Famille d'Estaing
| Famille d'Estaing | |
|---|---|
Blason de la famille : Famille d'Estaing |
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| Blasonnement | D’azur, aux trois fleurs-de-lys d'or, au chef du même[1]. |
| Période | XIe siècle-XXIe siècle |
| Pays ou province d'origine | Rouergue |
| Allégeance(s) | |
| Fief(s) tenu(s) | Estaing |
| Château(x) et hôtel(s) | Château d'Estaing Château de Murol Château de Ravel Château de Réquistat Château de Saillans Château de Val |
| Fonction(s) militaire(s) | Un amiral de France Plusieurs chevaliers de Malte |
| Fonction(s) ecclésiastique(s) | Un cardinal Trois évêques Un Grand aumônier de France |
| Preuves de noblesse | |
| - Admis aux honneurs de la Cour | 1750 |
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La famille d'Estaing est l'une des familles nobles les plus considérables du Rouergue et d'Auvergne. Originaire d'Estaing, dans l'Aveyron où la châtellenie est attestée depuis le début du XIe siècle[2].
La famille d'Estaing a donné des prélats, des officiers, des chevaliers de Malte et un grand nombre de personnages considérables.
Elle a été reçue aux Honneurs de la Cour en 1750.
La famille d'Estaing est considérée comme éteinte avec le décès en 1794 de l'amiral Charles-Henri d'Estaing, puis de sa demi-sœur Lucie Madeleine d'Estaing qui est morte en 1826 et qui laisse une descendance nombreuse de nos jours.
Sommaire |
[modifier] Histoire
En 1214, à la bataille de Bouvines, Déodat, dit Tristan, aurait sauvé la vie du roi Philippe Auguste et lui aurait donné son cheval. En témoignage de sa reconnaissance, le roi lui aurait accordé le droit d'adopter les armes de France, en conservant toutefois le chef d'or qui couvrait ses armes anciennes[3]. Des travaux récents considèrent que ces faits sont légendaires[réf. nécessaire]. Ce fait d'armes a inspiré Nicolas Boileau pour l'une de ses Satires, dans laquelle il écrit à propos de Joachim d'Estaing :
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Mais je ne puis souffrir qu'un fat, dont la mollesse |
[modifier] Principales personnalités
- Guillaume Ier d’Estaing fut compagnon de Richard Cœur de Lion lors de la troisième croisade. Ses armoiries figurent dans la première Salles des Croisades à Versailles.
- Tristan Dieudonné d’Estaing aurait sauvé la vie du roi Philippe Auguste à Bouvines en 1214. En récompense de ce fait d'armes, il reçut le droit de placer trois fleurs de lys dans son blason. Ce fait est aujourd'hui contesté.
- Guillaume d'Estaing, seigneur d'Estaing, épousa en 1319 Ermengarde de Peyre, dame de Valentines, fille d'Astorg IX de Peyre et de Maguerire de Murat, dame de Cheylade qui lui donna huit enfants, dont :
- Raymond d'Estaing marié en 1350 avec Baranne de Castelnau;
- Flore d'Estaing, mariée à Aymeric d'Aurillac, seigneur de Conros;
- le cardinal Pierre d’Estaing fit partie de la Cour pontificale d’Avignon. Il fut légat pontifical de Grégoire XI dans les États pontificaux d'Italie;
- Richarde d'Estaing, mariée en 1345 avec Géraud de Murat, seigneur de Lugarde, Allagnat et Ségur;
- Marguerite d'Estaing, mariée à Pierre IV, seigneur de Brezons
- Dieudonné d'Estaing, neveu du cardinal, qui fut doyen de Laon puis évêque du Tricastin (1388-1411)
- Guillaume d'Estaing se distingua dans la lutte contre les infidèles (?).
- Jean d'Estaing ( -1495), chamarier de Lyon de 1480 à 1494, est nommé en 1484 gouverneur du comté de Rodez et des Montagnes de Rouergue.
- François d'Estaing, abbé du Monastier de 1492 à 1504, Recteur du Comtat Venaissin, de 1505 à 1509, évêque de Rodez de 1504 à 1529, qui fit construire le clocher de la cathédrale de Rodez.
- Antoine d'Estaing (1455 - †28 février 1523), , membre du grand conseil de Louis XII (1495), évêque d'Angoulême (1506-1523), doyen du chapitre de Lyon (1514).
- L'abbé Charles d'Estaing (ca1595-1661), seigneur de Cheylade et de Marchastel, chevalier profès de Saint-Jean-de-Jérusalem. Violent, débauché et cupide, il tente de rétablir des impôts tombés en désuétude depuis plus d'un siècle et provoque une révolte des habitants excédés. Jugé par contumace et condamné par la Cour des Grands jours d'Auvergne à la peine capitale, à la confiscation de ses biens et à déchéance de sa noblesse. Sa peine est commuée en un engagement dans un régiment servant en Allemagne où il se distingue par son courage et meurt réhabilité en 1661, sans avoir été marié. Dans son testament, il mentionne une fille, Marguerite, pour seul enfant naturel. Il serait considéré par la famille Giscard d'Estaing comme l'auteur de la famille d'Estaing du Puy-de-Dôme dont elle a relevé le nom.
