Démographie de l'Allemagne

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Démographie de l’Allemagne
Image illustrative de l'article Démographie de l'Allemagne
Dynamique (2012)
Population 80 523 700 hab.
Accroissement naturel -0,2 %
Indice de fécondité 1,41 enfant par
Taux de natalité 8,33 ‰
Taux de mortalité 11,04 ‰
Taux de mortalité infantile 3,51 ‰
Espérance de vie à la naissance 80,19 ans
Âge médian (2011)
Homme 43,7 ans
Femme 46 ans
Structure par âge (2011)
0-14 ans 13,3 %
15-64 ans 66,1 %
65 ans et plus 20,6 %
Rapport de masculinité (2012)
À la naissance 106 /100
Moins de 15 ans 105 /100
15-64 ans 102 /100
65 ans et plus 76 /100
Migration
Solde migratoire 0,71 ‰
Composition linguistique
Allemand  
Composition ethnique
Allemands 91,5 %
Turcs 2,4 %
Autres 6,1 %
Composition religieuse
Protestantisme 34 %
Catholicisme 34 %
Islam 3,7 %
Aucune ou autres 28,3 %
Carte de l'Allemagne

Au 31 décembre 2013, l'Allemagne comptait environ 80 800 000 habitants, soit environ 300 000 habitants de plus qu'un an auparavant [1]. La population en Allemagne s'est stabilisée depuis 2000 grâce à un solde migratoire positif qui a compensé un faible taux de natalité.

Répartition de la population[modifier | modifier le code]

La population est répartie de façon très diversifiée. La ville de Berlin comptait en mai 2011 3 471 756 habitants. Dans les régions industrielles, le long du Rhin et dans la Ruhr, les villes se touchent sans délimitations distinctes. Ici vivent plus de 29 millions de personnes en 2006. Dans ces régions, de grandes concentrations urbaines se sont formées comme Essen, Cologne, Düsseldorf, Dortmund, Francfort ou Mannheim. À côté de ces régions fortement peuplées, s’en trouvent d’autres très faiblement peuplées comme les paysages de landes et de marais dans les plaines du Nord, la région de l’Eifel, des Alpes bavaroises, le petit Palatinat, la Marche de Brandebourg et la Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.

L’Ouest de l’Allemagne est beaucoup plus peuplé que les cinq nouveaux Länder de l’Est. En Rhénanie-Westphalie vit plus d'un cinquième de la population sur 10 % de la superficie du pays.

Presque un habitant sur trois vit dans une des 85 villes de plus de 100 000 habitants, soit environ 26 millions d’individus. Mais la majorité vit dans les villages et les petites villes : plus de sept millions vivent dans des communes qui ne dépassent pas 2 000 habitants. 46 millions vivent dans des communes comprises entre 2 000 et 100 000 habitants.

La population a commencé à diminuer en 1972. Depuis 1990, elle a eu tendance à remonter légèrement dans les anciens Länder de l'ouest, sous l'effet d'une importante immigration. Avec moins de neuf naissances pour mille habitants depuis 2001, l’Allemagne se situe parmi les pays au taux de natalité le plus faible.

En 2011 les autorités ont procédé au premier recensement depuis la réunification qui a établi une population d'un peu plus de 80 millions d'habitants

[2]

Land Chef-lieu Superficie
km²
Population
mai 2011
Densité
hab/km²
Bade-Wurtemberg Stuttgart 35.752 10.486.660 300
Bavière Munich 70.552 12.397.614 177
Berlin 892 3.292.365 3.806
Brandenbourg Potsdam 29.479 2.455.780 87
Brême Brême 404 650.863 1.641
Hambourg 755 1.706.696 2.309
Hesse Wiesbaden 21.115 5.971.816 289
Mecklembourg Schwerin 23.180 1.609.982 74
Basse-Saxe Hanovre 47.624 7.777.992 168
Rhénanie-du-Nord-Westphalie Düsseldorf 34.085 17.538.251 530
Rhénanie-Palatinat Mayence 19.853 3.989.808 204
Sarre Sarrebruck 2.569 999.623 409
Saxe Dresde 18.416 4.056.799 232
Saxe-Anhalt Magdebourg 20.446 2.287.040 121
Schleswig-Holstein Kiel 15.799 2.800.119 179
Thuringe Erfurt 16.172 2.188.589 144
357.093 80.219.695 225

Villes avec plus de 100 000 habitants[modifier | modifier le code]

90 % de la population vit en ville. Cependant, il n'existe pas de métropole écrasant l'espace allemand comme le font Paris et Londres pour leur territoire national. Il y a 81 villes avec plus de 100 000 habitants en Allemagne. Voici une liste de ces villes, classée par nombre d'habitants :

