Défécation

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Un goéland argenté en train de déféquer

La défécation est l’expulsion des matières fécales par l'anus. Cet acte essentiel est tabou dans de nombreuses cultures car très intime. Il s'effectue de différentes façons : en s'accroupissant ou s'asseyant, en utilisant ou non des toilettes.

Physiologie[modifier | modifier le code]

Diagramme du rectum et de l'anus. 1- rectum, 2- sphincter extérieur, 3- sphincter intérieur.

En temps normal, la défécation est volontaire et nécessite une action consciente d’ouverture du sphincter anal. Cependant, une défécation involontaire peut se produire, par exemple en cas d’émotion forte, de troubles psychomoteurs, ou de maladie.

Le contrôle de la défécation, donc des sphincters, marque un des stades de l’évolution de l’enfant : celui-ci devient « propre », il n’a plus besoin de couches, et peut être scolarisé. Du fait de la forte portée symbolique de cette étape d’accession à la maturité, les psychanalystes ont nommé cette étape le stade anal.

Pathologies[modifier | modifier le code]

Différentes affections peuvent perturber ou stopper le mécanisme de défécation. Les causes peuvent être soit d'origine organique, soit d'origine psychogène ou encore d'origine socio-culturelle.

La constipation (souvent associée à une colopathie) est une des causes principales de difficulté à la défécation. La constipation peut être d'origine fonctionnelle et être causée par différents facteurs, tels une anomalie du contenu des selles (trop dures notamment), une diminution de la motricité digestive (péristaltisme intestinal), une anomalie ou un dysfonctionnement des sphincters anaux, ou encore une douleur locale ou un stress. La constipation peut également être d'origine organique et avoir comme étiologie une pathologie organique en amont comme dans le cadre d'un cancer (cancer du côlon ou du rectum), d'un trouble endocrinien (diabète ou trouble hormonal chez la femme), ou encore d'un trouble neurologique (destruction nerveuse dans le cadre de la paraplégie par exemple).

L'incontinence fécale désigne également un forme de trouble de la défécation. Elle caractérise le fait d'être incapable de maîtriser l'évacuation ou la retenue de déjections. L'étiologie est vaste, et est principalement liée au relâchement sphinctérien dû à l'âge. L'encoprésie, en particulier, est une forme d'incontinence fécale d'origine fonctionnelle touchant principalement l'enfant, dont l'étiologie peut faire référence à un stress, de l'agressivité ou autres troubles de nature psychiatrique.

La laxophobie représente une forme d'incontinence fécale. La laxophobie est considérée comme une affection inflammatoire nerveuse du tube digestif à double dominante : psychique et gastro-entérique. Le laxophobe est toujours craintif d'avoir une diarrhée à un moment ou à un endroit public dépourvu de toilettes.

D'autres causes peuvent troubler ponctuellement ou de façon chronique la défécation. Ces paramètres sont fonction des pratiques culturelles de chaque individu. Par exemple, la gêne ressentie par un individu de déféquer en présence d'autres personnes (peur que quelqu'un entende, peur de l'inconvenance — similaire à la parurésie), ou encore l'incapacité d'avoir accès à des moyens d'hygiène ou d'intimité dans l'immédiateté du besoin de défécation. Les troubles de la défécation peuvent être également vécus et perçus comme tels par une personne, sans cependant avoir de cause morbide, par exemple dans le cadre d'un changement de rythme ou d'abondance des selles par rapport aux habitudes de défécation.

Pratiques[modifier | modifier le code]

Selon les cultures et les disponibilités matérielles, il existe différentes habitudes liées à la défécation.

Lieux[modifier | modifier le code]

Les humains utilisent différents lieux pour la défécation, le principal étant les toilettes. Cependant, une proportion importante de la population mondiale a recours à la défécation en plein air.

L'Unicef et l'OMS ont créé le Joint Monitoring Programme (JMP) afin d'évaluer la situation mondiale de l'eau et de l'assainissement. Leur rapport de 2008, centré sur l'assainissement, évalue les pratiques de défécation quotidiennes sur une échelle comportant quatre niveaux : la défécation en plein air, l'utilisation de toilettes dites « non améliorées », l'utilisation de toilettes partagées, et enfin l'utilisation de toilettes privées et « améliorées »[1].

Plein air[modifier | modifier le code]

« Toilettes volantes » (sous forme de sachets plastiques noirs) sur une pile d'ordures, dans la banlieue de Cap-Haïtien.

