Démographie de l'Italie

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Démographie de l’Italie
Évolution de la population entre 1861 et 2008.
Évolution de la population entre 1861 et 2008.
Dynamique (2012)
Population 60 626 442 hab.
Accroissement naturel 0,38 %
Taux de natalité 9,06 ‰
Taux de mortalité 9,93 ‰
Taux de mortalité infantile 3,36 ‰
Espérance de vie à la naissance 81,86 ans
Âge médian
Homme 42,4 ans
Femme 44,7 ans
Structure par âge (2006)
0-14 ans 13,8 %
15-64 ans 65,9 %
65 ans et plus 20,3 %
Rapport de masculinité (2012)
À la naissance 106 /100
Moins de 15 ans 105 /100
15-64 ans 98 /100
65 ans et plus 74 /100
Migration
Solde migratoire 4,67 ‰

Selon les données de l'Istituto nazionale di statistica (ISTAT), l'Italie compte lors du dernier recensement décennal, au 9 octobre 2011, 59 464 644 habitants[1]. Ce recensement constate qu'il y aurait 1,3 million de « disparus », ce chiffre constitue la différence entre le recensement de 2011 et les estimations basées sur le recensement de 2001, l'accroissement naturel et le solde migratoire; 60 626 442 en 2011[2] 60 387 000 en 2010, 60 045 068 en 2009… Ces disparus peuvent s'expliquer soit par une surestimation en 2001, par une sous-estimation en 2011, ou encore par une mauvaise estimation des soldes naturels et migratoires.

L'Italie est un pays très hétérogène dans de nombreux aspects socioculturels (langues, cultures). Longtemps pays à forte natalité dont les jeunes devaient émigrer pour éviter le chômage, l'Italie est devenue en près de vingt ans un pays où le taux de natalité est très bas, inférieur certaines années au taux de mortalité, vieillissant et accueillant de plus en plus d'immigrés (4 millions dont 1 million en situation irrégulière début 2007, soit 7 % de la population, provenant surtout des régions de la Méditerranée et de la mer Noire, c'est-à-dire des Balkans et de l'Europe du Sud-Est).
C'est le cinquième pays d'Europe par la densité de population (198 habitants/km²)

Généralités[modifier | modifier le code]

  • Population: 59 464 644 (9 octobre 2011, recensement décennal).
  • Répartition des sexes: en octobre 2011, sur une population de 59 464 644 résidents, on comptait 28 750 942 hommes et 30 713 702 femmes.
  • Commune la plus peuplée : Rome avec 2 612 068 résidants.
  • Métropoles les plus peuplées : Milan, suivie de Naples, puis de Rome.
  • Commune la moins peuplée : Pedesina dans la province de Sondrio
  • Densité la plus élevée : Portici avec 12 311 h/km²

C'est le pays avec la moyenne d'âge la plus élevée de l'Union européenne (UE) et un de ceux où la fécondité est la plus faible (1,35 enfant par femme en 2006, en légère augmentation après avoir été à 1,29 voire à 1,19 en 1995).

Indice de vieillesse : 135,9 % (le plus élevé de l'UE) (seulement l'Allemagne, la Grèce, l'Espagne, le Portugal, la Slovénie et la Lettonie dépassent 100 %).

Fin 2004, la population était de 58 462 375 personnes, en augmentation de 574 130 par rapport à 2003. Cette augmentation est due pour l'essentiel au solde migratoire (+ 558 189) et non au solde naturel. En 2004, 250 000 mariages au lieu des 260 000 de l'année précédente (dont 68 % religieux, alors qu'ils étaient 75,3 % 5 ans auparavant).

Pendant 30 ans, à partir de 1965, la fécondité italienne a continuellement baissé pour atteindre le minimum historique de 1,19 enfant par femme en 1995. Le nombre des enfants nés vivants en 2004 a été de 562 599 (+ 18 536 par rapport à 2003) et celui des décès de 546 658 personnes (- 39 810 par rapport à 2003, année d'une sévère canicule estivale). Les enfants naissent davantage dans le Nord-Est (+6,3 %), dans le Nord-Ouest(+ 5 %) et dans l'Italie centrale (+5,3 %) que dans les autres macrorégions.