# Ville Aire urbaine Commune
1 Ruhr (Essen, Dortmund, Duisbourg) 5 302 179 -
2 Berlin 4 971 331 3 439 132
3 Hambourg 3 134 620 1 755 333
4 Stuttgart 2 663 660 600 068
5 Munich 2 531 706 1 326 806
6 Francfort 2 517 561 667 330
7 Cologne 1 873 580 1 000 660
8 Düsseldorf 1 525 029 584 217
9 Bielefeld 1 297 876 323 615
10 Hanovre 1 294 447 519 619
11 Nuremberg 1 288 797 503 638
12 Brême 1 249 291 547 360

Évolution de la population de l'Allemagne[modifier | modifier le code]

Les chiffres de population pour la période allant de 1618 à 1913 concernent le territoire correspondant à l'Empire allemand de 1913. Ceux de 1925 et 1939 concernent le territoire de l'époque (République de Weimar) ; les suivants se rapportent au territoire actuel de la République Fédérale[réf. insuffisante][3] :

Année Population
1618 (env. 20.000.000)
1648 (env. 12.000.000)
1700 19.608.000
1725 20.109.000
1750 20.616.000
1775 21.145.000
1800 21.715.000
1825 26.514.000
1850 35.397.000
1875 42.537.000
Année Population
1900 56.356.200
1913 67.000.000
1925 63.363.000
1939 68.500.000
1950 68.377.000
1975 78.697.000
2000 80.600.000
2011 80.200.000
2012 80.500.000
2013 (31/12) 80.800.000

Mouvement naturel de la population[modifier | modifier le code]

Graphique des naissances et des décès de 1946 à 2006. Les naissances (en bleu) montrent nettement deux périodes de décrochage. La première spectaculaire (de 1968 à 1975) témoigne de l'effondrement de la fécondité. La seconde, après 1997, résulte du tarissement du nombre de femmes en âge d'avoir des enfants, avec maintien d'une très faible fécondité (passage à la deuxième génération de très basse fécondité).
Entre les deux, une baisse assez importante se produit de 1990 à 1995, liée à l'absorption de l'ancienne Allemagne de l'Est qui s'aligne rapidement sur la très basse fécondité ouest-allemande.
Fécondité ou nombre moyen d'enfants par femme en 2003: Vert: plus de 1,7. Jaune: 1,51 à 1,7. Brun-orange: 1,41 à 1,5. Rose: 1,31 à 1,4. Rouge: 1,3 ou moins.

La République fédérale d'Allemagne est l'un des premiers pays au monde qui fut touché par l'effondrement démographique contemporain, c'est ainsi le premier pays d'Europe à connaître une chute massive de la fécondité de sa population. Dès 1970 en effet, le taux de fécondité de 2,03 enfants par femme ne suffisait plus à assurer le simple remplacement des générations (contre 2,21 en 1969.) tombant ainsi sous le chiffre de 2,10 enfants par femme, généralement considéré nécessaire pour assurer le simple remplacement des générations. Dans les décennies suivantes, la chute s'est approfondie et la dénatalité est devenue chronique et structurelle, le taux de fécondité chute dés 1975 à 1,48 enfants par femmes. Parallèlement, le chiffre des naissances a diminué dans la même mesure. Dès la fin des années 1990, l'Allemagne doit faire face à une nouvelle glissade de sa natalité. De plus de 900 000 naissances en 1990, on tombe pour la première fois sous les 700 000 en 2005, et ce malgré une immigration importante tout au long de la période.

En 2005 une nouvelle chute est due au faible nombre de mères susceptibles de procréer, car les femmes de 20 à 40 ans sont désormais nées majoritairement dans la première phase de la dénatalité (1965-1985) et sont donc beaucoup moins nombreuses.

Après la Première Guerre mondiale la natalité diminue très rapidement. Le taux de natalité augmentera par la suite, passant de 14,7 naissances pour 1000 en 1933 à 20,4 en 1939.

Après la Seconde Guerre mondiale, la natalité baisse à nouveau et le Baby boom a lieu à partir de 1952 bien après l'ensemble des pays occidentaux et se termine vite 17 ans plus tard vers 1969. Dés 2000, l'Allemagne passe à la 3e place des pays européens avec le plus de naissances totales après avoir été dépassée par la France et à la 4e place en 2004 après avoir été dépassée par le Royaume-Uni.

Durant les neuf premiers mois de 2009, le nombre des naissances est passé de 517 500 à 491 600 par rapport à la même période de l'année 2008, ce qui représente une chute de 25 900 unités ou plus ou moins 5 % (chiffres provisoires obtenus d'après les registres). La dénatalité semble ainsi se poursuivre en Allemagne avec la même sévérité, et ce malgré les faibles mesures natalistes de 2007.

