Paul Elstak

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis DJ Paul Elstak)
Aller à : navigation, rechercher

Paul Elstak

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Aperçu de Paul Elstak, mai 2011.

Informations générales
Surnom DJ Paul Elstak
Nom de naissance Paul Roger Elstak
Naissance 14 janvier 1966 (48 ans)
La Haye, Hollande-Méridionale, Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Activité principale Producteur, DJ
Genre musical Hardcore, gabber (actuellement)
Eurodance, techno, happy hardcore (anciennement)
Années actives Depuis 1987
Labels Megarave Records, Offensive Records (actuellement)
Rotterdam Records (anciennement)
Site officiel offensive.nl

Paul Elstak (DJ Paul Elstak ; de son vrai nom Paul Roger Elstak), également et auparavant connu sous le nom de scène DJ Paul, est un producteur et DJ néerlandais de musiques électroniques hardcore et gabber, actuel dirigeant du label discographique Offensive Records.

Elstak est, avec Rob Janssen, le fondateur et pionnier de la scène émergente hardcore et gabber durant les années 1990, ainsi que l'initiateur de la scène happy hardcore aux Pays-Bas. Son rôle d'initiateur de la techno hardcore néerlandaise lui est toutefois contesté par Patrick van Kerckhoven, qui revendique des morceaux hardhouses antérieurs à ceux de Paul Elstak[1].

Il débute sa carrière en tant que DJ dans une maison de jeunesse appelée De Kreade ; c'est à Rotterdam qu'il se fait connaître en mixant à la discothèque Parkzicht, qu'il rencontrera Rob Fabrie, et que tous les deux populariseront le genre hardcore house. Des titres tels que Life Is Like a Dance, Rave On et Unity atteignent les classements musicaux néerlandais et belges, et marqueront sa carrière dans la branche, à cette époque émergente, du happy hardcore entre 1995 et 1997 ; cependant, ces titres seront particulièrement controversées dans la scène gabber d'où Elstak est originaire. Par la suite, Elstak revient dans la scène gabber et s'associe avec de multiples talents tels que DJ Neophyte et The Stunned Guys.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Roger Elstak est né le 14 janvier 1966 à La Haye, en Hollande-Méridionale, aux Pays-Bas. Il est, avec DJ Rob (de Parkzicht), le fondateur et pionnier de la scène musicale hardcore, gabba, et gabber émergente aux Pays-Bas durant les années 1990[2]. Il est désormais surnommé « The Godfather of Hardcore »[3]. DJ Paul est également impliqué dans son club de football à Rotterdam[réf. nécessaire]. Il a d'ailleurs, de nombreuses fois, rejoint le stade entouré de ses nombreux fans. Sa certaine implication dans le monde hooligan de Rotterdam lui a contraint d'annuler de nombreux concerts comme celui prévu à Amsterdam. Contraint d'annuler son concert à cause de nombreuses menaces de mort par les hooligans de l'Ajax d'Amsterdam[réf. nécessaire].

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Paul Elstak débute initialement sa carrière musicale en tant que DJ dans une maison de jeunesse appelée De Kreade située à Den Haag[2]. Par la suite, son status de DJ se construit une notoriété à Rotterdam dans des clubs tels que The Bleutiek-Inn et Parkzicht (un club hardcore à cette même époque)[2]. En 1990, Elstak diffuse son tout premier extended play intitulé Father, Forgive Them au label discographique belge Hithouse Records, sous le nom de scène Holy Noise, un groupe composé de cinq membres incluant Peter Slaghuis et Rob Fabrie[2],[4]. Sous ce même nom de scène, il contribue à un futur hit en 1992 intitulé James Brown Is Still Alive qui atteint la 30e place des classements musicaux aux États-Unis[2],[3],[5],[6] ; ce titre est une réponse à la musique James Brown Is Dead composée par LA Style (Wesel van Diepen, plus tard Vengaboys)[2].