34,6 % de la population réside dans les communes de plus de 50 000 habitants. Les 103 villes chefs-lieux de province ont connu une forte croissance démographique, surtout due à l'immigration. Sur les 12 communes de plus de 250 000 habitants, où habitent 9 millions d'Italiens (15,3 %), on assiste à une augmentation de la population de + 82 000 habitants (+0,9 %). À l'exception de Vérone et de Rome, toutes les grandes communes du Nord et du Centre présentent un solde naturel négatif.

Principales aires métropolitaines (agglomérations)[modifier | modifier le code]

Ville Agglomération Aire urbaine métropolitaine Superf.
(en km²)
1 Rome 4 373 992 7 000 000 12 000 km2
2 Milan 4 022 723 4 340 000 3 089 km2
3 Naples 3 865 701 5 000 000 2 300 km2
4 Turin 1 707 201 1 127 km2
5 Palerme 1 014 119 1 040 000 1 391 km2
6 Catane 872 180 939 km2
7 Florence 870 770 1 500 000 4 844 km2
8 Gênes 690 977 1 400 000 4 200 km2
9 Bari 620 000 1 000 000 2 270 km2
10 Bologne 572 965 980 000 3 703 km2
11 Cagliari 370 000 470 000 1 800 km2
12 Venise 360 000 6 680 km2
13 Messine 250 000 480 000 1 135 km2
14 Reggio Calabria 240 000 380 000 1 165 km2
15 Trieste 220 000 240 000 212 km2

Mouvement naturel de la population[modifier | modifier le code]

Année Population
1er janvier
Naissances Taux natalité
en ‰
Taux fécondité Nbre de décès Taux mortalité
en ‰
1952 47.540.154 863.661 18,1 2,33 484.470 10,1
1955 48.476.568 879.130 18,0 2,33 449.058 9,2
1960 50.025.501 923.004 18,3 2,41 480.848 9,5
1965 51.906.800 1.017.944 19,5 2,66 516.922 9,9
1970 53.685.301 917.496 17,0 2,43 528.622 9,8
1975 55.293.037 841.858 15,1 2,21 556.019 10,0
1976 55.588.966 806.358 14,4 2,11 556.143 9,9
1977 55.847.553 757.281 13,5 1,98 547.011 9,7
1978 56.063.271 720.545 12,8 1,87 539.685 9,6
1979 56.247.019 682.742 12,1 1,76 541.825 9,6
1980 56.388.481 657.278 11,6 1,64 559.376 9,9
1981 56.479.287 628.113 11,1 1,59 540.764 9,5
1982 56.524.064 634.794 11,2 1,56 537.784 9,5
1983 56.563.031 612.936 10,8 1,51 563.807 9,9
1984 56.565.118 597.560 10,5 1,46 535.661 9,4
1985 56.588.319 589.233 10,4 1,42 549.529 9,7
1986 56.597.823 561.972 9,9 1,35 545.189 9,6
1987 56.594.488 560.265 9,8 1,33 534.993 9,4
1988 56.609.376 577.856 10,2 1,36 537.545 9,4
1989 56.649.201 567.268 10,0 1,33 531.557 9,3
1990 56.694.360 580.761 10,2 1,33 544.397 9,5
1991 56.744.119 556.175 9,8 1,31 547.131 9,6
1992 56.757.236 575.216 10,1 1,31 545.038 9,5
1993 56.960.300 552.587 9,6 1,27 555.043 9,7
1994 57.138.489 536.665 9,3 1,22 557.513 9,7
1995 57.268.578 526.064 9,1 1,18 555.203 9,6
1996 57.332.996 536.740 9,3 1,19 557.756 9,7
1997 57.460.977 540.048 9,3 1,21 564.679 9,8
1998 57.563.354 532.843 9,2 1,21 576.911 10,0
1999 57.612.615 537.242 9,3 1,22 571.356 9,9
2000 57.679.895 543.039 9,4 1,24 560.241 9,6
2001 56.915.744 535.282 9,3 1,25 548.254 9,6
2002 56.993.742 538.198 9,4 1,26 557.393 9,7
2003 57.321.070 544.063 9,4 1,29 586.468 10,2
2004 57.888.245 562.599 9,7 1,33 546.658 9,4
2005 58.462.375 554.022 9,5 1,32 567.304 9,7
2006[3] 58.751.711 560.010 9,5 1,35 557.892 9,4
2007[4] 59.131.287 563.933 9,5 1,34 557.000 9,4
2008[5] 59.619.290 576.659 9,5 1,38 570.801 9,5
Population
1er janvier
Naissances Taux natalité Taux fécondité Nbre de décès Taux mortalité

