Dégradation militaire

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Le traître : Dégradation d'Alfred Dreyfus, dessin d'Henri Meyer paru dans Le Petit Journal. Le 5 janvier 1895, le capitaine Alfred Dreyfus est dégradé dans la cour de l'Ecole militaire. Derrière, le dôme des Invalides qui réaffirme symboliquement l'importance de l'armée
Le traître : Dégradation d'Alfred Dreyfus, dessin d'Henri Meyer paru dans Le Petit Journal. Le 5 janvier 1895, le capitaine Alfred Dreyfus est dégradé dans la cour de l'Hôtel des Invalides.

La dégradation militaire est une cérémonie rituelle au cours de laquelle un soldat est destitué de son grade, de ses insignes, de son poste de commandement ou de sa dignité, pour raisons de discipline.

La dégradation est particulièrement associée avec le renvoi d'officiers militaires de haut rang. La dégradation implique une destitution publique, qui comprend la destruction des symboles de statut: épaulettes arrachées des épaules, badges et insignes ôtés, épée cassée en deux, casquettes et médailles jetées à terre et piétinées.

À l'époque ou les officiers de la British Army (et d'autres armées dans la monde) achetaient leurs commissions, le fait d'être dégradé (en anglais : cashiered) se traduisait par le non-remboursement des montants payés pour l'achat de leurs charges[1].

La dégradation est associée à la stigmatisation et à la disgrâce. L'expression cérémonie de dégradation est utilisée par le sociologue Harold Garfinkel pour décrire tout acte de communication public dont l'intention est de stigmatiser le (ou les) sujet(s) comme étant indignes des privilèges normaux dont ils jouissaient précédemment dans la société ou dans une institution.

Militaires dégradés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Richard Holmes, Redcoat: the British soldier in the age of horse and musket, Londres, HarperCollins,‎ 2001 (ISBN 0-00-257097-1), « III - Brothers of the Blade », p. 159

Voir aussi[modifier | modifier le code]