Sources [4],[5]:

Les inflexions récentes de la politique familiale[modifier | modifier le code]

Une des raisons de cette faible fécondité réside dans la difficulté pour les femmes à concilier vie familiale et vie professionnelle. L'habitude voulait que les mères restent à la maison et n'aient pas recours à une aide extérieure. Pendant longtemps la RFA a été réticente à toute politique incitative qui lui rappelait fâcheusement l'époque nazie ou communiste de la RDA. La coalition CDU-SPD a pris une série de mesures, sous la houlette de la ministre de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse, Ursula von der Leyen qui bouleverse la politique familiale. En 2007 un salaire parental a été créé. Il vient s'ajouter aux allocations familiales. Le parent qui arrête son travail pendant un an, touche une allocation représentant 67 % du salaire perdu, avec un plafond de 1 800 euros et un minimum de 300 euros[6]. La ministre a décidé la construction de 500 000 places de crèches d'ici à 2013 pour les enfants de 1 à 3 ans. Aujourd'hui, seuls 5 % à 9 % des besoins des Länder de l'Ouest sont couverts. L'aménagement du temps de travail, indispensable au développement de toute politique familiale, commence à entrer dans les négociations collectives.

Historique des naissances et des décès[modifier | modifier le code]

Année Naissances Taux de natalité Taux de fécondité Nbre de décès Taux de mortalité
1950 1 116 701 16,0 2,10 748 329 11,0
1955 1 113 408 15,8 2,18 795 938 11,3
1960 1 261 614 17,3 2,37 876 721 12,0
1964 1 357 304 18,0 2,53 870 319 11,5
1965 1 325 386 17,4 2,50 907 882 11,9
1970 1 047 737 13,4 2,03 975 664 12,4
1975 782 310 9,9 1,48 989 649 12,5
1980 865 789 11,0 1,56 952 371 12,1
1985 813 803 10,4 1,37 929 649 11,9
1986 848 232 10,9 1,41 925 426 11,9
1987 867 969 11,1 1,43 901 858 11,5
1988 892 993 11,4 1,46 900 627 11,5
1989 880 459 11,1 1,42 903 441 11,4
1990 905 675 11,4 1,454 921 445 11,6
1991 830 019 10,3 1,332 911 245 11,3
1992 809 114 10,0 1,292 885 443 10,9
1993 798 447 9,8 1,278 897 270 11,0
1994 769 603 9,4 1,243 884 661 10,8
1995 765 221 9,3 1,249 884 588 10,8
1996 796 013 9,7 1,316 882 843 10,7
1997 812 173 9,9 1,369 860 389 10,4
1998 785 034 9,5 1,355 852 382 10,3
1999 770 744 9,3 1,361 846 330 10,3
2000 766 999 9,3 1,378 838 797 10,2
2001 734 475 8,9 1,349 828 541 10,0
2002 719 250 8,7 1,341 841 673 10,2
2003 706 721 8,5 1,340 853 946 10,3
2004 705 622 8,5 1,355 818 271 9,9
2005 685 795 8,3 1,340 830 227 10,1
2006 672 724 8,2 1,331 821 627 10,0
2007 684 862 8,3 1,370 827 155 10,1
2008 682 514 8,3 1,376 843 593 10,3
2009 665 142 8,1 1,358 854 545 10,4
2010 [7] 677 947 8,3 1,393 858 768 10,5
2011 662 685 8,1 1,364 852 328 10,4
2012 673 570 8,4 1,378 869 582 10,8
Année Naissances Taux de natalité Taux de fécondité Nbre de décès Taux de mortalité

Sources [8],[9],[10]:

Historique du solde naturel[modifier | modifier le code]

année solde naturel
1950 368 372
1951 353 683
1952 337 445
1953 304 375
1954 334 452
1955 317 470
1956 325 058
1957 325 360
1958 357 452
1959 408 520
1960 384 893
1961 463 205
1962 437 720
1963 460 525
1964 486 985
1965 417 504
1966 406 319
1967 357 859
1968 238 447
1969 154 274
1970 72 073
1971 47 773
1972 -64 032
1973 -147 019
1974 -151 073
1975 -207 339
1976 -168 539
1977 -125 659
1978 -146 931
1979 -127 257
1980 -86 582
1981 -92 336
1982 -82 557
1983 -113 099
1984 -105 007
1985 -115 846
1986 -77 194
1987 -33 322
1988 -7 634
1989 -22 982
1990 -15 770
1991 -81 226
1992 -76 329
1993 -98 823
1994 -115 058
1995 -119 367
1996 -86 830
1997 -48 216
1998 -67 348
1999 -75 586
2000 -71 798
2001 -94 066
2002 -122 436
2003 -147 225
2004 -112 649
2005 -144 432
2006 -148 903
2007 -142 293
2008 -161 925
2009 -189 418
2010 -180 821
2011 -189 643
2012 -196 038

depuis 1972 le solde naturel est négatif, la population allemande ne se renouvelle plus depuis 40 ans . A partir des années 2000 on constate une accélération de ce phénomène.

De 1972 à 2012 les décès ont été supérieur d'environ 4 600 000.

