Démographie du Mexique

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Démographie du Mexique
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Dynamique (2011)
Population 114 975 406 hab.
Accroissement naturel 1,086 %
Indice de fécondité 2,27 enfants par ♀
Taux de natalité 18,87 ‰
Taux de mortalité 4,9 ‰
Taux de mortalité infantile 16,77 ‰
Espérance de vie à la naissance 76,66 ans
Âge médian (2011)
Homme 26 ans
Femme 28,1 ans
Structure par âge (2011)
0-14 ans 28,2 %
15-64 ans 65,2 %
65 ans et plus 6,6 %
Rapport de masculinité (2011)
À la naissance 105 ♂/100 ♀
Moins de 15 ans 104 ♂/100 ♀
15-64 ans 94 ♂/100 ♀
65 ans et plus 81 ♂/100 ♀
Migration (2011)
Solde migratoire -3,11 ‰
Composition linguistique (2005)
Espagnol 92,7 %
Espagnol et langues indigènes 5,7 %
Langues indigènes 0,8 %
Non-spécifié 0,8 %
Composition ethnique
Métis 60 %
Amérindiens ou assimilés 9 %
Blanc 30 %
Non-spécifié 1 %
Composition religieuse (2000)
Église catholique romaine 76,5 %
Protestantisme 5,2 %
Témoins de Jéhovah 1,1 %
Autres 0,3 %
Non-spécifié 13,8 %
Aucune 3,1 %

Cet article contient des statistiques sur la démographie du Mexique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la conquête espagnole, la population de l'actuel Mexique était de 18 à 25 millions de personnes[1]. En 1600, elle était tombée à un million d'habitants[1]. Cette baisse est principalement due aux maladies apportées par les conquistadors.

Population du Mexique[modifier | modifier le code]

Avec ses 106 682 500 habitants à la mi-2008[2], le Mexique est le troisième pays le plus peuplé d'Amérique après les États-Unis et le Brésil. Il est aussi le 11e pays le plus peuplé dans le monde.

La population a rapidement augmenté depuis les années 1960 ; elle a doublé entre 1970 et 2000. Toutefois, la croissance de la population a considérablement diminué dans les années 1990 et 2000. La fécondité reste cependant élevée dans les zones rurales, dans les communautés d'indigènes, alors que dans les villes la fécondité est plus basse.

L'émigration vers les États-Unis joue aussi un rôle important dans l'évolution de la population. En effet, le nombre de Mexicains résidant à l'étranger s'élèverait à 9 millions (2002), principalement aux États-Unis et dans une moindre mesure au Canada. Il faut ajouter aux Mexicains qui résident officiellement dans un autre pays, les Mexicains qui prirent la nationalité américaine et ceux qui vivent dans l'illégalité. Les 4 millions d'illégaux qui vivent aux États-Unis (2002) constituent un problème important dans les relations américano-mexicaines. Le président Vicente Fox Quesada voulait qu'ils soient légalisés, le gouvernement américain se montrait assez favorable, mais Washington est devenu beaucoup plus réticent à partir des attentats du 11 septembre 2001 (2003).

  • 97,4 millions (1999)
  • 94,8 millions d'habitants au milieu de l'année 1996. Le taux de croissance est de 1,93 (Source bibliothèque du Congrès)

Taux de croissance annuel 1,3 % (1999-2015)

Espérance de vie : 72,4 ans (1999)

Selon l'INEGI, il y a eu en 1998 : 2 668 429 naissances et 444 665 décès, ce qui voudrait dire que la population se serait accrue de plus de 2 millions d'habitants en un an mais cela n'est pas exact car on doit prendre en considération que chaque année un demi million de personnes émigrent vers d'autres pays - y compris les États-Unis-, alors il est plus précis de dire que la population s'accroît de 1 million et demi par an.

Le taux de fécondité est de 2,3 enfants par femme.

Ethnologie[modifier | modifier le code]

60 % des Mexicains sont des métis, c'est-à-dire des descendants à la fois des colonisateurs espagnols et des indigènes. Dans certaines régions du Mexique, particulièrement dans l'État de Veracruz et dans la Costa Chica (sud-ouest du pays sur la côte Pacifique), on rencontre parfois de nombreux métis descendant aussi de Noirs provenant d'Afrique.

Les indigènes ou personnes à prédominance indigène constitueraient 7 % de la population totale. Cette estimation est d'autant plus difficile à faire, car le gouvernement utilise des critères linguistiques plutôt que des critères raciaux. Les indigènes sont les plus nombreux dans les États du Chiapas, Oaxaca, et à l'intérieur de la péninsule du Yucatán. De grandes minorités, tels les Nahuas, Tarasques, et Mixtèques sont présentes dans le centre du pays. Dans le nord, les indigènes sont encore moins nombreux. Parmi ces populations, on trouve les Tarahumaras qui vivent dans l'État de Chihuahua et les Yaquis dans l'État de Sonora.

Un autre pourcentage de Mexicains (environ 25 %), que l'on trouve surtout à Mexico et dans les grandes villes, ne descendent que d'Européens, principalement des Espagnols. Les personnes issues d'européens sont appelées au Mexique criollos (créoles, le mot français vient de l'espagnol). Durant la période du second empire du Mexique et de la présidence de Porfirio Díaz à la fin XIXe siècle et début du XXe siècle, quelques Français (Basques) mais aussi originaires de la Vallée de l'Ubaye[3] et Allemands émigrèrent au Mexique et vinrent s'ajouter aux Espagnols. Dans les années 30, de nombreux Espagnols fuyant la guerre d'Espagne vinrent se réfugier au Mexique (voir Cárdenas). De nombreux Polonais et Russes (dont une partie étaient juifs ashkénazes) émigrèrent au Mexique à la même époque. La plupart des émigrants de cette période vinrent s'installer dans la capitale.