- L'amiral d'Estaing (Ravel 1729-Paris 1794), fils de Charles-François et de Marie-Henrielle de Colbert, qui joua un grand rôle dans les guerres navales du XVIIIe siècle et dans la guerre d'indépendance des États-Unis. Nommé amiral en 1792 par l'Assemblée législative, mais fut néanmoins guillotiné en 1794. Ayant perdu accidentellement son fils unique, il fit légitimer sa demi-sœur Lucie-Madeleine et, le 25 février 1768, l'institua l'héritière de ses biens, en particulier du château de Ravel. Connu sous le titre de Comte d'Estaing, il commandait la garde nationale de Versailles pendant les journées des 5 et 6 octobre 1789.
[modifier] Derniers d'Estaing
À la fin du XVIIIe, toutes les branches de la famille d'Estaing descendaient d'un seul mariage : Jean d'Estaing (°/1540-1621), seigneur de Val, avait épousé en 1580 Gilberte de la Rochefoucauld (1560-1623), dame de Ravel, ils eurent quatre fils :
- 1° François II d'Estaing, qui fait la branche des comtes de Ravel pendant 3 générations jusqu'à :
- François IV d'Estaing (Ravel 1693-Paris 1729), comte d'Estaing, qui meurt sans héritier, et dont hérite l'amiral d'Estaing ci-après ;
- 2° Père Louis d'Estaing, Grand aumônier de France;
- 3° Jacques d'Estaing (+1657), seigneur de Terrisse, marié à Catherine du Bourg, dame de Saillant, dont sont issus, après 4 générations :
- l'amiral d'Estaing et sa demi-sœur
- Lucie Madeleine d'Estaing (Paris 1743-Clermont-Ferrand 1826), vicomtesse de Ravel en Auvergne, demi-sœur bâtarde de l'amiral, maîtresse de Louis XV; mariée, elle a une nombreuse descendance, dont deux filles adultérines du roi Louis XV.
- 4° L'abbé Charles d'Estaing (ca1595-1661), seigneur de Cheylade, chevalier profès de Saint-Jean-de-Jérusalem. Il meurt en 1661 avec une réputation de débauché, en ayant fait deux testaments dans lesquels il reconnaît et dote une fille naturelle, mais aucun garçon. Cependant, la généalogie Giscard d'Estaing lui attribue la paternité d'un Joachim d'Estaing, sieur de Réquistat, bien qu'on ne possède aucun acte de naissance ou autre le concernant[4].
[modifier] Autres familles Destaing ou d'Estaing
[modifier] Destaing du Cantal
Famille notable de robe, établie dans le Carladès, avec des alliances nobles depuis le début du XVIe siècle, qui se termine avec :
- Zacharie Destaing (Aurillac1764-Paris1802), général, fils de Pierre Destaing et de Marie-Gabrielle Delzons, descendant à la 7e génération de :
Elle pourrait être un rameau de la famille d'Estaing.
[modifier] Destaing à Réquistat
À la suite d'une requête, la famille Giscard a été autorisée en 1922 à ajouter à son patronyme celui de "d'Estaing". En effet Edmond Giscard (1894-1982) serait un descendant de :
I. Joachim d'Estaing[5], seigneur de Boissières (Chaudes-Aigues ?) et de Requistat (Jabrun), inhumé le 3 janvier 1686 au Chambon (diocèse de Clermont)[réf. nécessaire], époux en 1647 de[réf. nécessaire] Suzanne de Paulet, dame héritière de Réquistat (inhumée le 25 décembre 1700 à Jabrun), père de plusieurs enfants, tous baptisés à Jabrun :
- Guillaume, le 25 octobre 1648, qui suit
- Hélys, le 30 septembre 1649
- François, le 10 août 1651
- Claude (f), le 4 janvier 1654
- Marie, le 10 août 1660[réf. nécessaire]
II. Joseph Guillaume Destaing, sieur de Boissières, inhumé le 9 juin 1711 dans la chapelle Saint-Jacques de l'église de Jabrun, épousa le 13 juillet 1680 Anne Chastaing (décédée avant 1709), dont au moins :
- Suzanne, baptisée le 7 septembre 1681 à Jabrun
- Joachim, né le 4 décembre 1682, qui suit
- Etienne, baptisé le 15 juin 1684 et décédé le 28 octobre 1684[réf. nécessaire]
- Jean, seigneur de Boissières, baptisé le 6 décembre 1685
- Henri, seigneur du Claux
- Thérèse, née au château de Réquistat, baptisée le 26 février 1701 à Jabrun
III. Joachim Destaing, de Jabrun, marié le 23 juillet 1709 à Saint-Urcize avec Marguerite Saignet (décédée le 19 mai 1726 à Jabrun), inhumé le 1er novembre 1749 à Jabrun à l'âge de 68 ans environ, père de :
IV. Jean Destaing , chevalier, seigneur du Buisson[réf. nécessaire] (Saint-Babel), marié vers 1735 probablement à Lavastrie avec Elisabeth Beral (née vers 1706 et décédée le 4 janvier 1789 à Saint-Babel), père de :
V. Jean Dominique Destaing (Jabrun 1741 - Saint-Babel 1er septembre 1813), chevalier, seigneur du Buisson[réf. nécessaire] (Saint-Babel), marié le 21 février 1759 à Murol avec Catherine Dabert (elle-même décédée le 9 novembre 1774 à Saint-Babel), père de :
VI. a Lucie-Madeleine Destaing, née et baptisée le 24 août 1769 à Saint-Babel - décédée le 10 mars 1844 à Saint-Amant-Tallende