Évolution de la natalité dans les Länder[modifier | modifier le code]

Source [11],[12]:

Land Population au
31 décembre 2005
(en milliers)
Naissances (en milliers) Population au
31 décembre 2011
(en milliers)
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2011
Bade-Wurtemberg 10.736 100 98 97 94 92 93 88.823 10.786
Bavière 12.469 114 112 111 107 105 107 103.668 12.596
Berlin 3.395 29 29 29 29 30 31 33.075 3.502
Brandebourg 2.559 18 18 18 18 18 19 18.279 2.496
Brême 663 5 6 5 5 6 6 5.388 661
Hambourg 1.744 15 16 16 16 16 17 17.125 1.799
Hesse 6.092 55 54 54 53 51 53 51.479 6.092
Mecklembourg 1.707 13 13 13 12 13 13 12.638 1.635
Basse-Saxe 7.994 73 71 70 67 65 65 61.280 7.914
Rhénanie-du-Nord-Westphalie 18.058 163 160 158 153 150 151 143.097 17.842
Rhénanie-Palatinat 4.059 35 34 33 33 32 33 31.081 3.999
Sarre 1.050 8 8 8 7 7 7 7.088 1.013
Saxe 4.274 32 32 33 33 33 34 34.423 4.137
Saxe-Anhalt 2.470 18 17 17 17 17 17 16.837 2.313
Schleswig-Holstein 2.833 25 24 24 23 23 23 21.331 2.838
Thuringe 2.335 17 17 17 17 16 17 17.073 2.221
Allemagne 82.438 719 707 706 686 674 685 662.685 81.844

Un effondrement démographique inévitable ?[modifier | modifier le code]

Projections démographiques réalisées en 2012[modifier | modifier le code]

Eurostat ( commission européenne chargée de l'information statistique ) a établi des projections démographiques jusqu'en 2060 pour tous les pays membres de l'UE dont l'Allemagne, il est avéré qu'avec le taux de fécondité actuel 1,4, et une absence d'apport migratoire , la population allemande se réduira de 22 millions d'habitants, passant d'un peu plus de 80 millions actuellement à 58 millions en 2060 cela représente une baisse de 28 % .

Année 2015 2020 2030 2040 2050 2060
Population 80 629 570 79 195 657 75 238 348 70 305 713 64 502 367 58 087 416

[13]

Cette projection d'Eurostat est sans doute très pessimiste car elle repose sur une absence d'apport migratoire, mais elle permet de comprendre l'ampleur du phénomène

Cette chute de la population s'accompagnerait d'un vieillissement prononcé, en 2060 les plus de 60 ans représenterai 1 habitant sur 3 [14]

le nombre d'actifs c'est-à-dire les citoyens qui travaillent, seraient deux fois moins nombreux dès 2050 selon l'agence allemande pour l'emploi

[15]

Ce vieillissement de la population, couplé à une baisse, entraînerait sans doute un délabrement du parc immobilier et des infrastructures, le pays serait en voie de désindustrialisation car l'industrie n'aura plus la substance humaine pour fonctionner, même si l'allongement de la durée du travail ou la robotisation peuvent contribuer à infléchir la tendance (référence ?).

L'immigration un moyen d'inflexion de tendance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration en Allemagne.

L' immigration s'était tarie durant les années 2000, elle reprend depuis 2010.

En mai 2011, les citoyens de 8 pays d'Europe centrale et de l'Est (Pologne, République Tchèque, Hongrie, Slovaquie, Slovénie, Lettonie, Lituanie, Estonie) ont vu les restrictions à l'accès au marché du travail en Allemagne tomber, ce qui a permis une intensification des flux migratoires.

Touchés de plein fouet par la crise de la zone euro depuis 2010, les citoyens des pays du Sud de l'Europe (Espagne, Italie, Grèce, Portugal) sont plus nombreux à se rendre en Allemagne pour y trouver du travail.

Le gouvernement allemand, avec l'appui de la chancelière Angela Merkel, a pris des mesures en 2012 et 2013 pour attirer les travailleurs hors UE, en permettant une meilleure reconnaissance des diplômes, en allégeant les lourdeurs administratives et en ouvrant désormais un certain nombre de métiers à cette main d'œuvre[16].

L'immigration intra-européenne semble être une solution à court terme car la plupart des pays membres de l'UE sont en train ou vont subir très prochainement eux aussi un vieillissement et un déclin démographique, et la crise en Europe du Sud qui sera certainement présente pour quelques années ne durera pas éternellement, il parait évident que l'Allemagne devra faire appel aux immigrés d'autres continents comme l'Asie ou l'Afrique.

D'une immigration conjoncturelle à une immigration structurelle[modifier | modifier le code]

Le 30 octobre 1961 l'Allemagne signa un accord de main d'œuvre avec la Turquie, avant, d'autres accords bilatéraux furent signé, avec l'Italie en 1955, et en 1960 avec l'Espagne et la Grèce [17], beaucoup de ces "travailleurs invités " contribuèrent au miracle économique allemand. Désormais, au delà du besoin de main d'œuvre, l'immigration permet à l'Allemagne d'éviter un dépeuplement important tout en atténuant le vieillissement. Désormais la question de l'intégration se pose plus que jamais outre-Rhin.

