Démographie d'Israël
| Démographie d'Israël | |
Pyramide des âges d'Israël en 2010 |
|
| Dynamique | |
|---|---|
| Population | 7 981 000 hab. |
| Accroissement naturel | 1,8 % |
| Indice de fécondité | 3 enfants par ♀ |
| Taux de natalité | 21,4 ‰ |
| Taux de mortalité | 6,18 ‰ |
| Taux de mortalité infantile | 6,89 ‰ |
| Espérance de vie à la naissance | 79,46 ans |
| Âge médian | |
| Homme | 28,8 ans |
| Femme | 30,5 ans |
| Structure par âge | |
| 0-14 ans | 26,3 % |
| 15-64 ans | 63,9 % |
| 65 ans et plus | 9,8 % |
| Rapport de masculinité | |
| À la naissance | 105 ♂/100 ♀ |
| Moins de 15 ans | 105 ♂/100 ♀ |
| 15-64 ans | 101 ♂/100 ♀ |
| 65 ans et plus | 75 ♂/100 ♀ |
| Composition linguistique | |
| Hébreu (officiel) | |
| Arabe (officiel) | |
| Anglais | |
| Composition ethnique | |
| Juifs | 80,1 % |
| 19.9 | |
| Composition religieuse | |
| Judaïsme | 75,4 % |
| Islam | 20,6 % |
| Non-spécifié | 1,9 % |
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Cet article fournit diverses statistiques sur la démographie d'Israël.
Israël est un pays du Proche-Orient situé sur la côte orientale de la mer Méditerranée. Depuis sa création en 1948, il se définit comme l’État du peuple juif, héritier de l’Israël biblique.
Sommaire |
Évolution de la population [modifier]
La population israélienne croît régulièrement à un rythme annuel de 1,8 % depuis plusieurs années ce qui la situe bien au-dessus du taux de croissance américain ou européen[1].
Natalité [modifier]
Le bureau central des statistiques israélien publie une enquête annuelle sur la natalité en Israël. Une étude concernant le taux de fécondité (nombre d'enfants par femme) et le taux de natalité (naissances pour 1000 habitants) indique les taux suivants :
| Population | 2005-2009 | 2010 | 2011 |
|---|---|---|---|
| Musulmans | 3,89 | 3,75 | 3,51 |
| Juifs | 2,81 | 2,97 | 2,98 |
| Druzes | 2,54 | 2,48 | 2,33 |
| Chrétiens | 2,14 | 2,14 | 2,19 |
| Autres | 1,53 | 1,64 | 1,75 |
| Total | 2,91 | 3,03 | 3,00 |
Source : Bureau central des statistiques israélien[2].
| Population | 2010 | 2011 |
|---|---|---|
| Musulmans | 27,8 | 26,3 |
| Juifs | 21,0 | 20,8 |
| Druzes | 20,0 | 19,2 |
| Chrétiens | 16,5 | 16,8 |
| Total | 21,8 | 21,4 |
Source : Bureau central des statistiques israélien[3]
On assiste depuis quelques années à une chute de la fécondité parmi les populations musulmanes ainsi que chez les juifs ultra-orthodoxes (Haredim). Les musulmans sont passés d'un taux de fécondité de 4,6 en 2005 à 3,5 en 2010 et les juifs ultra-orthodoxes sont passés d'un taux de fécondité de 7,5 en 2005 à 6,5 en 2010[4].
Le taux de fécondité a également chuté très fortement parmi les Bédouins du Néguev : de 10 enfants par femme en 1998 à 5,7 en 2009[5].
Répartition urbaine et rurale de la population [modifier]
45 % de la population d’Israël réside dans des villes de plus de 100 000 habitants, soit 3 100 000 personnes[6].
On compte en 2010 6 villes de plus de 200 000 habitants[6]. Plus d’un quart de la population du pays réside dans ces villes :
- Jérusalem avec 773 000 habitants contre 84 000 en 1948 ;
- Tel Aviv - cœur d’une métropole en forte croissance totalisant plus de 3,3 millions d’habitants, Tel Aviv compte 403 700 habitants, soit 5 % de la population globale d’Israël ;
- Haïfa - troisième ville du pays, avec 265 600 habitants contre 98 600 en 1948. Tout comme Tel Aviv, son aire métropolitaine connaît une croissance importante : elle dépasse 1 million d’habitants ;
- Rishon LeZion - quatrième ville du pays avec plus de 228 200 habitants (2009), alors qu’elle en comprenait 11 000 lors de la création de l’État d’Israël ;
- Petah Tikva - ville située dans la banlieue est de Tel Aviv, elle compte désormais 209 600 habitants. Elle est le siège social du groupe pharmaceutique Teva, leader mondial dans le domaine du générique ;
- Ashdod - Ville portuaire en très fort développement au sud de Tel Aviv 206 400 habitants.
Huit autres villes d’Israël ont des populations comprises entre 100 000 habitants et 200 000 habitants. La majorité d’entre elles sont des localités périphériques de Tel Aviv[7],[6] :
- Beer-Sheva, la capitale du sud d’Israël compte 194 300 habitants fin 2009. Elle est le noyau d’une agglomération de plus d’un demi million d’habitants.