Elstak sort également le titre Amsterdam Waar Lech Dat Dan ? (Where The Fuck Is That) sous le nom de scène Euromasters qui verra naître le genre « gabba »[7],[8]. C'est en réponse à une entrevue de DJ KC The Funkaholic que Paul Elstak enregistre le vinyle intitulé Gabber zijn is geen schande! (en français : « Y'a pas de mal à être gabber ! ») qui popularisera le mot « gabber » au sein de la scène hard house de Rotterdam[9]. Le 4 décembre 1992, il organise, en collaboration avec DJ Rob, une soirée au club Parkzicht de Rotterdam, et tous deux attribuent le nom de Nightmare at the Park ; cette soirée est un véritable succès et de nombreux visiteurs du monde entier s'intéressent désormais aux soirées à Parkzicht[4] grâce au style innovateur du « hardcore house ». En 1994, il fonde le label Forze Records et y diffuse l'emblématique composition intitulée May The Forze Be With You en deux versions différentes[2],[10].

Scène happy hardcore[modifier | modifier le code]

Rotterdam Records s'est vu attribuer chaque titre happy hardcore à succès composé par Paul Elstak[7].

Ce n'est qu'à partir de 1995 que Paul Elstak quitte la scène gabber pour s'intéresser de plus près à un style musical plus soft et plus mélodieux dans la catégorie Hi-NRG[7]. Cette même année marquera un succès commercial pour Elstak[7]. Il est aidé par le groupe Klubbheads[11] et nombre de ses compositions telles que Life Is Like a Dance[7],[12], Luv U More[13], Rainbow In The Sky[14], Don't Leave Me Alone[15], The Promised Land[16], Rave On[17], et Unity[18] atteignent les classements musicaux pop hollandais[7],[19] avec l'aide des chanteuses Shaydee et Lindsay ; plusieurs de ses titres ont été certifiés disques d'argent et d'or[4].

Life Is Like A Dance est l'une des premières compositions happy hardcore à atteindre les classements musicaux après les titres Tears Don't Lie de Mark'Oh et Wonderfull Days de Charly Lownoise & Mental Theo[7],[12]. Le second single intitulé Luv U More est chanté par Shaydee, une étudiante à cette époque qui travaillait en collaboration avec Elstak comme danseuse pendant ses tournées musicales[7] ; le single atteint la deuxième place des charts hollandais[13]. Rainbow In The Sky est le troisième single à atteindre consécutivement le top 10 des classements musicaux avec pour la première fois la voix de MC Irvin, qui, lui, avait auparavant assisté aux performances de Elstak lors de soirées importantes telles que Thunderdome et Hellraiser[7] ; à la période durant laquelle Rainbow In The Sky est commercialisée, une chanson intitulée Sunshine After The Rain, composée par une chanteuse nommée Berri, est diffusée reprenant la même mélodie sur des paroles différentes[7], et atteint les classements musicaux britanniques et australiens[20],[21].

Malgré le succès escompté de ses compositions « happy », ce revirement de Elstak dans le côté happy a bouleversé et profondément dégoûté les véritables fans de hardcore[9],[22]. De son côté, Elstak prône l'indifférence face à ces individus, ce qui a même mené à la diffusion d'une musique intitulée Paul Elstak, We Love You No More (Paul Elstak, on ne t'aime plus) à la suite du récent classement de son titre Luv U More[22]. Ce revirement n'est pas dû au hasard ; il explique que « depuis 1994, la musique était trop hard, trop rapide. De moins en moins de filles dansaient et nous avons perdu l'atmosphère des fêtes. Et des gamins prenaient de la drogue pour essayer de suivre la rapidité de la musique[22]. » De ce fait, d'autres producteurs tels que Darkraver et Gizmo suivent un son plus doux et moins frénétique inventé par le compositeur écossais Scott Brown, popularisant par la suite un nouveau style musical émergeant : le happy gabber[22], et parallèlement la scission entre le hardcore et le happy hardcore[9]. Après avoir diffusé son titre Unity, Paul Elstak annonce son retrait de la scène pour se consacrer à la production et au mixage[7]. Plus tard, Paul Elstak arrête la production happy hardcore à la fin de l'année 1997 vu que la scène hardcore n'appréciait pas ses compositions « commerciales » et tente de se rabibocher avec les fans de la scène gabber[7].