Film allemand sur l'immigration[modifier | modifier le code]

Almanya "Willkommen in Deutschland" [18] sorti en 2011 et réalisé par Yasemin Samdereli [19] est une production cinématographique retraçant l'histoire d'une famille Turque qui a émigré en Allemagne dans les années 60

Immigration et historique du solde migratoire de 1950 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

année solde migratoire
1950 17 992
1951 -37 722
1952 -47 707
1953 -20 665
1954 -24 722
1955 -9 056
1956 -9 015
1957 26 971
1958 50 655
1959 48 736
1960 176 442
1961 222 887
1962 240 126
1963 150 184
1964 240 842
1965 302 234
1966 93 562
1967 -205 808
1968 253 212
1969 544 046
1970 547 085
1971 382 069
1972 283 939
1973 352 564
1974 -34 600
1975 -223 902
1976 -92 847
1977 16 915
1978 100 851
1979 230 741
1980 296 791
1981 135 104
1982 -89 476
1983 -132 772
1984 -194 445
1985 55 559
1986 160 076
1987 193 247
1988 441 139
1989 593 962
1990 681 872
1991 602 523
1992 782 071
1993 462 096
1994 314 998
1995 397 935
1996 282 197
1997 93 664
1998 47 098
1999 201 975
2000 167 120
2001 272 723
2002 219 288
2003 142 645
2004 82 543
2005 78 953
2006 22 791
2007 43 284
2008 -55 743
2009 -12 782
2010 127 677
2011 279 330
2012 368 945
2013 437 303
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020

ici se présente le solde migratoire de 2013 par continent [20]

Continent Europe Asie Afrique Amérique Océanie
solde migratoire + 347 494 + 70 604 + 30 151 + 9 961 + 1 045

En Allemagne, c'est le concept de « Migrationshintergrund » qui prévaut dans les statistiques, expression que l'on pourrait traduire par « dont les origines sont issues des flux migratoires ». La population est ainsi, en quelque sorte, comptabilisée entre population de pure souche allemande et population mélangée et d'origine étrangère.

L'année 1950 est l'année de référence avant laquelle toute origine étrangère ou toute migration est ignorée. Cela s'explique facilement par l'extrême homogénéité de la population allemande après la Seconde Guerre mondiale, résultat de l'eugénisme nazi.

Est ainsi désigné comme personne ayant une « Migrationshintergrund » toute personne:

  • ayant elle-même immigré et ayant gardé sa nationalité étrangère
  • ayant elle-même immigré et ayant acquis la nationalité allemande par naturalisation (Einbürgerung)
  • ayant au moins un de ses parents ou de ses grands-parents qui est « issu des flux migratoires »

Ceci implique que seront comptabilisées, dans la population « mit Migrationshintergrund » à la fois un individu ayant un parent autrichien et un parent allemand, un individu dont tous les grands-parents sont d'origine turque, ou encore un individu d'origine allemande lointaine revenu en tant que « Spätaussiedler ».

Contrairement aux Pays-Bas, par exemple, où la différence entre «autochtone» et « allochtone » n'est valide que sur les 1re et 2e générations, les statistiques allemandes prévoient, a priori, de chiffrer l'ensemble des descendants (« Nachkommen »), y compris les mélanges.

De 1985 à 1990 inclus, l'Allemagne a reçu non moins de 2 300 000 immigrés supplémentaires, en grande partie originaires des pays de l'Europe de l'Est, mais cet important apport n'a pas réussi à empêcher la baisse de la natalité allemande en 1991-92 (chute de 905.675 naissances en 1990 à 809.114 en 1992 soit une perte de 10 %), et le mouvement ne s'arrêta pas à ce niveau. De nouveaux plus bas furent enregistrés, en 94-95 d'abord, puis au cours des premières années du XXIe siècle (766.999 naissances en 2000 contre 673.675 en 2006, soit une perte de 12,6 %).

Cependant, dans cette population issue des flux migratoires, il faut noter que les gens issus du rapatriement des populations allemandes installées depuis des générations en Europe de l'Est et en particulier en Russie sont comptabilisés dans la population «issue des flux migratoires», avec Migrationshintergrund. Le nombre de ces « Aussiedler » ou « Spätaussiedler » s'élèverait à au moins 3,3 millions de personnes. Les Allemands de Russie (Russlanddeutsche) forment la grande majorité de ce groupe. Cette population est venue en Russie appelés par Catherine de Russie pour développer les terres de la Volga et d'Ukraine. Cette minorité ethnique, à laquelle les tsars avaient accordé la liberté de culte et d'autres privilèges, en particulier financiers, s'intégra peu et se mélangea encore moins à la population russe. Persécutés sous Staline, déportés vers l'Asie centrale et la Sibérie par myriades en 1941, ces «Allemands de Russie» se sont précipités en grand nombre vers leur lointaine mère patrie dans les années 1990, dès la chute du rideau de fer[21].

