Dépression post-partum
| Dépression post-partum | |
| Classification et ressources externes | |
| CIM-10 | F53.0 |
|---|---|
| CIM-9 | 648.4 |
| DiseasesDB | 10921 |
| MedlinePlus | 007215 |
| eMedicine | med/3408 |
La dépression post-partum (DPP), également nommée dépression postnatale, est une forme de dépression clinique qui affecte les femmes, et moins fréquemment les hommes, typiquement après un accouchement. Des études montrent une prévalence estimée chez les femmes entre 5 % et 25 %, mais les différences méthodologiques parmi ces études montrent une prévalence peu précise. Chez les hommes, en particulier chez les nouveaux pères, le risque de dépression post-partum est estimée entre 1,2 % et 25,5 %[1]. La dépression post-partum survient chez les femmes après la naissance d'un nouveau-né, habituellement durant les premiers mois, et peut durer pendant des mois voire un an[2]. Cette dépression débute durant les 4 premières semaines et dure au moins 6 mois après la naissance d'un enfant[3]. Les symptômes incluent la tristesse, la fatigue, des changements dans le sommeil et dans les conduites alimentaires, une libido réduite, des épisodes de pleurs, de l'anxiété et de l'irritabilité. Bien qu'un nombre de risques aient été identifiés, les causes de la DPP sont inconnues. La plupart des femmes guérissent à l'aide d'une thérapie de groupe ou à l'aide de conseils qui leur ont été donnés[4],[5].
Sommaire |
Symptômes [modifier]
Le baby blues apparaît entre le troisième et le dixième jour suivant l’accouchement[6]. Il est parfois considéré comme une forme plus légère de la dépression post-partum. Il partage avec elle certains symptômes: pleurs, insomnies, hypersensibilité et irritabilité. Le baby bloues dure rarement plus d'une semaine. Entre 50 et 80 % des mères seraient concernées. Il n'est pas considéré comme un trouble psychiatrique.
La dépression post-partum est plus persistante que le baby blues et surtout plus éprouvante. Elle se manifeste par un sentiment de découragement, des pleurs constants, une perte de confiance en soi, l’impression de ne pas être une bonne mère, la culpabilité, l’anxiété, l’irascibilité et l’épuisement. À ces symptômes psychiques s’ajoutent des troubles physiques tels que des maux de tête, un engourdissement, des douleurs thoraciques et de l’hyperventilation. La dépression post-partum peut également engendrer des sentiments d’ambivalence, de négativité ou de désintérêt envers son enfant. Elle toucherait 2 à 10 % des mères[7].
Relativement rare, la psychose post-partum, en plus de la fatigue, l’agitation et la modification de l’humeur, s’accompagne d’un désarroi extrême, d’un sentiment de désespoir et de honte, d’hallucinations visuelles et auditives, d’une élocution rapide et d’un comportement maniaque. Il ne touche qu’une mère sur mille.
Causes [modifier]
L'étiologie de la DPP est inconnue. Il est souvent considéré que la dépression post-partum est causée par un manque de vitamine[8]. D'autres études montrent cependant que les causes incluent la modification des hormones féminines durant la grossesse[9]. Encore, d'autres études supposent qu'il n'existe aucune correlation connue entre les hormones et les troubles de l'humeur post-partum[3], et que les traitements hormonaux n'ont pas aidé les patientes atteints de dépression post-partum. De loin, les pères, malgré aucun changement d'hormone, courent un risque élevé de souffrir de DPP[10]. Pour finir, toutes les mères font l'expérience de ces changements d'hormones, malgré le fait que 10-15 % d'entre elles souffrent de DPP. Ceci ne signifie cependant « pas » que les hormones ne jouent pas un rôle dans la DPP[11].
Des très grands changements du mode de vie pour s'occuper de l'enfant sont fréquemment la cause de la DPP, mais, encore, ce n'est qu'une simple hypothèse. Les mamans ayant auparavant accouché sans souffrir de DPP peuvent néanmoins en souffrir après la naissance de leur dernier enfant[12].
Traitements [modifier]
Des études scientifiques supposent qu'il existe plusieurs variétés de traitement pour lutter contre la dépression post-partum. Si la cause de la DPP peut être identifiée, le traitement doit se focaliser sur le problème associé, et peut impliquer psychothérapie cognitivo-comportementale, thérapie de groupe, etc. Les femmes doivent être prise en charge immédiatement après l'apparition des symptômes.
De nombreuses options de traitement incluent notamment :
- Psychothérapie cognitivo-comportementale (une forme de psychothérapie)
- Thérapie individuelle, thérapie de couple, thérapie avec l’enfant, ou thérapie de groupe
- Un traitement antidépresseur peut être mis en place (de nombreux médicaments sont compatibles avec l'allaitement)
- Un traitement hormonal à base d’œstrogènes (indépendamment ou en association avec des antidépresseurs)
Références [modifier]
- (en) Paulson JF. http://www.psychiatrictimes.com/display-old/article/10168/1519072 [Focusing on depression in expectant and new fathers: prenatal and postpartum depression not limited to mothers.] Psychiatry Times. 2010;27(2).
- (en) Canadian Mental Health Association > Post Partum Depression Consulté le 13 juin 2010
- (en) Laura J. Miller, Postpartum Depression, vol. 287, JAMA, 2002, 762-765 p. [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2011)]
- (en) Kinnaman, Gary & Jacobs, Richard. Seeing in the Dark. Michigan: Baker Publing Group, 2006.
- (en) Agency for Health Care Research and Quality: Perinatal Depression: Prevalence, Screening Accuracy, and Screening Outcomes [1].
- Dayan, J. & Baleyte, J-M (2008) Dépressions périnatales. dans: Les dépressions Périnaltales, Évaluer et traiter. Ed. Masson. pp 21-43
- Dayan, J. & Baleyte, J-M (2008) Dépressions périnatales. dans: Les dépressions Périnaltales, Évaluer et traiter. Ed. Masson. pp 21-43
- (en) John L. Beard, et. al.; J. Nutr. 135: 267–272, 2005.
- (en) Soares CN, Zitek B. Reproductive hormone sensitivity and risk for depression across the female life cycle: a continuum of vulnerability? J Psychiatry Neurosci. 2008 Jul;33(4):331-43.
- (en) J.H. Goodman, "Paternal postpartum depression, its relationship to maternal postpartum depression, and implications for family health"., vol. 45, JAN, 2004, 26-35 p.
- (en) Block et al. (2000).
- (en) Forman D. Nielson, P. Videbech, M. Hedegaard, J. Dalby Slavig, & N.J. Secher, "Postnatal depression: identification of women at risk"., vol. 17, BJOG, 2000, 1210-1217 p.