Scène gabber[modifier | modifier le code]

Après ses deux années de succès dans la branche happy hardcore, Paul Elstak fait son retour dans la scène « underground hardcore » et commercialise son premier hit intitulé Brohymn en 1997 accompagné du groupe hollandais Teenage Warning[7]. Durant cette même période, il fonde les compilations A Nightmare Of Rotterdam basées sur les raves éponymes (Energiehal Rotterdam) qui eux-mêmes étaient basées sur le thème de A Nightmare On Elm Street (film d'horreur)[7]. Il organise, durant fin 1998, une nouvelle soirée nommée Back 2 School[7]. En tant que directeur au sein des labels Rotterdam Records, Terror Traxx et Forze Records, il « découvre » de nouveaux talents hardcore tels que DJ Neophyte (alias Bodylotion et Masters of Ceremony), The Stunned Guys (groupe italien fondateur du label Traxtorm Records) et Rotterdam Termination Source, qui eut un succès phénoménal en 1992 avec sa musique intitulée Poing![7],[23]. C'est avec DJ Neophyte qu'il fonde Da Tekno Warriors, un groupe plutôt axé « new-school gabber » (He Is My DJ et Da Pump seront d'énormes tubes, même en dehors de la scène hardcore). Il travaille toujours avec ses vieux amis DJ Panic (pour l'organisation de soirées à l'effigie du label) et Rob Fabrie (notamment pour le titre Lords Of The Hardschool).

En 2001, Elstak quitte Rotterdam Records pour fonder son propre label nommé Offensive Records, axé mainstream hardcore, après avoir laissé la direction artistique de son ancien label à DJ Panic et Jeroen Streunding (meneur du groupe du même nom)[24]. Il est souvent invité par Masters of Hardcore et mixe dans les plus grands rassemblements hardcore (Hardcore 4 life, Megarave). Il est particulièrement apprécié en Espagne (notamment dans les compilations et discothèques Pont Aeri) et en Italie où il reste l'un des artistes les plus actifs du mouvement hardcore[2].

Années 2010[modifier | modifier le code]

Dans le but de promouvoir le nouveau film des New Kids, Elstak revient par exception dans la branche musicale happy hardcore pour composer Turbo en 2010[3],[25]. À cette occasion, un vidéoclip extrait du film y est consacré, et un album avec tous les anciens titres happy hardcore composés entre 1995 et 1997 y ont été inclus puis distribués par Cloud 9[26]. Le single atteint la quatrième place dans les classements musicaux hollandais et la quarante-septième dans les classements musicaux belges[27].

Le 12 janvier 2013, une soirée nommée The Godfather of Hardcore est organisée diffusant gabber et early hardcore en compagnie d'Elstak[28]. En début 2013, Elstak présente un nouvel EP intitulé Offensive sampler 2013! composé par Paul Elstak, The BeatKrusher, Beatstream & Radiate (Offensive DJ Team) et Humanity Force[29].