Alors que la dernière édition du « micro-recensement » (Mikro­zensus) de 2005 avait montré que 15,3 millions de personnes vivant en Allemagne sont d’origine étrangère ou issus de l’immigration sur une population totale de 82,2 millions d'habitants, l’édi­tion 2010 porte ce nombre à plus de 16 millions, dont 3,3 millions de « rapatriés » (voir ci-dessus), sur une population totale de 81,8 millions d'habitants en 2009, soit 19,6 % de la population. Cette hausse s’explique d’un côté par un recul de 1,3 million de la population de souche allemande (mortalité), de l’autre par une hausse de 715 000 de la population étrangère ou issue de l’immigration (naissances et regroupement familial)[22]. Un enfant ayant un parent de souche allemande et un parent ayant une « Migrationshintergrund » sera comptabilisé dans la population issue de l'immigration. Sur les 16 millions d'habitants ayant une Migrationshintergrund en Allemagne, on compte ainsi des enfants pourvu d'un parent de souche allemande. Si cette population d'origine immigrée ou étrangère correspond à 19,6 % de la population totale du pays en 2009, ce taux est de plus de 33 % pour la population de 0 à 5 ans.

Répartition des naissances d'après la nationalité des parents[modifier | modifier le code]

Les statistiques nous montrent qu'en 2004 par exemple, 124 499 bébés étaient nés de mère étrangère, alors que le nombre d'étrangers en Allemagne se chiffrait à 7 288 000 personnes cette année-là. Le taux de natalité de cette population s'élevait donc à 17,08 ‰, alors que le taux de natalité allemande de l'année s'élevait à 8,5 ‰.

Année Total
Naissances
Au moins un des parents est allemand 2 parents
étrangers
( 6 )
* Naissances de mère
étrangère
Parents mariés Parents non mariés Nombre
( 2 + 5 + 6 )
% du total
allemand
2 parents
allemands
( 1 )
Mère
étrangère
( 2 )
Père
étranger
( 3 )
Mère
allemande
( 4 )
Mère
étrangère
Père allemand
( 5 )
1995 765 221 506 847 23 948 23 498 111 414 0 99 714 123 663 16,16
1996 796 013 513 624 27 192 26 205 122 763 0 106 229 133 421 16,76
1997 812 173 514 864 29 438 28 246 132 443 0 107 182 136 620 16,82
1998 785 034 481 736 31 052 28 859 143 330 0 100 057 131 109 16,70
1999 770 744 457 588 32 523 30 000 155 417 0 95 216 127 739 16,57
2000 766 999 441 500 36 206 32 410 163 086 2 764 91 006 129 976 16,95
2001 734 475 410 663 37 718 32 498 167 680 3 143 82 773 123 634 16,83
2002 719 250 390 764 41 000 33 509 170 915 4 069 78 993 124 062 17,25
2003 706 721 374 321 43 483 34 685 173 305 4 753 76 174 124 410 17,60
2004 705 622 366 219 45 841 35 912 178 992 5 581 73 077 124 499 17,64
2005 685 795 347 336 46 003 35 025 181 105 5 909 70 417 122 329 17,84

Références [23]:

Note : Avant l'année 2000, l'enfant des mères célibataires étrangères restait toujours de nationalité étrangère comme sa mère, même si son père était allemand. Cela explique que la colonne (5) reste vide jusqu'à cette date, les enfants étant inclus dans le groupe (6) des naissances de parents étrangers. Le nouveau code de la nationalité, en vigueur depuis l'an 2000, accorde désormais la nationalité allemande à de tels enfants.

Les étrangers[modifier | modifier le code]

Étrangers en Allemagne
Situation au 31 décembre 2011
Total 6.930.8896
Turquie 1.607.160
Italie 520.159
Pologne 468.481
Grèce 283.684
Croatie 223.014
Serbie 197.984
Russie 195.310
Autriche 175.926
Roumanie 159.222
Bosnie-Herzégovine 153.470
Pays-Bas 137.664
Kosovo 136.937
Ukraine 123.300
Portugal 115.530
France 110.938
Espagne 110.193
États-Unis 101.643
Royaume-Uni 98.406
Bulgarie 93.889
République populaire de Chine 86.435
Viêt Nam 83.830
Hongrie 82.760
Irak 82.438
Macédoine 67.147
Maroc 63.037
Thaïlande 57.078
Afghanistan 56.563
Iran 53.920
Inde 53.386
Tchéquie 38.060
Suisse 33.722
Liban 35.029
Brésil 33.865
Syrie 32.878
Pakistan 31.842
Slovaquie 30.241
Lituanie 27.751
Sri Lanka 26.218
Corée du Sud 24.679
Tunisie 23.610
Belgique 23.125
Ghana 22.063
Slovénie 20.832
Nigeria 19.898
Philippines 19.370
Danemark 19.211
Biélorussie 19.065
Lettonie 18.263
Suède 17.347
Cameroun 15.346
Azerbaïdjan 14.393
Géorgie 13.835
Apatrides 13.445
Algérie 13.350
Finlande 13.182
Égypte 12.711
Luxembourg 12.708
Indonésie 12.260
Moldavie 11.872
Arménie 10.963
Israël 10.788
Irlande 10.595
Albanie 10.293
République démocratique du Congo 10.253
Éthiopie 10.228
Togo 10.219
Australie 9.968
Jordanie 7.872
Chili 6.253
Norvège 5.279
Taïwan 5.075
Estonie 4.840
Argentine 4.715
Afrique du Sud 4.861
Islande 1.419
Chypre 998
Malte 482
Liechtenstein 230
Source : statista.com, partenaire du Handelsblatt

