D (jeu vidéo)

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D
Éditeur Acclaim Entertainment
Développeur WARP
Concepteur Kenji Eno
Musique Kenji Eno

Date de sortie 3DO
Drapeau du Japon
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 1995

PlayStation
Drapeau du Japon
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 1996
Drapeau européen
Sega Saturn
Drapeau du Japon
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 1996
Drapeau européen 1996
DOS
1995
Microsoft Windows
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png
Drapeau européen 1996

Genre Survival horror
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme
Ordinateur(s)
Console(s)
Média 2 CD-ROM (3 pour PlayStation), cartouche
Contrôle Clavier, manette

Évaluation BBFC : 15 ?
ELSPA : 15-17
ESRB : T ?
USK : 12 ?

D (Dの食卓, Dī no Shokutaku?) est un jeu vidéo développé par WARP et édité par Acclaim Entertainment en 1995. Ce jeu est sorti sur compatible PC et sur consoles 3DO, PlayStation et Saturn. Au japon, une édition spéciale appelée D's Dinner: Director's Cut a été rééditée le 1er janvier 1996 pour console 3DO[1] (celle-ci contient entre autres le disque de la bande son originale).

Pour éviter que D ne soit un tant soit peu censuré, Kenji Eno a reconnu avoir trompé son éditeur en lui envoyant tardivement une version « correcte », puis en substituant les disques « corrects » par ceux qu'il désirait voir commercialisés[2].

D a inspiré deux autres titres considérés comme ses suites, Enemy Zero et D2, qui n'ont en commun que les traits et le prénom de la jeune héroïne blonde, Laura[3].

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'action commence en 1997. Le joueur incarne Laura Harris, fille de Richter Harris, un médecin renommé qui dirige un hôpital à la périphérie de Los Angeles. Alors qu'elle se trouve à San Francisco, Laura apprend que son père a été pris de folie meurtrière et, après avoir tué de nombreuses personnes, s'est barricadé à l'intérieur de l'hôpital avec plusieurs otages. Laura se précipite sur place en espérant pouvoir calmer la situation.

Une fois à l'intérieur de l'établissement, Laura est transportée dans un château étrange. Elle explore les lieux jusqu'à retrouver son père, comprendre les raisons qui l'ont mené à cette soif de sang, et décider de leur destin à tous les deux.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Portrait en noir et blanc de Kenji Eno, musicien et créateur de D.
Kenji Eno, musicien et créateur de D.

Le jeu est en 3D : le joueur se comporte comme s'il voyait à travers les yeux de Laura (vue subjective) ; toutefois quelques scènes cinématiques mettent le joueur en position de spectateur, par exemple lorsque les pas de Laura résonnent froidement sur les marches en pierre d'un escalier ou quand elle manque de se faire transpercer par un mur couvert de pointes métalliques.

Le personnage se contrôle grâce aux touches de directions, l'inventaire est ouvert grâce à une touche spécifique, et les actions sont déclenchées par appui sur le bouton d'action quand le contexte s'y prête (par exemple, au clavier, il s'agit des touches fléchées, de la touche I, et de la barre d'espace). Un système d'aide intégrée permet d'obtenir jusqu'à trois indices : Laura possède un petit poudrier qui, une fois ouvert, permet de voir dans le petit miroir intérieur l'image de l'endroit où se trouve la solution de l'énigme à résoudre.

Le jeu doit se finir en moins de deux heures et ne propose pas de système de sauvegarde. L'histoire est racontée grâce à des flashbacks qui se déclenchent quand Laura découvre de petits coléoptères lumineux ; il y a plusieurs conclusions potentielles : une qui survient quand le joueur dépasse le temps imparti et deux qui ne dépendent que du choix final de Laura (« bon » ou « mauvais »).