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • 2001 - Offensive
  • 2002 - Ready For Judgement Day
  • 2003 - A Hardcore State Of Mind
  • 2004 - One Day We Kill'em All
  • 2007 - Show No Fear
  • 2009 - Beat The System (vs. The Dark Twins)

Récompense[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] (nl) Willem Jongeneelen, « De geluidsmuur van Ruffneck », BN De Stem,‎ 9 juillet 2013, p. 37 (lire en ligne).
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « DJ Paul Elstak », sur Dance artist (consulté le 21 janvier 2013)
  3. a, b et c (nl) Erin Gabriël, « Paul Elstak: The Godfather of Hardcore knalt nog altijd », sur Partyflock,‎ 15 décembre 2012 (consulté le 21 janvier 2013)
  4. a, b et c (nl) « DJ Paul Elstak », sur DJ Guide (consulté le 21 janvier 2013)
  5. (en) « James Brown Is Still Alive By: Holy Noise (UK & US charts) », sur MusicVF (consulté le 21 janvier 2013)
  6. (en) « Holy Noise feat. The Global Insert Project - James Brown Is Still Alive!! », sur Ultratop (consulté le 5 juin 2013)
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p (en) John Bush, « Paul Elstak Biography », sur Allmusic (consulté le 5 juin 2013)
  8. (en) Peter Shapiro, Drum 'n' Bass: The Rough Guide,‎ 1999 (lire en ligne)
  9. a, b et c (en) Vladimir Bogdanov, All Music Guide to Electronica: The Definitive Guide to Electronic ..., 1943 p. (lire en ligne)
  10. (en) John Bush, « Paul Elstak May the Forze Be with You », sur Allmusic (consulté le 5 juin 2013)
  11. (en) « Klubbheads Biography », sur Billboard (consulté le 5 juin 2013)
  12. a et b (en) Billboard (April 15, 1995), vol. 107,‎ 15 avril 1995, chap. 15
  13. a et b (en) Billboard (July 22, 1995), vol. 107,‎ 22 juil. 1995, chap. 29, p. 42
  14. (fr) « DJ Paul Elstak - Rainbow In The Sky », sur Ultratop (consulté le 5 juin 2013)
  15. (en) Billboard (February 3, 1996), vol. 108,‎ 3 février 1996, chap. 5, p. 56
  16. (de) « DJ Paul Elstak - The Promised Land », sur Hitparade.ch (consulté le 5 juin 2013)
  17. (fr) « DJ Paul Elstak - Rave On », sur Ultratop (consulté le 5 juin 2013)
  18. (fr) « DJ Paul Elstak - Unity », sur Ultratop (consulté le 5 juin 2013)
  19. (nl) « Dj Paul Elstak vader geworden », sur newsbcc.com,‎ 11 avril 2013 (consulté le 5 juin 2013) : « De plaatjesdraaier, bekend van hits als Luv U more en Rainbow in the Sky »
  20. (de) « Chart Log UK B », sur Zobbel.de (consulté le 18 décembre 2009)
  21. (en) « Berri - Australian top 50 chart history », sur Australian-charts.com (consulté le 18 décembre 2009)
  22. a, b, c et d (en) Simon Reynolds, Energy Flash: A Journey Through Rave Music and Dance Culture,‎ 2012 (lire en ligne)
  23. (en) « Rotterdam Termination Source - Poing », sur Ultratop (consulté le 22 janvier 2013)
  24. (en) « DJ NEOPHYTE », sur Neophyte Records (consulté le 13 janvier 2013)
  25. (nl) « New Kids doen 't met Elstak », sur Telegraaf,‎ 8 novembre 2010 (consulté le 5 juin 2013)
  26. (nl) « New Kids Turbo », sur Filmmuziek.com (consulté le 21 janvier 2013)
  27. (fr) « New Kids feat. Paul Elstak - Turbo », sur Ultratop.be (consulté le 21 janvier 2013)
  28. (nl) « Paul Elstak The Godfather of Hardcore », sur Partyflock (consulté le 22 janvier 2013)
  29. (en) « NEW OFFENSIVE RECORDS RELEASE – SAMPLER PRESENTED BY PAUL ELSTAK », sur Hardcore Radio,‎ 11 janvier 2013 (consulté le 5 juin 2013)
  30. (nl) « Paul Elstak wint Gouden Kabouter », sur www.rtl.nl, RTL Nieuws,‎ 12 mars 2013 (consulté le 30 mars 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]