Au 1er janvier 2005, 7 288 000 étrangers vivaient en Allemagne, dont plus ou moins 24 % de Turcs, 12 % de Yougoslaves, 7,5 % d’Italiens. Plus de 60 % des étrangers sont en Allemagne depuis plus de dix ans. Plus de deux tiers de leurs enfants y sont nés.

Depuis le 1er janvier 2000, un nouveau Code de la nationalité est entré en vigueur en Allemagne. Celui-ci est désormais fondé sur le droit du sol et non plus sur le droit du sang, comme c'était le cas pour l'ancien Code de 1913. Concrètement cela signifie que les enfants d'étrangers nés sur le sol allemand sont Allemands de plein droit, sauf si leurs parents s'y opposent.

Baisse du nombre des étrangers[modifier | modifier le code]

Depuis 1997, on constate une baisse lente, mais continue, du nombre d'étrangers en Allemagne. Celle-ci affecte surtout le nombre des jeunes. On constate au contraire un très net vieillissement de cette population étrangère. Néanmoins l'office national allemand des statistiques a indiqué que le pays comptait en 2013 un niveau record d'étranger [24].

Les causes de la baisse des jeunes étrangers est triple. D'une part un nombre continuel de jeunes parents ou futurs parents se naturalise, entraînant ipso facto la citoyenneté allemande de leurs enfants et futurs enfants. D'autre part la modification en 2000 du Code de la nationalité, sous réserve de l'acceptation parentale, fait qu'un nombre toujours croissant d'enfants d'étrangers naissent Allemands. Enfin on constate depuis 2002 une baisse très importante du solde migratoire des étrangers.

Le tableau suivant reprend l'évolution de certains groupes d'âge de la population étrangère de l'Allemagne. Seuls les jeunes de moins de 14 ans et les personnes âgées ont été repris, par souci de clarté. On constate en neuf ans une baisse des deux tiers des bébés de moins d'un an, et de plus de moitié des enfants de moins de 6 ans. Pour les personnes âgées de plus de 65 ans l'évolution est inverse dans le sens d'un doublement du nombre de ceux-ci en dix ans. Notons que, malgré tout, le pourcentage de cette classe d'âge (6,78 %) reste très réduit par rapport au pourcentage constaté dans la population allemande en entier (18,63 %). Il y avait en effet 15 367 500 habitants de plus de 60 ans sur 82 500 800, au premier janvier 2005. Il faut cependant rester circonspect pour cette dernière comparaison, une grande partie de ces personnes âgées étrangères étant retournées au pays pour y passer leurs dernières années en tant que retraités, et n'apparaissant bien sûr pas dans la statistique.

Au 31/12 Etrangers Moins d'1 an De 1 à 5 ans De 6 à 13 ans 65 ans et plus
1995 7.342.800 100.800 543.000 780.600 241.000
1996 7.491.700 106.500 536.600 800.700 261.400
1997 7.419.000 106.300 522.200 794.300 275.800
1998 7.308.500 99.200 502.200 778.300 296.000
1999 7.336.100 94.900 495.300 781.800 325.700
2000 7.267.600 41.300 466.100 758.800 352.900
2001 7.318.300 42.700 410.500 736.100 384.100
2002 7.348.000 41.100 361.500 719.600 419.200
2003 7.341.800 39.200 309.200 704.700 458.000
2004 7.288.000 35.500 259.400 688.200 492.500
2005 7.289.100
2006 7.255.949
2012 7.213.708
2013 7.633.628

Naturalisations[modifier | modifier le code]

En 2003 140 731 étrangers ont obtenu la nationalité allemande. Mais depuis, ce chiffre a eu tendance à baisser, il est remonté sur la barre des 100 000 depuis 2010, Les plus nombreux en 2003 étaient les Turcs (39 %), les Iraniens (7 %) et les Serbes/Monténégrins (4 %).