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues

Presse numérique
Média Note
GameSpot (US) 6,7/10 (PC)[4]
Jeuxvideo.com (FR) 11/20 (Saturn)[5]
Adventure Gamers 2/5 étoiles[6]

À sa sortie, D est remarqué pour sa qualité graphique (toute relative aujourd'hui) et son atmosphère. GameSpot juge ainsi le jeu comme un exemple de ce qui peut alors être réalisé grâce à la 3D et déclare que, pour peu que l'on accepte son côté macabre, D réussira à nous étonner[4].

En 2007, dans un bref billet pour Eurogamer, Rob Fahey dit que la trame générale, bien que comparable à celle d'autres jeux du même genre, reste intrigante et puissante[7].

En 2010, un test paru dans Jeuxvideo.com revient sur cet ancien jeu d'horreur. Après avoir regretté la pauvreté du gameplay (toutes les actions sont précalculées), la lenteur des déplacements de Laura, et le manque d'inspiration des énigmes, l'auteur conclut : « D n'est, selon les critères d'aujourd'hui, pas un bon jeu. Bon nombre d'entre vous n'y trouveront aucun intérêt. Si l'occasion se présente, il est toutefois conseillé d'y jouer au moins une fois, ne serait-ce que pour rendre hommage à un des fondateurs des jeux d'horreur actuels » ; le verdict final souligne cependant que la bande son est « indéniablement la grande réussite du jeu et c'est d'ailleurs la seule caractéristique qui n'a pas été victime du temps qui passe »[5].

Dans un article paru sur le site Joystiq peu de temps après le décès de Kenji Eno (2013), Richard Mitchell écrit une critique de D en comparant ses souvenirs d'enfant de 13 ans et son avis de joueur plus expérimenté ; son impression générale est que D n'est pas un très bon jeu, mais qu'il reste néanmoins plaisant, notamment grâce à son ambiance réussie, angoissante sans être terrifiante[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « D Release Information for 3DO », sur GameFAQs (consulté le 24 janvier 2015)
  2. (en) ChrisKohler, « Kenji Eno, Japan’s Maverick Game Creator, Dead at 42 », sur Wired,‎ (consulté le 24 janvier 2015) : « Eno later said in an interview with 1up that he deliberately misled the game’s publisher to get his game manufactured with no censorship: He created a fake “clean” version of D, which he submitted late, knowing that meant he would have to personally fly the game’s gold master disc to America for manufacturing. While on board the plane, he swapped the disc out for his uncensored version and handed it off. »
  3. (en) John Szczepaniak, « Kenji Eno's WARP and the D Legacy », sur Hardcore Gaming 101,‎ (consulté le 20 janvier 2015) : « WARP is known in the west for its D series: D, Enemy Zero, the unreleased D2 on M2, and the restarted-from-scratch D2 on Dreamcast. None of those eventually released were directly connected other than by the names of the main characters, and apart from D2 they're almost unplayable today, but they represent an untamed slice of gaming history and offer a combination of unusual mechanics and storyline which has no equivalent. »
  4. a et b (en) Hugo Foster, « D Review », sur GameSpot,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  5. a et b Shametblame, « Test du jeu D sur Saturn », sur Jeuxvideo.com,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  6. (en) Steve Brown, « D Review », sur Adventure Gamers,‎ (consulté le 23 janvier 2015) : « The Good: Impressive character modelling; easy to use control system. The Bad: Uninvolving plot; extremely short; repetitive actions; minimal replay value. »
  7. (en) Rob Fahey, « D », sur Eurogamer,‎ (consulté le 20 janvier 2015) : « Relatively standard survival horror fare, in other words - but D was groundbreaking at the time, and the story (even in its chopped-up American form) is still powerful and intriguing. »
  8. (en) Richard Mitchell, « The aging horror of Kenji Eno's D », sur Joystiq,‎ (consulté le 20 janvier 2015) : « Having played it for the first time since I was thirteen, D isn't as scary as I remember. While it isn't a very good game, I still find myself enjoying the experience. »

Lien externe[modifier | modifier le code]