Les Mexicains non indigènes, européens ou métis de ces deux cultures reprèsente environ 1 % de la population. Le Mexique compte aussi une importante communauté d'origine libanaise. Des asiatiques, dont un nombre important de Chinois arrivèrent à partir des Philippines à l'époque coloniale. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, les États-Unis menèrent une politique d'immigration stricte contre les asiatiques, cette décision entraîna l'arrivée de nombreux Chinois et Japonais dans le nord et l'ouest du Mexique.

Il faut aussi signaler quelques communautés isolées et assez réduites de mormons anglo-saxons et de mennonites d'origine allemande, principalement dans le nord du pays. Même si la plupart des Mexicains non indigènes se considèrent comme des métis, il n'y a aujourd'hui plus de frontière précise entre les différentes catégories. Les Mexicains ont tendance à ne se baser que sur la clarté de la peau pour distinguer les Mexicains de souche purement européenne des autres. De nombreux présidents et dirigeants créoles se sont succédé à la tête du pays depuis le XVIe siècle, mais seul deux indigènes, Benito Juárez, un zapotèque et Victoriano Huerta un huichol occupèrent la présidence du pays.

Recensements[modifier | modifier le code]

Le Mexique a mené douze recensements de la population. http://www.inegi.gob.mx/

Estimations en 2000[modifier | modifier le code]

Répartition par âge

0-14 ans : 34 % (garçons 17 306 548, filles 16 632 827)
15-64 ans : 62 % (hommes 30 223 317, femmes 31 868 213)
65 et plus : 4 % (hommes 1 927 850, femmes 2 391 011)

Croissance de la population : 1,53 %

Taux de naissance : 23,15 naissances par mille habitants

Taux de décès : 5,05 décès par mille habitants.

Taux de migration net : -2,84 migrants par mille habitants

Répartition par sexe

À la naissance : 1,05 garçons par fille
avant 15 ans : 1,04 garçons par fille
15-64 ans : 0,95 hommes par femme
65 ans et après : 0,81 hommes par femme
Population entière : 0,97 hommes par femme

Taux de mortalité infantile : 26,19 décès par mille naissance

Espérance de vie à la naissance : 71,49 ans

Hommes : 68,47 ans
Femmes 74,66 ans

Taux de fécondité : 2,67 enfants par femme

Toutes les statistiques se trouvant au-dessus sont des estimations pour 2000

Taux d'alphabétisation (personnes au-dessus de 15 ans sachant lire et écrire) (estimations en 1995) : 89,6 %

Hommes 91,8 %
Femmes : 87,4 %

Estimation 2010[modifier | modifier le code]

Le taux de natalité est de 21.01 naissances pour 1 000 habitants
Le taux de mortalité est de 4.73 décès pour 1 000 habitants

Taux de croissance naturelle de la population = 21.01 - 4.73 =16.28 pour 1 000 habitants

  • Taux de croissance totale de la population = Accroissement naturel + solde migratoire
Le solde migratoire est de -4.57 pour 1 000 habitants.

Taux de croissance totale de la population = 21.01- 4.73 - 4.57 = 11.71 pour 1 000 habitants

Le solde migratoire est traditionnellement négatif et s'élève à plus de 450 000 Mexicains par an. Les États-Unis restent la destination numéro 1.

La répartition par tranche d'âge de la population mexicaine est :

  • 0-14 ans : 31,1 %
  • 15-64 ans : 63,3 %
  • > 65 ans : 5,6 %

Les villes[modifier | modifier le code]

Mexico est de loin la ville la plus peuplée du Mexique. En 2001, Mexico comptait environ 8 590 000 habitants, ce nombre doit être porté à 20 millions si l'on considère aussi les banlieues.

Guadalajara et Monterrey sont aussi deux grandes villes.

Taux de mortalité[modifier | modifier le code]

Le taux de mortalité infantile est de 24,9 pour mille. À certains endroits, elle atteint 64 pour mille (certaines localités du Chiapas).faux faux

Santé[modifier | modifier le code]

La santé au Mexique est très basse dut au manque de prévention et d'information..faux faux

Maladies présentes au Mexique[modifier | modifier le code]

Les maladies particulières existant de façon significative au Mexique sont les suivantes :

Langues[modifier | modifier le code]

Castillan, langues mayas, nahuatl, et autres langues indigènes locales.

Religions[modifier | modifier le code]

89 % des Mexicains sont catholiques, 6 % protestants et 5 % d'une autre confession ou non-croyants (2000)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christian Duverger, « Espagnols-Indiens : le choc des civilisations », dans L'Histoire, n°322, juillet-août 2007, p.17
  2. INEGI,Consulta de resultados. Numeralia (Publicaciones de contenido general sobre el país), http://www.inegi.gob.mx/est/contenidos/espanol/proyectos/integracion/inegi324.asp?s=est&c=11722#tres, consulté le 23 juin 2008
  3. Voir article Vallée de l'Ubaye, ils seraient plusieurs dizaines de milliers de déscendants,
  4. Le Nouveau Monde Géopolitique des Amériques, Pascal Gauchon et Yves Gervaise, PUF, 2005, p.108

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]