Sources :

Fécondité des régions[modifier | modifier le code]

Indice de fécondité :

1960 2,41 ; 1961 2,41 ; 1962 2,46 ; 1963 2,55 ; 1964 2,7 ; 1965 2,67 ; 1966 2,63 ; 1967 2,54 ; 1968 2,49 ; 1969 2,51 ; 1970 2,43 ; 1971 2,41 ; 1972 2,36 ; 1973 2,34 ; 1974 2,33 ; 1975 2,21 ; 1976 2,11 ; 1977 1,98 ; 1978 1,87 ; 1979 1,76 ; 1980 1,64 ; 1981 1,62 ; 1982 1,59 ; 1983 1,52 ; 1984 1,46 ; 1985 1,39 ; 1986 1,34 ; 1987 1,28 ; 1988 1,32 ; 1989 1,28 ; 1990 1,26 ; 1991 1,27 ; 1992 1,31 ; 1993 1,25 ; 1994 1,22 ; 1995 1,18 ; 1996 1,21 ; 1997 1,22 ; 1998 1,19 ; 1999 1,23 ; 2000 1,24 ; 2001 1,26 ; 2002 1,26 ; 2003 1,28 ; 2004 1,33 ; 2005 1,32 ; 2006 1,35 ; 2007 1,34 ; 2008 1,38 ;

En 2008 la fécondité italienne affiche une légère remontée, poursuivant ainsi un mouvement entamé il y a une douzaine d'année : 1,38 enfant par femme. C'est le niveau le plus élevé enregistré depuis 23 ans. Le minimum historique avait été de 1,18 en 1995. Cette légère remontée est due à l'explosion de l'immigration constatée dès la fin des années 1990.

Mais l'évolution de la fécondité est loin d'avoir été identique dans les différentes régions du pays. Ainsi, alors que le nombre moyen d'enfants par femme se redressait de manière importante (de 20 à 30 %) en Italie du Nord et en Italie centrale, la fécondité des femmes du Mezzogiorno (Midi ou Italie du Sud) continuait encore à diminuer, comme le montre le tableau suivant :

Taux de fécondité
en 1995
Taux de fécondité
en 2006
Italie du nord 1,05 1,37
Italie centrale 1,07 1,29
Mezzogiorno 1,41 1,33
Total Italie 1,18 1,35

Parmi les régions, c'est toujours le Trentin-Haut-Adige qui mène au niveau de la fécondité (avec 1,54 enfants par femme). Cette région est suivie de la Campanie (1,45), puis de la Lombardie (1,41) et de la Sicile (1,41). Ce sont les seules régions à afficher une fécondité supérieure à la moyenne nationale.

Quant aux régions les moins fécondes, ce sont la Sardaigne (1,06), le Molise (1,17) et la Basilicate (1,18).

Pyramide des âges de l'Italie[modifier | modifier le code]

Habitants recensés (en milliers)

La pyramide des âges (les femmes à droite, les hommes à gauche) a une forme de 'sapin de Noël, typique des populations vivant la dénatalité et en voie de vieillissement accéléré. La pyramide est fort semblable à celles de l' Espagne et de l'Allemagne. On peut constater que les personnes âgées de 70 à 74 ans sont plus nombreuses que les enfants de 0 à 4 ans.

