Démographie de la Namibie

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Démographie de la Namibie
Évolution démographique de la Namibie
Évolution démographique de la Namibie
Dynamique
Population 2 044 147 hab.
Accroissement naturel 0,59 %
Indice de fécondité 3,06 enfants par
Taux de natalité 24,32 ‰
Taux de mortalité 18,86 ‰
Taux de mortalité infantile 48,10 ‰
Espérance de vie à la naissance 43,39 ans
Âge médian
Homme 19,8 ans
Femme 20,1 ans
Structure par âge
0-14 ans 38,2 %
15-64 ans 58,1 %
Rapport de masculinité
À la naissance 103 /100
Moins de 15 ans 102 /100
15-64 ans 101 /100
65 ans et plus 84 /100
Migration
Solde migratoire 0,47 ‰
Composition linguistique
Anglais (officiel)  
Afrikaans  
Allemand  
Langues africaines en majorité bantoue mais aussi khoisane  
Composition ethnique
Noirs 84,5 %
Blancs 7 %
Origines multiples 8,5 %
Composition religieuse
Christianisme 80 à 90 %
Croyances africaines 10 à 20 %

Pays désertique, la Namibie ne compte que 2,1 millions d'habitants pour 842 000 km2 en 2011. La Namibie est l'un des trois pays à la plus faible densité au monde.

Inégalement réparti sur le territoire, le peuple de Namibie se subdivise en 11 groupes ethniques parlant 12 langues et 25 dialectes principaux.

En atteignant 2 millions d'habitants en 2003, la répartition démographique a été peu modifiée. Les Blancs sont les seuls à avoir vu leur population relative légèrement baisser (140 000 résidents soit 7 %). Le poids des bantouphones est passé de 75 à 84 % de la population totale.

En juillet 2003, la population recensée était de 1 927 447 habitants (dont 38 % âgés de moins de 15 ans et 4 % de plus de 65 ans).

L'espérance de vie est de 43 ans, en chute constante. Le pays est en effet l'un des plus touché par le virus du SIDA.

Les noirs représentent 84,5 % de la population contre 7 % de blancs, 6,5 % de métis et 2 % de chinois.

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

La répartition géographique a longtemps stagné des débuts de la colonisation jusqu'à l'indépendance.

L'essentiel de la population vivait dans la partie nord et septentrionale du pays (Ovamboland, Kavangoland) et dans le Hereroland.

En 1958, la ville la plus peuplée du pays, la capitale Windhoek, comptait 20 000 habitants dont un peu plus de 10 000 blancs (95 % des habitants de la ville elle-même). En 1997, 65 % des habitants de Windhoek vivaient dans le township de Katutura alors que la ville comptait encore plus de 80 % de résidents blancs.

Cette évolution de Windhoek est symptomatique de l'évolution de la répartition géographique des 2/3 du territoire namibien à ceci près que les zones désertiques ou d'élevages ont gardé la même densité.

Migration et composition culturelle[modifier | modifier le code]

On distingue :

  • 49 % d'Ovambos,
  • 9 % de Kavangos,
  • 6,5 % de Métis et Basters
  • 7 % de Blancs (60 % Afrikaners, 32 % germanophones, 7 % anglophones, 1 % lusophones)
  • 7 % de Hereros,
  • 7 % de Damaras,
  • 5 % de Namas,
  • 4 % de Capriviens,
  • 3 % de Bushmen,
  • 0,5 % de Tswanas
  • 0,4 % de Himbas
  • 2 % de Chinois

L'anglais, langue officielle du pays n'est la langue maternelle que de 7 % de la population.

L'afrikaans demeure la lingua franca et langue de communication usuelle.

Femme Himba

Démographie au moment de l'indépendance (1990)[modifier | modifier le code]

  • Le plus ancien groupe culturel est celui des khoïsans (160 000) réparti en trois sous-groupes ethniques :
    • les San (30 000 soit 2 % de la population totale),
    • les Damaras (77 000),
    • les Namas (49 000 soit 5 % de la population totale).
  • Le second groupe est celui des Bantouphones (75 % de la population) divisés en 5 ethnies qui sont elles-mêmes morcelées en tribus.
    • La plus importante est celle des Ovambos (500 000) qui constituent à eux-seuls la moitié de la population namibienne. Les Ovambos sont répartis eux-mêmes en sept tribus et une importante partie d'entre eux vivent en Angola.
    • Les Kavangos (95 000), divisés en 5 tribus
    • Les Hereros (77 000),
    • Les Capriviens (39 000),
    • Les Tswanas (7 000).
  • Les Blancs sont au nombre de 100 000 auxquels s'ajoutent, en 1990, 20 000 soldats sud-africains. Les Blancs se distinguent également
  • Les Métis (60 000) appartiennent à deux catégories distinctes :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Lugan, Le Sud-Ouest Africain dans Histoire de l'Afrique du Sud, p. 249-252, Perrin, 1990
  • Christian Bader, La Namibie, Karthala, 1997
  • John Gunther, L'autre Afrique, Gallimard, 1958, 570 p.

Sources[modifier | modifier le code]