Démolition et reconstruction du Star Théâtre (New York)

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Démolition et reconstruction du Star Théâtre

Titre original Demolishing and Building Up the Star Theater
Réalisation Frederick Armitage
Sociétés de production American Mutoscope and Biograph Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Time-lapse
Sortie 1901
Durée 1 min 46 s

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Démolition et reconstruction du Star Théâtre est un film américain réalisé par Frederick Armitage, sorti en 1901.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le premier jour, le cinéaste prend à cadence normale quelques secondes du va et vient habituel de la circulation, les calèches, les chariots, et la foule des piétons. Puis, pendant les quelques semaines que dure l'opération de démolition du Star Theater, à New York, la caméra reste au même endroit, bien calée, filmant à travers la fenêtre d’un immeuble placé juste en face. Par des démarrages et des arrêts de caméra successifs, le cinéaste prend quelques vues à chaque demi-heure de la journée (il exclut le soir, la nuit et le petit matin, dont les lumières ne sont pas assez actiniques pour obtenir une image correctement exposée). À la projection, la démolition s’effectue ainsi en 1 min 30 s, les matériaux sont pris d’une sorte de folie autodestructrice, les ombres tournoient, les piétons s’activent comme des insectes, le store d’une boutique proche s’ouvre et se ferme à un rythme infernal, les étages du Star Théâtre disparaissent l'un après l'autre. « Quand seuls subsistent des monceaux de pierres que des fardiers débarrassent, le calme revient, un autre morceau du film à vitesse normale montre les piétons, indifférents aux ruines, qui vaquent à leurs occupations[1]. » C’était à ce moment que derrière son public, l’opérateur respectait l’annonce du titre : "démolition et reconstruction", et il rembobinait le film à l’aide de l’appareil de projection sans éteindre la lanterne. Le Star Théâtre renaissait alors de ses ruines et se dressait de nouveau par la magie de la marche arrière.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, « Grammaire du cinéma », Paris, Nouveau Monde éditions, 2010, (ISBN 978-2-84736-458-3), 588 pages, citation de la page 401

Analyse[modifier | modifier le code]

Ce film est le premier essai au cinéma de grand accéléré (Time-lapse).

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]