Département de M'Bagne

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16° 09′ N 13° 47′ O / 16.15, -13.783 ()

Localisation du département

Le département de M'Bagne est un département de Mauritanie, dans la région du Brakna. Il comprend les villes de M'Bagne, Niabina, Bagodine et Edbaye El Hijaj.

Le département de Mbagne se caractérise par sa position géographique. Situé à cheval entre le Gogol et le Brakna (région à laquelle il est rattaché), il compte quatre grandes communes M'Bagne, Niabina, Bagodine. et Edbaye El Hijaj.

Les villages sont partagés entre le Djèri ou dieri et le Walo ceux de Djèri ont peut-être eu plus de dons de la nature car ils surplombent les terres fertiles du Walo Peuplé en grande partie par des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs, ce département vit les aléas d’une nature hostile. En effet, le climat aride et « sec humide » qui caractérisent cette zone du pays n’offre pas aux paisibles citoyens des chances de prospérité. Ajouter à cela les longues années de sécheresse implacable qui ont décimé la majorité du cheptel. Des pluies aléatoires ponctuées par des crues au lendemain incertain peignaient les terres sablonneuses et argileuses du département. La nature et le climat offrent un visage désolant de la vie.

De Niabina à M’bagne en passant par M'Bahé et Haimedatt, on a le même spectacle de désolation face à la déforestation avancée. Les populations vivent dans des conditions dures face à une nature hostile, livrées à elles –mêmes sans aucun soutien. Pas d’eau, à part quelques rares villages qui disposent de forages fruits de jumelages ou de financement par des O.NGs. Pas d’électricité malgré la possibilité pour ces vaillantes populations de mettre en valeur leurs terres Walo et de créer des activités génératrices de revenus.

Toutefois, les dures conditions naturelles et matérielles n’ont pas empêché ces braves populations d’assister aux activités politiques qu'a connues la Mauritanie.Sans risque de se tromper, on pourrait dire que le département de M’Bagne est l’un des plus politisé de notre pays. Ainsi, deux individus d’un même système ont pendant longtemps tenu les rennes de la politique locale en traînant derrière eux des cadres sans décision et globalement opportunistes. Cette manière machiavélique et retorse de faire de la politique a totalement plongé les populations dans un désarroi total tant elle a été source de divisions, de déchirements familiaux. Combien de frères, de cousins, d’amis qui ne se parlent pas en raison de leur positionnement politique.

Le jeu en valait–il la chandelle ? Le jugement est, sans doute relatif : les raisons sont à rechercher ailleurs car le système était basé sur le principe de « diviser pour régner ». Partant de ce fait, chaque cadre se disait « obligé de se replier sur les siens » pour espérer ainsi trouver un maroquin, animé qu'il est par la passion du gain. En effet, chaque campagne électorale était ponctuée par des veillées nocturnes et des soirées folkloriques où l’argent à odeur sale coulait à flot alors que des populations nécessiteuses ne pouvaient pas humer cette odeur. Et pourtant, les priorités ne manquaient pas : le tronçon Niabina-M'Bagne (15 km) sans bitumage alors que l’un des ténors politiques était au département de l’Equipement et de Transports, le projet DIIROL qui pourrait inonder des milliers d’hectares de terre, le même baron PRDS était au Ministère du développement rural.

A qui profitaient les nominations des ténors locaux ? Le département n’a pas du tout profité des postes juteux occupés par ses barons locaux, son état piteux, l’inexistence de services de base viables en disent long. Les préoccupations des populations n’ont jamais été les rêves pour ne pas dire les soucis de ces dinosaures dont la seule visée était l’amour du profit. Ils faisaient leur beurre sur le dos des populations.

Leur propulsion au sommet de l’État a toujours été sur le dos des misérables populations qui en contrepartie ne tiraient rien sinon quelques billets de mauvaise odeur, alors qu'on pouvait atténuer leur souffrance par la mise sur pied de véritables chantiers de développement communautaire. Loin des dissensions politiciennes et de querelles byzantines. Comble de l’égoïsme, quand un baron apprend le projet initié ou obtenu par son adversaire, il met en branle tous ses moyens pour le bloquer.

N’a–t-on pas à l’esprit la démarche méphistophélique entreprise par l’ex-Ministre du Développement Rural de Ould Taya auprès des réfugiés négro-mauritaniens en Europe pour semer la zizanie dans leurs rangs en niant leur statut de réfugiés. L’ombre de ces barons « décoiffés » plane encore sur le département de M’Bagne avec le putsch manqué de destitution du Maire de cette ville. L’on veut servir aux populations les vieilles sauces de l’ex-PRDS, combien de maires, de Ministres qui sont passés par là sans rien faire sinon semer la zizanie et la division à dessein. Dieu préserve- nous de ces agitateurs à corps de caméléons.