VI. b Jeanne Destaing, dame du Buisson à Saint-Babel, mariée à Jean-Jacque Gleize, notaire, bourgeois de Saint-Babel.
Joseph d'Estaing (1648 - 1711), fils de Joachim et de Suzanne Paulet, se disait noble, seigneur de Réquistat et de Boissière, sans avoir de lien de parenté connu avec Jean d'Estaing qui a racheté le château de Réquistat vers 1669 pour en doter sa fille Marie-Claire en 1772. Ce Joachim fut condamné pour cela comme usurpateur de la noblesse par jugement du 5 mai 1667.
Selon le Comte Albert de Remacle[6], Joachim était le fils naturel de Charles d'Estaing, chevalier de Malte, commandeur de Morland et de Briard. Dans un acte signé au château d'Estaing en Rouergue le 5 juillet 1733, Joachim d'Estaing, IIème du nom, reconnut qu'il descendait du sieur de Boissières, bâtard du commandeur d'Estaing, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem, et qu'il était instruit que pour cette raison, il n'avait pas droit ni au nom ni aux armes de la maison d'Estaing, cette prérogative étant uniquement réservée aux mâles descendants d'un légitime mariage et que les bâtards et leurs descendants en ont toujours été exclus, suivant les lois du Royaume de France. La référence de l'acte n'est toutefois pas mentionnée.
[modifier] Châteaux
- Château d'Estaing
- Château de Murol
- Château de Ravel
- Château de Réquistat (-1590)
- Château de Saillans
- Château de Val
[modifier] Notes et références
- Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)
- Première mention en 1028.
- "Merveilles des châteaux d'Auvergne et du Limousin" ouvrage collectif (Réalités Hachette, 1971, p.23)
- Christian du Passage, Histoire et généalogie, 160-266, octobre 2001
- Attention: ce couple existe, il est noble, et il a pour fils héritier un Joseph, et non un Guillaume:
"II. Joachim d'Estaing, chevalier, fils de François d'Estaing, château de Murol, paroisse de Saint-Nectaire, seigneur de Chambon, Varennes, Riom; Et du chef de son épouse Suzanne de Paulet, la terre et seigneurie de Réquistat, paroisse de Jabrun, Murat, 1669, 1670, Voyez: Roquelaure.
III. Joseph d'Estaing, écuyer, leur fils, Idem, 1694, 1698. IV. Joachim d'Estaing, écuyer, seigneur de Boissières, écuyer, son fils; Idem, 1723, 1725. (r. 499, p. 478, 618, p. 802, p 503, p. 305, .... " (Dom Béthencourt, Noms féodaux, Deuxième édition, tome Ier, A-Cha.) - "Dictionnaire Généalogique des Familles d'Auvergnes" (A.R.G.H.A., 1995, tome 2, p.93)
[modifier] Bibliographie
- Hippolyte de Barrau, Documents historiques sur le Rouergue sur Google Livres, tome 1, pages 503 à 531
- Albert de Remacle, Dictionnaire généalogique des familles d'Auvergne, V° "Famille d'Estaing", A.R.G.H.A., 1995, tome II.
- Christian du Passage, Histoire et généalogie, octobre 2001, "Généalogie d'Estaing", 160-266.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Familles nobles du Rouergue
- Famille Giscard d'Estaing
- Armorial de familles nobles et notables de France
[modifier] Liens externes
- VisuArchives. H Barrau_Documents_historiques (tome 1, pages 503 à 531, article d'Estaing)
- Généalogie d'Estaing, sur le site Généanet
- Généalogie d'Estaing sur l'Armorial du Pays d'Oc