Dans la « défécation en plein air » sont regroupées différentes pratiques consistant à déféquer dans un endroit ouvert, sans que les excréments n'aillent dans un conteneur ou une fosse spéciale. Les personnes font ainsi leurs besoins derrière des buissons, dans une forêt, dans les champs (où les excréments peuvent être directement réutilisés comme engrais), dans un cours d'eau, sur la plage à marée basse, etc. Il s'agit historiquement des lieux de défécation les plus communs, notamment à la campagne, où la faible densité de population permet de changer régulièrement de lieu.

Dans un climat chaud et sec, cette pratique ne pose pas de gros problèmes de santé : les excréments sont vite desséchés au soleil, empêchant la propagation de maladies. En revanche, dans un climat humide, ou lorsque les excréments finissent dans un cours d'eau, les risques de propagation de maladies sont bien plus élevés, selon la provenance de l'eau de boisson. Une pratique à risque est aussi celle consistant à utiliser un sac plastique pour faire ses besoins, et à déposer ensuite ce sac plastique sur un tas d'ordures. On retrouve cette pratique dans les milieux urbains pauvres, où l'absence de place et d'argent ne permet parfois pas d'autre possibilité. Dans ces mêmes milieux, l'évacuation des ordures est également problématique, et les excréments peuvent revenir contaminer le sol et l'eau. Dans certains bidonvilles, les sachets plastiques sont lancés au petit bonheur pendant la nuit, c'est le phénomène des « toilettes volantes »[2].

Outre les risques sanitaires, qui peuvent facilement affecter d'autres communautés voisines même si elles disposent d'un assainissement amélioré, la défécation en plein air pose des problèmes de dignité et de respect de la vie privée ; selon les cultures, il peut être interdit ou extrêmement embarrassant pour les femmes de faire leurs besoins à la vue de tous. Elles doivent donc se soulager le matin avant le lever du soleil ou le soir après son coucher, et se retenir pendant la journée, ce qui n'est pas sans conséquences physiologiques et psychologiques[3].

En 2006, on estimait que 18 % de la population mondiale avait recours à la défécation en plein air, soit 1,2 milliard de personnes. Ce pourcentage monte à 48 % en Asie du Sud (notamment le sous-continent indien, où se trouve près des deux-tiers des personnes faisant leurs besoins en plein air), et à 28 % pour l'Afrique subsaharienne. Cette pratique est largement rurale : au niveau mondial, 31 % des ruraux y ont recours, contre 5 % des urbains. Si ces proportions sont toutes en baisse depuis 1990 (date de début des estimations globales), l'évolution démographique fait que le nombre de personnes y ayant recours n'a globalement pas changé[1].

Toilettes non améliorées[modifier | modifier le code]

Toilettes « suspendues », au-dessus d'un cours d'eau, à Cap-Haïtien, Haïti.

L'Unicef et l'OMS appellent « toilettes non améliorées » les toilettes ne permettant pas de garantir une hygiène suffisante et de contenir la propagation des maladies. L'aspect le plus important est la séparation physique entre les excréments (et les pathogènes qu'il contiennent) et les usagers. Il s'agit des toilettes au bas de l'échelle : les latrines à fosse simple non recouvertes d'une dalle ou d'une plate-forme ; les toilettes « suspendues », c'est-à-dire au-dessus d'un cours d'eau ; les toilettes à seau, où les usagers font leurs besoins dans un seau qui est ensuite vidé par une autre personne. La définition inclut aussi les toilettes « améliorées » mais dont la décharge n'est pas satisfaisante, par exemple une toilette à siphon hydraulique qui ne se décharge ni dans une égout ni dans une fosse septique, mais par exemple dans un canal ouvert ou dans une rivière.

Si ces installations permettent généralement d'obtenir une intimité suffisante et une meilleure dignité, le problème de l'hygiène reste entier : avec les toilettes suspendues, les excréments sont entrainés par le cours d'eau et vont contaminer les habitants en aval ; l'absence de dalle rend l'utilisation d'une latrine dangereuse pour les enfants et rend l'endroit difficile à nettoyer. Quant aux toilettes à seau, elles posent d'énormes problèmes de santé aux gens chargés de les vider, comme c'est encore le cas pour les intouchables en Inde. Mais en l'absence de réseau d'égouts, c'est parfois tout ce que certains habitants peuvent se permettre, une fosse septique étant souvent très chère à installer et à entretenir.

Environ 12 % de la population mondiale utilisait ce genre de toilettes en 2006, mais 25 % de la population est-asiatique et 23 % en Afrique sub-saharienne. Les 4/5e des usagers de toilettes non améliorées habitaient dans des zones rurales. Comme pour la défécation en plein air, ces proportions sont en baisse, tandis que le nombre d'usagers stagne depuis 1990[1].

Toilettes partagées et publiques[modifier | modifier le code]

Des toilettes publiques installées par Sulabh International en Inde.