- Holon : 184 700 habitants
- Netanya : 183 200 habitants
- Bnei Brak : 154 400 habitants
- Ramat Gan : 145 000 habitants
- Bat Yam : 130 000 habitants
- Rehovot : 112 700 habitants
- Ashkelon : 111 900 habitants.
La population rurale représente 571 600 personnes de l’ensemble de la population israélienne (soit 8 %). Parmi elles, 118 000 personnes résident en kibboutz, soit 2 % de la population, alors qu’elles en constituaient 6 % de celle-ci en 1948. La croissance est très nette ces dernières années.[réf. souhaitée]
Migration et composition culturelle [modifier]
Israël a une population de 7 981 000 habitants au 31 décembre 2012, parmi lesquels 75.4 % de Juifs (6 017 600 habitants) et 20.6 % d’Arabes israéliens (1 644 100 habitants) (principalement musulmans, mais aussi une minorité chrétienne), auxquels il faut ajouter 319 200 nouveaux immigrants d'origine juive et membres de leurs familles, qui sont enregistrés au Ministère de l’Intérieur comme « non-Juifs » et qui constituent 4 % de la population israélienne. Les travailleurs étrangers qui vivent en Israël ne sont pas inclus dans ces données et sont estimés à 150 000[8],[9],[10].
Israël est le seul pays au monde avec une majorité juive. La population juive d’Israël est originaire du monde entier : on distingue les « sabras » (nés en Israël, de parents immigrés récents ou dont la famille vivait depuis des siècles en Palestine) des immigrés récents qui ont fait leur alya (« montée », c’est-à-dire retour : une grande partie vient de l’ancienne URSS, mais aussi de France, des États-Unis, d’Argentine, etc.).
Israël comprend également des Druzes d’expression arabe, une communauté circassienne et une très petite communauté arménienne. Contrairement à la grande majorité des Arabes israéliens, les Druzes et les Circassiens ont choisi de ne pas être exemptés du service militaire[11],[12] ; il est à noter que de nombreux Arabes Bédouins[12] et certains autres Arabes chrétiens[13] et même musulmans[14], servent comme volontaires dans l’armée de défense d'Israël.
Les nouveaux immigrants, arrivés en Israël en 2005, sont au nombre de 22 500, contre 22 000 l’année précédente. Parmi eux, 9 300 sont venus des ex-pays de l’Union soviétique, 3 700 d’Éthiopie, 3 000 de France, et 2 600 des États-Unis.
Langues [modifier]
En plus des deux langues officielles, l’hébreu et l’arabe[15] (deux langues sémitiques), l’anglais écrit est souvent employé pour faciliter la vie des touristes, tandis que le russe est encore très largement utilisé par les immigrants venus récemment de l’ex-URSS. Il faut aussi ajouter que près d’un million d’Israéliens (près de 20 % de la population[16]) sont francophones parce que venus des anciens territoires français d’Afrique du Nord et malgré cela, Israël n’a jamais été admis dans l’organisation de la Francophonie[17] du fait de la menace de veto libanais en cas de dépôt de candidature[18].
Projections [modifier]
Malgré leur forte natalité, la part des juifs ultra-orthodoxes (Haredim) dans la population d'Israël, aujourd'hui estimée à 10 %, ne devrait atteindre que 30 % en 2060[19].
Notes [modifier]
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Israël » (voir la liste des auteurs).
Références [modifier]
- (en) Population by district and sub-district[PDF].
- (en)CBS, Statistical Abstract of Israel 2012
- (en)Table C/1.- Live Births, by Population Group and Religion of Mother
- (en)In Israel, Haredi and Muslim Women Are Having Fewer Children
- (en)Demographic Trends in Israel
- (en) Population des villes d’Israël au 31 décembre 2009.
- http://www1.cbs.gov.il/population/new_2010/table3.pdf
- (en)Statistical Abstract of Israel 2009 - No. 60 Subject 2 - Table No. 7.
- (en)People Statistics > Population > Israel (historical data).
- (fr)Israelvalley : chambre de commerce France-Israël.
- Delphine Matthieussent, « Druzes en guerre pour Israël », sur Libération, 3 février 2009. Consulté le 31 décembre 2010.
- Une mosaïque de cultures - Les minorités religieuses en Israël, sur Akadem. Consulté le 31 décembre 2010.
- Interview exclusive d’un major arabe de la marine israélienne. Consulté le 31 décembre 2010.
- Yair Ettinger, « Les dirigeants des Arabes israéliens appellent à refuser de servir dans l’armée israélienne », sur le site de l’Association France-Palestine Solidarité, 22 décembre 2004. Consulté le 31 décembre 2010.
- Israël en bref, sur mfa.gov.il, Ministère israélien des Affaires Étrangères. Mis en ligne le 15 décembre 2008, consulté le 7 juillet 2010.
- Abdelkarim Chankou, « Israël, francophone ou pas ? », sur emarrakech.info, 30 janvier 2007. Consulté le 7 juillet 2010.
- Dan Assayah, « Israël aux portes de la Francophonie ? », Chambre de commerce franco-israélienne, 23 septembre 2006.
- Karin Holter et Ingse Skattum, La francophonie aujourd’hui : réflexions critiques, L’Harmattan, 2008, 196 p. (ISBN 2296062512) [lire en ligne (page consultée le 7 juillet 2010)] [présentation en ligne], p. 22.
- (en)A secular society