Démographie de l'Aveyron

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Avec près de 276 000 résidents (32 habitants au km²), le département de l'Aveyron est moyennement peuplé[1] puisqu'il se situe à la 78e place sur 100 départements Français. Il est le 3e territoire de la région Midi-Pyrénées concentrant le plus d'habitants après la Haute-Garonne et le Tarn.

Recensements et analyses[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
- 318 340 331 921 339 422 359 056 370 951 375 083 389 121 394 183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
393 890 396 025 400 070 402 474 413 826 415 075 415 826 400 467 389 464
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
382 074 377 299 369 448 332 940 328 886 323 782 314 682 307 717 292 727
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
287 144 281 568 278 306 278 654 270 141 264 048 273 377 274 425 275 890
(Sources : INSEE)

Position de l'Aveyron en termes de population[modifier | modifier le code]

L'Aveyron est classé 78e sur 100 départements français en termes de population.

Histoire démographique de l'Aveyron[modifier | modifier le code]

La fin du XIXe siècle a connu un pic de peuplement : 415 826 habitants en 1886[2], mais depuis – et notamment à la suite de la guerre de 1914-1918 et de l'exode rural – le département a perdu de très nombreux habitants. On évalue à 320 000 le nombre d'aveyronnais d'origine dans la région parisienne. Une petite communauté aveyronnaise s'est également installée à Pigüe en Argentine.


Répartition de la population[modifier | modifier le code]

La population est néanmoins très inégalement répartie sur le territoire de l'Aveyron. Dans le centre-ouest de l'Aveyron, vers Rodez, la population est très élevée et très concentrée (la ville de Rodez comptant ainsi près de 2 200 habitants au km²). Pour la bordure ouest du département, avec les villes de Decazeville et Villefranche-de-Rouergue, la densité dépasse les 100 habitants au km². Millau, deuxième ville de l'Aveyron, possède une densité de 1 700 habitants au km². Cependant, certaines zones de l'Aveyron, comme l'Aubrac, le Larzac et le Causse Noir ont de très faibles densités de population (7 habitants au km² à Saint-Chély-d'Aubrac, 5 sur le canton de Cornus sur le Larzac, 3 à Peyreleau dans le Causse Noir). C'est donc un département géographiquement et humainement diversifié.

  • Un gain de plus de 12 000 habitants sur 10 ans :

L'Aveyron a gagné près de 12 081 habitants, soit une progression proche de l'ordre des 5,00 % entre les deux derniers recensements (1999 et 2008) avec un solde migratoire apparent (différence entre les entrées et les sorties) négatif (- 0,2) et un solde naturel positif (+ 0,7)[3]. Il est à noter que des populations venant des régions marseillaise et bordelaise, ainsi que de l'Europe de l'ouest et du Maghreb s'installent, depuis peu, dans ce département et notamment dans les régions urbaines, l’ouvrant un peu plus sur la richesse des différentes cultures. Aujourd'hui on observe que les populations s'installent aux abords des grandes villes, tel que Rodez ou Millau[4]

Projections et analyses[modifier | modifier le code]

La population du département vieillit, comme sur le reste de la Région, voire de toute la France. La pyramide des âges de l'Aveyron préfigurerait celle de la France de 2015 : 28 % de la population a plus de 60 ans, 25 % moins de 20 ans, 47 % se situant entre 20 et 60 ans. Les grandes villes situées non loin de l'Aveyron - Toulouse, Montpellier et Clermont-Ferrand - attirent les populations jeunes et les plus fortement diplômées, bien que Rodez ait fait depuis ces dix dernières années de gros efforts pour les garder (enseignement supérieur, culture, animations), ce qui porte ses fruits aujourd'hui. Les personnes composant le solde de migration (positif) de ce département ont, pour la majorité, entre 25 et 45 ans et s'installent très souvent avec leur famille (enfants et adolescents) renforçant un peu plus le dynamisme du département. Ce phénomène s'accélère depuis ces dernières années, selon l'Insee. En tout état de cause, il est à noter que ce département devra continuer à faire face à l'avenir à la concurrence de centres urbains situés à proximité ou non loin de son espace, comme Albi, ville de taille moyenne, mais aussi et bien sûr résister à l'attractivité de Toulouse, Montpellier et Clermont-Ferrand ou à trouver avec ces dernières de nouvelles complémentarités. De plus, hier comme aujourd'hui, nombreux sont les jeunes Aveyronnais partant étudier en région parisienne de façon à acquérir une plus grande expérience avant un retour ou non dans le département.


Notes et références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]