Le vieillissement serait plus manifeste encore sur une pyramide dessinée sur base des seuls citoyens italiens, à l'exclusion des étrangers, dont la forte natalité contribue à gonfler le nombre des jeunes enfants.

Mouvements de la population par région[modifier | modifier le code]

Région Naissances Nbre de décès Solde naturel Excédent migratoire Population 31-12
Italie 2002 538.198 557.393 -19.195 346.523 57.321.070
Italie 2003 544.063 586.468 -42.405 609.580 57.888.245
Italie 2004 562.599 546.658 15.941 558.189 58.462.375
Italie 2005 554.022 567.304 -13.282 302.618 58.751.711
2006 par région
Piémont 37.851 47.400 -9.549 20.644 4.352.828
Val d'Aoste 1.250 1.242 8 826 124.812
Lombardie 95.156 84.834 10.322 59.917 9.545.441
Trentin-Haut-Adige 10.602 8.272 2.330 7.245 994.703
Vénétie 47.055 42.118 4.937 30.304 4.773.554
Frioul 10.355 13.676 -3.321 7.645 1.212.602
Ligurie 12.146 21.092 -8.946 6.690 1.607.878
Émilie 39.435 45.508 -6.073 41.780 4.223.264
Toscane 31.595 39.815 -8.220 26.559 3.638.211
Ombrie 7.822 9.518 -1.696 6.785 872.967
Marche 13.757 15.809 -2.052 9.341 1.536.098
Latium 52.913 48.938 3.975 184.555 5.493.308
Abruzzes 11.087 13.223 -2.136 6.626 1.309.797
Molise 2.461 3.599 -1.138 305 320.074
Campanie 62.279 47.177 15.102 -15.844 5.790.187
Pouilles 37.764 32.738 5.026 -6.675 4.069.869
Basilicate 4.958 5.667 -709 -2.039 591.338
Calabre 18.328 17.414 914 -7.277 1.998.052
Sicile 49.940 45.979 3.961 -4.312 5.016.861
Sardaigne 13.256 13.873 -617 4.383 1.659.443
Total Italie 2006 560.010 557.892 2.118 377.458 59.131.287
dont :
Italie du nord 253.850 264.142 -10.292 175.051 26.835.082
Italie centrale 106.087 114.080 -7.993 227.240 11.540.584
Mezzogiorno 200.073 179.670 20.403 -24.833 20.755.621
Région Naissances Nbre de décès Solde naturel Excédent migratoire Population 31-12

Source :

Population des provinces italiennes[modifier | modifier le code]

Les étrangers en Italie[modifier | modifier le code]

Mouvements au sein de la population étrangère[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2009, la population étrangère se montait à 3 891 295 personnes et se composait de 1 913 602 hommes et 1 977 693 femmes.

2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Population étrangère au 1er janvier : 1.356.590 1.549.373 1.990.159 2.402.157 2.670.514 2.938.922 3.432.651 3.891.295
- Naissances : 33.593 33.691 48.925 51.971 57.765 64.049 72.472
- Décès : 2.137 2.559 2.931 3.133 3.447 3.670 4.278
Solde naturel : 31.459 31.132 45.994 48.838 54.318 60.379 68.194
Solde migratoire : 173.594 426.859 385.144 248.178 237.614
Naturalisations : 12.267 17.205 19.140 28.659 35.266 45.485 53.696
Population étrangère au 31 décembre : 1.549.373 1.990.159 2.402.157 2.670.514 2.938.922 3.432.651 3.891.295
Etrangers en % : 2,7 3,4 4,1 4,5 5,0 5,7 6,5

Source : [6]

L'immigration est récente et progresse rapidement. La fondation ISMU a annoncé en mars 2007 [2], que fin 2006, il y avait en fait 4 millions d'étrangers, dont un million en situation irrégulière. Les naissances d'enfants étrangers constituent déjà en 2008 quelque 12 % des nouveau-nés d'Italie, malgré une répartition par sexe parfois fort déséquilibrée dans certaines communautés étrangères. Quoique encore assez réduit, le nombre des naturalisations croît rapidement.