Les toilettes « partagées » sont des toilettes « améliorées », donc assurant une séparation suffisante entre les excréments et les usagers, mais qui sont partagées entre plusieurs familles ou publiques, au lieu d'être privées. Il peut s'agir de toilettes partagées entre deux ou trois familles, de toilettes communautaires réservées aux habitants de certaines maisons ou d'un quartier donné, ou de toilettes publiques, ouvertes à tous. On trouve des toilettes publiques un peu partout dans le monde, notamment dans les lieux publics, les restaurants et certains transports en communs ; mais, dans les pays en développement, on trouve encore beaucoup de familles les utilisant quotidiennement, faute d'avoir mieux.

Quand des toilettes sont partagées entre plusieurs familles, elles le sont généralement entre 5 familles ou moins, dans un système de « bon voisinage »[1]. Au niveau mondial, 8 % de la population utilise des toilettes partagées ou publiques, un chiffre en expansion par rapport à 1990 (5 %). Il s'agit d'une pratique surtout urbaine : en Afrique sub-saharienne, près d'un urbain sur trois utilise de telles toilettes, contre un rural sur dix. En Asie du Sud, il s'agit d'un urbain sur cinq. L'augmentation de ce phénomène s'explique en partie par la croissance des bidonvilles, dans lesquels l'absence de place ne permet pas d'avoir des toilettes privées.

Si ces toilettes permettent généralement une meilleure hygiène que les toilettes non améliorées, il est difficile de savoir si la sécurité et l'intimité sont correctes, et donc si elles sont effectivement utilisées. Le nettoyage est également un problème, selon qu'il est assuré par une compagnie privée ou les services publics (ce qui nécessite souvent un droit d'entrée et limite l'accès des plus pauvres) ou par le voisinage (avec les soucis d'organisation que cela peut créer).

Toilettes améliorées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Toilettes.

Près des deux tiers de la population mondiale utilise des toilettes améliorées. Par « améliorées », on entend des toilettes assurant une hygiène suffisante. Comme pour les autres types le toilettes, la disposition, la forme, la position possible, l'arrangement de la pièce, etc. dépendent fortement de la culture locale. Il peut s'agir des types de toilettes suivants :

Au niveau mondial, 62 % de la population utilisaient des toilettes améliorées en 2006, laissant donc plus de 2,5 milliards de personnes sans toilettes satisfaisantes. C'est en Afrique sub-saharienne et en Asie de Sud que ce pourcentage est le plus faible : 31 % et 33 % respectivement ont accès à des toilettes améliorées, un chiffre en faible augmentation ; au total, 1,8 milliard de personnes n'ont pas accès à de telles toilettes en Asie, et plus d'un demi-milliard en Afrique. Les études montrent que ces inégalités correspondent bien aux inégalités de richesse[1].

Gestuelle[modifier | modifier le code]

Position[modifier | modifier le code]

Il existe principalement deux positions pour la défécation[4] : assise et accroupie. La position assise consiste à reposer ses fesses sur un siège le plus souvent conçu dans ce but (sur des toilettes), mais parfois sur un simple bloc de béton percé d’un trou dans des latrines publiques rudimentaires. Cette position est répandue dans les pays occidentaux (Europe, Amérique du Nord), en Amérique du Sud, centrale et en Afrique du nord, et tend à se généraliser lors de l’adoption de toilettes à chasse d'eau.

La position accroupie consiste à s’appuyer sur ses pieds, l’arrière des cuisses reposant sur les mollets ; le rectum est positionné au plus bas. Cette position se prend naturellement pendant une défécation en plein air, car il est dur, voire douloureux, de se tenir « assis » en l’absence de siège (sollicite fortement les quadriceps). La position accroupie a l’avantage de permettre une meilleure évacuation des excréments, mais a parfois une connotation négative, associée à une pratique culturellement « inférieure ». Elle reste toutefois la position la plus courante dans de nombreux pays d’Asie (notamment dans le sous-continent indien et en Asie du Sud-Est) et en Afrique subsaharienne, ainsi que dans les endroits où la technologie est insuffisante, comme dans les bidonvilles et les zones rurales peu accessibles.

Changer de position est un acte souvent difficile[4] ; ainsi, les personnes habituées à s’asseoir peuvent répugner à devoir s’accroupir en l’absence de siège. Et inversement, il n'est pas rare qu'une personne habituée à s’accroupir utilise incorrectement un siège de WC, en s’accroupissant dessus, les pieds sur le siège.

La position revêt également une importance en fonction de la religion ou de certaines traditions. Par exemple, un musulman respectant le Coran ne devrait pas déféquer en tournant le dos ou en faisant face à La Mecque.