Ci dessous un tableau reprenant la nationalité des principaux groupes d'étrangers ayant acquis la citoyenneté allemande, ainsi que l'évolution observée au cours de quatre années[25],[26].

Pays 2003 2004 2005 2006
Turquie 56 244 44 465 32 661 33 388
Serbie/Monténégro 3 539 8 824 12 601
Pologne 2 990 7 499 6 896 6 907
Russie 2 764 4 381 5 055 4 679
Ukraine 3 889 3 844 3 363 4 536
Israël 2 844 3 164 2 871 4 313
Irak 2 999 3 564 4 136 3 693
Iran 9 440 6 362 4 482 3 662
Chine 4 118 3 820 3 684 3 546
Kazakhstan 3 010 1 443 2 975 3 207
Afghanistan 4 948 4 077 3 133 3 063
Liban 2 651 2 265 1 969 2 030
Bosnie 1 770 2 103 1 907 1 862
Sri Lanka 2 431 1 968 1 944 1 765
Croatie 2 048 1 689 1 287 1 729
Viêt Nam 1 423 1 371 1 278 1 382
Roumanie 1 394 1 309 1 789 1 379
Pakistan 1 500 1 392 1 321 1 116
Chine 1 311 1 133 952 1 036
Tunisie 1 175 1 089 976 917
Philippines 1 074 809 652 745
Total 140 731 127 153 117 241 124 566

Entre 2000 et 2012 l'Allemagne a naturalisé 1 653 400 personnes , En 2012 les turcs sont ceux qui ont obtenus le plus la nationalité allemande avec 33 246 naturalisations [27]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [ https://www.destatis.de/DE/PresseService/Presse/Pressemitteilungen/2014/01/PD14_007_12411.html ]
  2. https://www.destatis.de/DE/Publikationen/Thematisch/Bevoelkerung/Zensus/ZensusBuLa5121101119004.pdf?__blob=publicationFile
  3. Ces données se basent sur les chiffres fournis par destatis.de, ainsi que par (nl) [1].
  4. (de) Statistisches Bundesamt Deutschland - Vorabmeldung der Geburten und Sterbefälle (nach Registrierort- und Monat)
  5. (de) Statistische Ämter des Bundes und der Länder, chiffres pour septembre 2009. Consulté le 6 janvier 2010
  6. Daniel Vernet, « La nouvelle famille allemande », Le Monde,‎ 24 janvier 2008 (lire en ligne)
  7. Destatis - Geburten und Sterbefälle (Naissances et décès) - chiffres 2007-10
  8. (de) Statistisches Bundesamt Deutschland
  9. (fr) Institut national d'études démographique (INED) - France
  10. (de) Pour la fécondité à partir de 1990 : Statistisches Bundesamt Deutschland - Durchschnittliche Kinderzahl je Frau (nombre d'enfants par femme)
  11. (en) Destatis - Tabellen Population
  12. (de) Destatis - Gebiet und Bevölkerung – Geborene und Gestorbene
  13. http://appsso.eurostat.ec.europa.eu/nui/show.do?dataset=proj_10c2150zmp&lang=fr
  14. http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110518trib000622636/les-allemands-condamnes-a-prendre-leur-retraite-a-69-ans-.html
  15. http://www.france-terre-asile.org/toute-lactualite-choisie/76-actualites/4640-allemagne-sans-immigration-2-fois-moins-dactifs-en-2050-
  16. http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/l-allemagne-en-appelle-au-plombier-asiatique-7763342194
  17. http://www.turquieeuropeenne.eu/50-ans-d-immigration-turque-en-allemagne.html
  18. http://de.wikipedia.org/wiki/Almanya_%E2%80%93_Willkommen_in_Deutschland
  19. http://de.wikipedia.org/wiki/Yasemin_%C5%9Eamdereli
  20. https://www.destatis.de/DE/Publikationen/Thematisch/Bevoelkerung/Wanderungen/vorlaeufigeWanderungen5127101137004.pdf?__blob=publicationFile
  21. www.destatis.de
  22. Isabelle Bourgeois, « Population : une société largement métissée », Regards sur l'économie allemande En ligne, 98-99 | octobre 2010, mis en ligne le 05 novembre 2010
  23. Bevölkerungsentwicklung 2005 (évolution de la population 2005) (de)
  24. https://www.destatis.de/EN/FactsFigures/SocietyState/Population/MigrationIntegration/ForeignPopulation/Current.html
  25. Statistisches Bundesamt Deutschland - Einbürgerungen (naturalisations)
  26. MPI - Migration information source (en)
  27. https://www.destatis.de/EN/FactsFigures/SocietyState/Population/MigrationIntegration/Naturalisations/Tables/NaturalisationsFormerCitizenship.html

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Sauvy, L'Europe submergée, chez Dunod. (ISBN 2-04-016472-3)
  • J. Schmid, avec le concours de L. Chalard, « L’Allemagne encore divisée… démographiquement », Population & Avenir no 678, mai-juin 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]