En 2007, le solde migratoire était évalué par l'ISTAT à 380 000 personnes, en nette augmentation par rapport aux deux années précédentes[7].

Répartition des étrangers par nationalité et par sexe[modifier | modifier le code]

Les chiffres concernent le 1er janvier de chaque année :

2004 2005 2006 % femmes 2007 2008 Croissance
2004-2008 (%)
Roumanie 177.812 248.849 297.570 51,8 342.200 825.278 251,7
Albanie 270.383 316.659 348.813 43,6 375.947 401.949 48,7
Maroc 253.362 294.945 319.537 39,0 343.228 365.908 44,4
Chine 86.738 111.712 127.822 46,6 144.885 156.519 80,4
Ukraine 57.971 93.441 107.118 81,8 120.070 132.718 128,9
Philippines 72.372 82.625 89.668 59,0 101.337 105.675 46,0
Tunisie 68.630 78.230 83.564 33,7 88.932 93.601 36,4
Pologne 40.314 50.794 60.823 72,9 72.457 90.218 123,8
Macédoine 51.208 58.460 63.245 41,1 74.162 78.090 52,5
Inde 44.791 54.288 61.847 38,0 69.504 77.432 72,9
Équateur 33.506 53.220 61.953 61,6 68.880 73.235 118,5
Pérou 43.009 53.378 59.269 61,8 66.506 70.755 64,5
Égypte 40.583 52.865 58.879 27,7 65.667 69.572 71,4
Moldavie 24.645 47.632 55.803 68.591 178,3
Serbie-et-Monténégro 51.708 58.174 64.070 44,7 64.411 68.542 32,6
Sénégal 46.478 53.941 57.101 17,0 59.857 62.620 34,7
Sri Lanka 39.231 45.572 50.528 43,9 56.745 61.064 55,7
Allemagne 34.664 38.135 40.163 15,9
Ghana 29.252 36.540 38.400 31,3
(…)
France 61.0 30.803
(…)
Suisse 56.3 9.798
(…)
Belgique 59.1 5.813
Total Italie 1.990.159 2.402.157 2.670.514 49,4 2.938.922 3.632.651 72,5

Les migrants originaires des pays du bassin de la Méditerranée et de la mer Noire constituent la grande majorité des étrangers. À cela s'ajoutent d'importantes communautés originaires de Chine, d'Inde, du Sri Lanka, des Philippines, de Pologne et de quelques pays d'Amérique du Sud.

Toutes les nationalités progressent, certaines considérablement. Les Roumains et les Moldaves, culturellement proches des Italiens, ainsi que les Ukrainiens voisins font un bond très important en trois ans. C'est aussi le cas des Polonais.

Certains groupes d'Europe de l'Est, comme les Ukrainiens et les Polonais, se caractérisent par une très importante majorité de femmes, ce qui correspond à de nombreuses unions entre un homme italien et une femme étrangère. Par contre ces dernières sont parfois fort minoritaires au sein des communautés de religion majoritaire musulmane, comme les Tunisiens, les Égyptiens et surtout les Sénégalais.
À l'inverse de ce qui se passe en Espagne, sujette elle aussi à une intense immigration récente, les citoyens de pays de l'Europe du Nord et de l'Ouest et d'autres pays économiquement fort développés sont peu nombreux.

Source :

Répartition des entrées légales par région d'origine et de destination[modifier | modifier le code]

Les derniers chiffres disponibles sont ceux de l'année 2003 :