Nettoyage[modifier | modifier le code]

Il existe une grande variété de méthodes utilisées pour se nettoyer après la défécation. Dans les endroits où les toilettes à chasse d'eau sont répandues, le papier toilette est largement utilisé, qui a l’avantage d’être relativement hygiénique et de pouvoir se décomposer par la suite s’il y a suffisamment d’eau. Le papier toilette a pour inconvénient principal son approvisionnement : il peut être peu accessible dans certaines zones reculées et peut rester cher pour les plus démunis. Il est dans ce cas remplacé par du papier journal par exemple, qui se décompose moins facilement.

Dans les pays très industrialisés, d'autres solutions sont envisageables : une société française développe son marketing sur une dualité papier-eau pour mieux éliminer les matières fécales[5]. Le principe consiste à mouiller le papier avant utilisation.

L’eau est employée à de nombreux endroits en raison de la tradition ou de la religion : c’est le cas par exemple en Asie du Sud-Est, dans la péninsule indienne, au Yémen, à Zanzibar, au Kirghizistan… l’inconvénient est qu’il faut disposer d’une quantité d’eau suffisante. Pour aider au nettoyage, la main est utilisée dans de nombreux pays ; il s’agit la plupart du temps de la main gauche[6], et certains tabous sont associés à cette main : par exemple, il ne faut pas manger avec la main gauche, mais seulement avec la droite si on est un droitier ; de même pour serrer la main d’une personne rencontrée, etc.

Enfin, suivant ce qui est disponible sur place, d’autres matériaux sont utilisés, notamment dans les zones rurales et les zones péri-urbaines paupérisées ; il peut s’agir de pierres suffisamment lisses, de feuilles, d’épis de maïs, de boules de terre, de papier journal, de branches, etc. Ces objets sont plus volumineux et peuvent bloquer l’égout ou remplir trop rapidement une fosse de latrine ; ils doivent donc être collectés à part.

Représentation dans la culture[modifier | modifier le code]

Dans de nombreuses cultures, la défécation est un tabou, contrairement à l’acte de s’alimenter. La défécation et les excréments ont été utilisés par des artistes afin de choquer ou de se positionner à contre-courant : on trouve ainsi les œuvres Merda d'artista de Piero Manzoni (90 boîtes qu'il remplit de ses excréments) et d'autres Ready-made comme l'urinoir Fontaine de Duchamp, ou encore l'installation Cloaca de Wim Delvoye, grande machine digérant des aliments et produisant des excréments. Elle avait comme prédécesseur le Canard digérateur de Jacques de Vaucanson. D'autres œuvres ont utilisé des excréments, comme les « peintures au caca » de Jacques Lizène.

Le caractère tabou de la défécation a, comme pour la sexualité, développé l'humour scatologique, que l'on retrouve dans les blagues mais aussi dans la littérature et le théâtre : Rabelais et la Commedia dell'arte utilisaient ces ressorts comiques. Sans que l'on puisse parler de scatologie, l’écrivain de science-fiction américain Philip K. Dick inverse le schéma de la digestion dans À rebrousse-temps où la prise de matières fécales dans une défécation inversée (le temps tourne à l’envers) est un acte social et la « déglution » (l’alimentation à l’envers) un tabou. Dans le même ordre d'idées, le film de Luis Buñuel, Le fantôme de la liberté (1974), inverse dans une scène la pudeur liée à la défécation et la sociabilité associée à l'alimentation : on y voit une réunion typiquement bourgeoise où les invités devisent sur des cuvettes d'aisance en toute décontraction dans ce qui s'apparente à une « salle à manger », et vont isolément, gênés, manger en cachette dans des lieux clos, équivalent à des « toilettes ».

La défécation n'a pas toujours été un tabou, si bien que l'on retrouve des écrits et des correspondances mentionnant cet acte sans la pudeur qui prévaut de nos jours : certaines lettres de Mozart pouvaient contenir plusieurs pages sur le sujet[7].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Unicef & WHO's Joint Monitoring Programme, Progress on Drinking Water and Sanitation, special focus on sanitation, New York & Genève, 2008 (ISBN 978 92 806 4313 8) [lire en ligne].
  2. John Pickford, Low-cost Sanitation: a survey of practical experience, 1995, IT Publications.
  3. Maggie Black et Ben Fawcett, The Last Taboo: Opening the Door on the Global Sanitation Crisis, Earthscan, Londres, 2008 (ISBN 978-1-84407-544-7) [présentation en ligne].
  4. a et b Duncan Mara, Low-Cost Urban Sanitation, 1996, Wiley & Sons.
  5. [1]
  6. Uno Winblad et Mayling Simpson-Hébert (éds.), Ecological Sanitation, 2e édition, Stockholm Environment Institute, 2004, 147 p. (ISBN 91-88714-98-5)
  7. Voir cette page.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]