Démographie du Cameroun

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Démographie du Cameroun
Évolution démographique du Cameroun
Évolution démographique du Cameroun
Dynamique
Population 20 549 221 hab.
Accroissement naturel 2,72 %
Indice de fécondité 4,1 enfants par
Taux de natalité 36,58 ‰
Taux de mortalité 10,40 ‰
Taux de mortalité infantile 58,51 ‰
Espérance de vie à la naissance 55,02 ans ans
Âge médian
Homme 19,2 ans
Femme 19,4 ans
Structure par âge
0-14 ans 40 8 %
15-64 ans 55 9 %
65 ans et plus 3 3 %
Rapport de masculinité
À la naissance 103 /100
Moins de 15 ans 102 /100
15-64 ans 101 /100
65 ans et plus 085 /100

Les 250 groupes ethniques estimés du Cameroun forment cinq grandes régions culturelles :

  • les peuples des plateaux de l'ouest, incluant les Bamiléké, Bamoun (ou Bamun) et d'autres groupes au nord-ouest
  • les peuples des forêts tropicales côtières, incluant les Bassa, Douala (ou Duala) et autres entités du sud-ouest
  • les peuples des forêts tropicales du sud incluant les Beti (ou Pahouins), Boulou, Ewondo et Fang (sous groupes des Béti-Pahouin) et les pygmées Baka
  • les peuples des régions semi-arides du nord (le Sahel) et les terres centrales incluant les Peuls (en anglais : Fulas ou Fulani ; en peul : Fulɓe)
  • les Kirdi dans le désert du nord et les terres centrales.

Peuples[modifier | modifier le code]

Il est difficile de comprendre le pays sans comprendre la répartition territoriale des différents peuples et leurs relations.

Principaux peuples:

Peuple The World Factbook, CIA[1]
Peuples des hauts plateaux 31 %
Peuples bantous du Sud 19 %
Kirdi 11 %
Peuls 10 %
Peuples bantous du Nord-ouest 8 %
Peuples de l'est 7 %
Autres peuples africains 13 %
Non-Africains <1 %
Peuple Université
Laval
Bamilékés et Bamouns 24,5 %
Fangs ou Beti (Eton, Ewondo et Bene, Bulu, Fong,Manguissa) 18,6 %
Douala, Lundu et Bassa 14,7 %
Peuls 9,6 %
Tikar 3,4 %
Mandara 5,7 %
Maka 4,9 %
Chamba 2,4 %
Mboum 1,3 %
Haoussas 1,2 %


Religions[modifier | modifier le code]

  • Catholiques : 38,4 %[2]
  • Protestants : 26,3 %[2]
  • Orthodoxes : 0,5 %[2]
  • Autres chrétiens : 4 %[2]
  • Musulmans : 20,9 %[2]
  • Animistes : 5,6 %[2]
  • Autres religions : 1 %[2]
  • Libre-penseurs : 3,2 %[2]

Le Cameroun peut être cité comme exemple de cohabitation religieuse, puisqu'il n'existe quasiment aucune friction entre les différentes communautés religieuses qui vivent totalement en paix.

Émi-immigration[modifier | modifier le code]

De nombreux Camerounais vivent à l'étranger et représentent un apport considérable de devises pour le pays. L'ONG Solutions aux migrations clandestines (SMIC), en partenariat avec l'UE, estime à environ 200 000 les Camerounais qui tentent chaque année d'émigrer en Europe par la route[3].

En 1999, 26 890 Camerounais vivaient en France de manière régulière (hors double nationaux) selon l'INED. Ces chiffres sont en hausse constante[4].
Le nombre de Français vivant au Cameroun a connu une baisse régulière. Ainsi, en 1995, 6 385 Français vivaient au Cameroun, contre 6 024 en 2004, soit l'une des plus fortes baisses du nombre de Français à l'étranger pour un pays[5].

Selon certaines sources, il y aurait jusqu'à trois millions d'étrangers au Cameroun, soit 20 % de la population, principalement des nigérians et des Tchadiens, sans-papiers pour la plupart[6], compte tenu du coût de la régularisation. C'est pourquoi des départs massifs d'étrangers sont organisés, comme par exemple, le 20 août 2006, le départ de 3 000 nigérians[7].

Suite à la signature d'accords tripartite entre le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le Cameroun et le Nigéria, des retours de réfugiés nigérians au Cameroun sont organisés[8]. Cependant, certains retours font suite au programme de rapatriement volontaire en faveur des Nigérians vivant au Cameroun, élaboré en 2004, car le prix des cartes de séjour peut représenter plusieurs mois de salaire, ce qui condamne beaucoup d'étranger à la clandestinité ou au retour. C'est dans ce programme que s'est inscrit le départ de 3 000 nigérians du Cameroun en août 2006. Chaque volontaire au retour obtenait en contre partie une somme de 400 000FCFA versée par le gouvernement fédéral du Nigéria. Le consul général du Nigéria au Cameroun, Gordon Harry Bristol, a toutefois constaté que certains utilisent souvent cette somme pour se relancer au Cameroun[9].

De nombreux étrangers se plaignent de discriminations[10]. Ainsi, par exemple, des restrictions sont apportées à l'accès à la propriété foncière des étrangers.

Par ailleurs, le gouvernement camerounais a mis en œuvre depuis plusieurs années un plan de « camerounisation » des emplois[11]. Cette politique vise à préférer les nationaux aux travailleurs étrangers en exigeant de ces derniers qu'ils obtiennent une autorisation, préalable à toute activité professionnelle. Cette mesure sert, selon le gouvernement, à préserver les emplois pour la population locale. Ainsi certaines professions sont interdites aux étrangers[12].

HIV/Sida[modifier | modifier le code]

  • Fréquence chez les adultes : 6,9 % (est. 2003)
  • Personnes vivant avec le virus : 560 000 (est. 2003)
  • Décès : 49 000 (est. 2003)


Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The World Factbook, « Cameroon », CIA,‎ 12 janvier 2011 (consulté le 29 janvier 2011)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Institut national de la statistique du Cameroun, « Etat et structure de la population : indicateurs démographiques » (consulté le 29 janvier 2011), p. 6
  3. Cameroon Tribune 15/11/2006
  4. 1975 : 8275 ; 1982 : 14118 ; 1990 : 18037 ; 1997 : 18348 ([1])
  5. Evolution de la population française dans le monde
  6. Régime juridique des étrangers au Cameroun - université de Cotonou
  7. Le Messager - 23/08/2006
  8. rapatriement des réfugiés nigérians
  9. Nigérians rapatriés du Cameroun (source: Le Messager 22/08/2006)
  10. Quand l’eldorado se transforme en cauchemar
  11. Décret no 77-67 du 15 mars 1977 portant création d'une commission nationale de camerounisation des emplois.
  12. Décret n° 93/571 du 15 juillet 1993 fixant les conditions d'emploi des travailleurs de nationalité étrangère pour certaines professions ou certains niveaux de qualification professionnelle