Région Europe (15) Autre Europe Total Europe Afrique Amérique Asie Océanie Total en 2003
Total Italie 31.036 227.562 258.598 72.566 60.326 48.011 800 440.301
Piémont 2.127 28.942 31.069 7.822 5.994 2.134 60 47.079
Val d'Aoste 75 321 396 197 123 29 1 746
Lombardie 5.482 35.431 40.913 18.839 17.029 12.118 118 89.017
Trentin-Haut-Adige 980 4.212 5.192 904 876 618 12 7.602
-- Bolzano 669 1.424 2.093 368 286 362 7 3.116
-- Trente 311 2.788 3.099 536 590 256 5 4.486
Vénétie 2.122 29.737 31.859 8.138 4.282 5.915 69 50.263
Frioul 876 6.157 7.033 1.264 1.076 678 29 10.080
Ligurie 1.021 4.263 5.284 1.505 5.970 672 14 13.445
Émilie 1.933 20.357 22.290 8.616 3.890 5.108 50 39.954
Toscane 1.899 18.109 20.008 4.233 3.569 4.710 51 32.571
Ombrie 535 6.188 6.723 1.131 1.618 439 10 9.921
Marche 990 8.913 9.903 2.383 1.889 1.850 23 16.048
Latium 3.138 23.889 27.027 3.324 5.533 4.956 88 40.928
Abruzzes 745 5.438 6.183 963 1.075 576 25 8.822
Molise 224 650 874 120 277 79 3 1.353
Campanie 2.006 14.924 16.930 3.661 1.921 2.283 46 24.841
Pouilles 1.777 5.960 7.737 1.765 1.138 823 45 11.508
Basilicate 276 1.226 1.502 305 226 266 9 2.308
Calabre 1.370 6.764 8.134 2.167 1.215 1.463 49 13.028
Sicile 2.676 4.954 7.630 4.260 2.112 2.847 78 16.927
Sardaigne 784 1.127 1.911 969 513 447 20 3.860
Total Italie 31.036 227.562 258.598 72.566 60.326 48.011 800 440.301
Italie du nord 14.616 129.420 144.036 47.285 39.240 27.272 353 258.186
Italie centrale 6.562 57.099 63.661 11.071 12.609 11.955 172 99.468
Mezzogiorno 9.858 41.043 50.901 14.210 8.477 8.784 275 82.647
Région UE 15 Autre Europe Total Europe Afrique Amérique Total Asie Océanie Total 2003

Source : ISTAT - Annuario statistico italiano 2006

En 2003, près de 60 % des immigrants provenaient d'Europe de l'Est et surtout du Sud-Est (particulièrement l'Albanie, la Roumanie, l'Ukraine et la Moldavie). Du point de vue des régions de destination, l'Italie du Nord se taille la part du lion et ce aussi bien les régions dites du Nord-Ouest (Piémont, Lombardie, Ligurie et Val d'Aoste), que celles du Nord-Est (Émilie-Romagne, Vénétie, Frioul-Vénétie-Julienne et Trentin-Haut-Adige).

Répartition des naissances au sein de la population étrangère[modifier | modifier le code]

En 2006, 57 765 bébés de nationalité étrangère sont nés en Italie, soit un peu plus de 10 % du total des naissances du pays. L'impact de l'immigration sur la natalité est cependant encore plus important : ce sont en fait 67 694 enfants dont la mère est étrangère qui sont venus au monde cette année-là, tandis que le nombre de nouveau-nés dont un parent au moins était étranger se montait à plus ou moins 72 000, soit 13 % des naissances.

La taux de fécondité de l'Italie a été soutenue ces dernières années par celui des femmes étrangères comme le montre le tableau suivant se rapportant à l'année 2005 :

Taux de fécondité
en 2005
Taux de fécondité
en 2011
Nationalité italienne 1,24 1,33
Nationalités étrangères 2,41 2.07
Ensemble 1,32 1,42

Source :[8]

Les 20 premières nationalités de mères étrangères

Tableau des 20 premières nationalités des mères étrangères résidentes, avec les principaux indicateurs démographiques correspondants - chiffres de 2005 :

