Prurit

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Démangeaison
Classification et ressources externes
Itch.jpg
Un homme tentant de se gratter dans le dos.
CIM-10 L29
CIM-9 698
DiseasesDB 25363
MedlinePlus 003217
eMedicine derm/946 
MeSH D011537
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Le prurit (du latin : pruritus) est un symptôme fréquent (notamment en dermatologie) qui recouvre une sensation de démangeaison de la peau, le plus souvent en rapport avec des lésions dermatologiques (parfois aussi sans cause connue : c'est le prurit « sine materia »).

Dermographie ; Ces chiffres ne sont pas un tatouage mais résultent d'une irritation provisoire de la peau provoquée par application d'un puissant irritant chimique (irritation réversible). Archives médicales militaires américaines, 1945.

Il constitue le principal signe fonctionnel en dermatologie.

Bases physiologiques[modifier | modifier le code]

Le principal agent responsable des démangeaisons est l'histamine, molécule chimique libérée par les mastocytes, et les polynucléaires basophiles (cellules circulant dans le sang et participant au système immunitaire). L'histamine, lorsqu'elle est libérée, se lie à des récepteurs nerveux de la peau et provoque le prurit[1].

La sensation est transmise par des fibres nerveuses différentes de celles qui conduisent les sensations douloureuses au cerveau[2], appelées fibres de type C[3]. Ces fibres conduisent au faisceau spino-thalamique[4], permettant une activation au niveau du cortex préfrontal et le gyrus cingulaire[5].

Causes du prurit[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreuses causes pathologiques :

Prurits isolés (sine materia)[modifier | modifier le code]

  • Troubles métaboliques : diabète, azotémie, ictère.
  • Hémopathies : polyglobulies, maladie de Hodgkin.
  • Toxiques : médicament, morphine ainsi que la codéine qui en est un précurseur et le café.
  • Grossesse.
  • Prurit psychogène : trouble psychique.
  • Prurit sénile : parfois intolérable, retentissant sur l'état général, avec peu ou pas de lésions de grattage.
  • Prurit dû à une plaie en cours de cicatrisation.

Il est possible que le fait de se gratter ne soit pas en rapport avec un prurit ; le grattage peut résulter d'un effet de « contagion », tout comme le bâillement ou le fou-rire, par activation de l'aire de Brodmann BA44 gauche[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Schmelz M, Schmidt R, Weidner C, Hilliges M, Torebjork HE, Handwerker HO, Chemical response pattern of different classes of C-nociceptors to pruritogens and algogens, J Neurophysiol, 2003;89:2441–2448
  2. Sun YG et al., Cellular Basis of Itch Sensation, Science, 2009:325
  3. Schmelz M, Schmidt R, Bickel A, Handwerker HO, Torebjork HE, Specific C-receptors for itch in human skin, J Neurosci, 1997;17:8003–8008
  4. Andrew D, Craig AD, Spinothalamic lamina I neurons selectively sensitive to histamine: a central neural pathway for itch, Nat Neurosci, 2001;4:72–77
  5. Drzezga A, Darsowb U, Treede RD et al. Central activation by histamine-induced itch: analogies to pain processing: a correlational analysis of O-15 H2O positron emission tomography studies, Pain, 2001;92:295–305
  6. Le Quotidien du Médecin 14 novembre 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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