement. C’est dans ce contexte que Fiat « aide » Zastava en Yougoslavie, FSO en Pologne, ou encore VAZ (Lada) en Union soviétique. En Roumanie, le gouvernement choisit finalement la Régie Renault, et signe en 1966 un contrat avec le constructeur français prévoyant la production près de Bucarest de la future berline au losange : la Renault 12. Ces voitures, construites par la société UAP (« Uzina de Autoturisme Pitești ») dans la ville de Pitești, située à une centaine de kilomètres de la capitale, seront appelées « Dacia », en référence au nom antique de la Roumanie : la Dacie. En 1969, alors que Renault présente sa nouvelle R12 au Salon de Paris, la Dacia 1300 est dévoilée lors de la Foire de Bucarest : elle est identique à la berline française, aux logos et enjoliveurs près. Sa production en série débute le 20 août 1969.

Une multitude de dérivés[modifier | modifier le code]

Dacia 1310

Trois ans plus tard, le break 1300 apparaît, calqué sur la Renault 12 éponyme. Il restera par ailleurs très discret jusqu’au milieu des années 1980. En 1975, Dacia s’affranchit quelque peu de Renault en proposant le pick-up 1302, qui sera produit en petite série jusqu’en 1983. Le restylage intervient en 1979, soit 10 ans après la sortie de la voiture. La calandre en plastique mou contient désormais quatre phares ronds, et les feux arrière sont beaucoup plus gros : la 1310 est née. En 1981, la gamme s’enrichit d’un surprenant coupé baptisé 1410 Sport, équipé d’un 1400 de 65 ch. Il sera produit à environ 5000 exemplaires jusqu’en 1992, après avoir été restylé au milieu des années 1980. Le pick-up 1304 fait son apparition en 1983, il connaîtra un certain succès sur son marché intérieur. Vers la même époque, Dacia greffe une calandre en plastique noir sur tous les modèles de la gamme, donnant à ses voitures un air assez malheureux. Première berline cinq portes roumaine, la 1320 est présentée en 1987. Peu prisée, elle s’écoulera à seulement 2567 exemplaires jusqu’en 1991, date à laquelle elle sera remplacée par la 1325 Liberta, qui adopte la première une nouvelle face avant appliquée par la suite à toutes les Dacia. On notera que la gamme 1310 est disponible depuis 1988 avec un Diesel Volkswagen de 70 ch, déjà vu sur la Golf.

Le déclin progressif d’un modèle hors du temps[modifier | modifier le code]

L’un des derniers pick-up sur base de 1300

Survivant tant bien que mal à la chute du bloc de l’Est, Dacia se rend vite compte de la vétusté de ses modèles par rapport à la concurrence européenne (emmenée par Renault, Volkswagen ou Opel) qui envahit le marché roumain au début des années 1990. Cependant, le pouvoir d’achat des roumains étant très faible, la 1310 continue de bien se vendre, et poursuit même son développement. En effet, trois nouveaux pick-up sont lancés en 1992 (les 1307 et 1309 à double cabine, le premier étant plus long que le second), et en 1994 (1305 à simple ou double cabine). Cette même année, l’ensemble de la gamme est à nouveau redessiné dans un style plus actuel, mais où l’identité de la Renault 12 (dont la carrière est terminée depuis 1980) est encore bien présente. En 1996, la confidentielle 1325 Liberta tire sa révérence, suivie deux ans plus tard par le pick-up 1309, pourtant apprécié sur son marché domestique. Un énième restylage a lieu en 1998 : les pare-chocs sont désormais noir mat, et le Diesel disparaît (il ne subsiste plus que les antiques moteurs 1.4 et 1.6, qui passeront à l’injection en 2001), et la calandre présente une forme plus arrondie. À cette époque, Renault (qui a racheté 99 % de Dacia en 1999) évoque la sortie future d’un tout nouveau modèle, dite « voiture à 5000 € ». Finalement appelée Logan, elle sort en 2004, portant le coup de grâce à la berline et au break 1310, qui quittent définitivement les chaînes de Piteşti le 21 juillet. Équipés depuis 2002 par un 1.9 dCi, les pick-up 1304, 1305 et 1307 font de la résistance en attendant l’arrivée de leur remplaçant dans la gamme Logan. Mais afin de laisser la place au nouveau break Logan MCV, Dacia se voit obligé de stopper la production de son modèle historique. Le dernier dérivé de la Renault 12, un pick-up 1307 rouge à quatre roues motrices, quitte le site de Piteşti le 8 décembre 2006, soit plus de 37 ans après la première 1300. Une nouvelle ère commence pour Dacia

Tentatives d’exportation[modifier | modifier le code]

Un break Dacia Denem britannique

Vers la fin des années 1970, les dirigeants de Dacia tentent d’imposer leur voiture sur les marchés ouest-européens, comme la Belgique. Seulement 631 exemplaires sont immatriculés entre 1978 et 1980, puis 45 entre 1985 et 1990 : cruelle déception pour la marque roumaine. Il faut dire que les concurrentes de l’époque sont déjà bien installées, qu’elles s’appellent Lada 2105, Wartburg 353, Polski-Fiat 125P ou encore Škoda 120. Mêmes échecs au Royaume-Uni en 1982 (quelques dizaines de « Dacia Denem » y ont été écoulées), au Canada, ou encore en France (57 immatriculations entre 1982 et 1987). Plus exotique, les Dacia ont également été vendues en Afrique et en Amérique du Sud, où leur robustesse était toujours appréciée. En Europe, on notera tout de même l’honnête carrière des 1300 sur le marché grec, toujours très réceptif aux modèles « de l’est » à prix très abordable.

Production[modifier | modifier le code]

Entre 1969 et 2006, 2 278 691 Dacia 1300 et dérivés ont été produites, dont 1 716 660 berlines quatre portes, 203 107 breaks, 318 969 pick-up, 7822 berlines 5 portes, et 5141 coupés 1410. La 1300 représente plus de 90 % des Dacia produites avant la Logan (y compris donc la 1100, la Nova, la SupeRNova et la Solenza), un chiffre expliquant très bien pourquoi elle est encore si courante dans son pays d’origine.

Galerie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]