Pays
d'origine
Naissances
de mère
étrangère
en 2005
Nombre de naissances par femme
(Fécondité)
Pourcentage de
pères italiens
Au pays
d'origine
En Italie
Maroc 9.587 2,76 4,19 6,8
Albanie 8.209 2,29 2,75 9,9
Roumanie 8.154 1,32 1,98 28,0
Chine 4.177 1,70 2,92 3,0
Tunisie 2.366 2,00 4,52 5,5
Pologne 2.122 1,24 1,54 69,8
Ukraine 1.643 1,12 1,23 62,2
Philippines 1.627 3,22 1,81 9,2
Équateur 1.526 2,82 2,03 24,1
Égypte 1.492 3,29 5,53 3,3
Inde 1.488 3,07 3,15 1,6
Nigéria 1.467 5,85 2,20 19,9
Pérou 1.329 2,86 1,72 30,6
Macédoine 1.271 1,46 3,48 4,3
Bangladesh 1.269 3,25 3,82 0,6
Sri Lanka 1.149 1,97 2,41 1,3
Serbie-Monténégro 1.115 1,65 2,17 9,7
Moldavie 1.038 1,23 1,68 40,2
Pakistan 1.019 4,27 5,51 1,4
Brésil 942 2,35 1,58 83,5
Total Italie 67.694 1,32 2,41 -

Langues[modifier | modifier le code]

Selon les dispositions de l'article 6 de la Constitution italienne, confirmées par une loi du 15 décembre 1999, la langue et la culture des populations albanaises, catalanes, allemandes, grecques, slovènes et croates ainsi que celles parlant le français, le francoprovençal, le frioulan, le ladin, l'occitan et le sarde sont protégées. Le français est aussi langue officielle dans le Val d'Aoste, l'allemand et le ladin sont officiels dans le Trentin-Haut-Adige.Dans le Frioul-Vénétie Julienne:le frioulan, le slovène et l'allemand. Le sarde et le piémontais ont un statut protégé respectivement en Sardaigne et au Piémont.

Italien (officiel) ;
Allemand (officiel au Haut-Adige, 1991: 287 503 germanophones et 116 914 italophones) ;protégé au Frioul-Vénétie Julienne, dans des "îlots" montagneux de la province d'Udine(Timau,Sauris,Pontebba).
Français (officiel en Val d'Aoste). Le franco-provençal n'a pas de statut reconnu. Il est parlé non seulement en Val d'Aoste, mais aussi dans plusieurs hautes vallées du Piémont ;
Slovène protégé au Frioul-Vénétie Julienne, (à Trieste-Gorizia, dans le Val Resia en province d'Udine) ;
Sarde (Sardaigne), officiel et protégé ;
Ladin (officiel dans certaines vallées du Trentin-Haut-Adige) ;
Frioulan (au Frioul), provinces d'Udine,de Pordenone et de Gorizia ;pas de statut reconnu en Vénétie à Portogruaro et Sappada.
Occitan (vallées Occitanes, au sud-ouest du Piémont) ;
CatalanAlghero dans le nord-ouest de la Sardaigne) ;
Albanais (quelques villages de Calabre, de Basilicate et de Sicile).

Minorités[modifier | modifier le code]

Les minorités reconnues sont :

Minorités[9]
Groupe Population Langue maternelle Région
Sarde 1 269 000 sarde Sardaigne
Frioulan 526 000 frioulan Frioul-Vénétie julienne et Vénétie.
Tyrolien 290 000 allemand Trentin-Haut-Adige
Occitan 178 000 occitan Piémont, Ligurie, Calabre
Gitan 130 000 gitan toutes les régions
Arbëresh 98 000 albanais Sud
Francoprovençal 90 000 francoprovençal Piémont, Val d'Aoste, Pouilles
Slovène 70 000 slovène Frioul-Vénétie julienne
Ladin 55 000 ladin Trentin-Haut-Adige, Vénétie
Français 20 000 français Val d'Aoste
Grec 20 000 grec Calabre, Pouilles
Catalan 18 000 parler de l'Alguer (catalan) Sardaigne
Croate 2 600 croate Molise
Carinthien 2 000 allemand Frioul-Vénétie julienne
Carnien 1 400 frioulan Frioul-Vénétie julienne

Religions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion en Italie.

Le catholicisme est largement majoritaire avec environ 90 % de la population. Les pratiquants ne dépassant pas les 25 % de la population. Des communautés juive et protestante y sont établies depuis longtemps. Les Témoins de Jéhovah y sont plus représentés que dans le reste de l'Europe. À noter que l'immigration a engendré la naissance d'une communauté musulmane mais l'islam n'est pas reconnue par l'État.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]