Cyriaque d'Ancône

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Cyriaque d'Ancône ou Ciriaco de' Pizzicolli (Ancône, vers 1391 - Crémone, vers 1455) est un marchand et humaniste italien, un voyageur et un épigraphiste grâce auquel sont parvenues des copies de nombreuses inscriptions grecques et latines perdues depuis son époque.

Il est parfois appelé le père de l'archéologie. Il est le premier « savant » à redécouvrir des sites grecs antiques prestigieux tels que Delphes ou Nicopolis d'Épire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Passionné par l'Antiquité, ce grand voyageur ne cessa de parcourir, entre 1412 et 1454 les terres de l'ancien empire byzantin, au moment même où celui-ci s'effondrait définitivement. Il tenait un journal détaillé, en latin, de ses pérégrinations, les Commentaria, où il notait aussi bien les lieux qu'il visitait que les personnages importants qu'il rencontrait. Il l'illustrait parfois de croquis des monuments qu'il voyait (par exemple Sainte-Sophie de Constantinople), et transcrivait les inscriptions qu'il pouvait déchiffrer. C'était aussi un collectionneur de manuscrits grecs et latins, dont il recopiait des extraits.

Cyriaque d'Ancône se croyait investi d'une mission : sauver les antiquités, condamnées à disparaître. Ce marchand-voyageur italien s'intéressa plus à l'archéologie qu'au commerce ou à la diplomatie. Durant ses nombreuses visites en Grèce, il essaya de dessiner et recopier le plus d'antiquités et d'inscriptions possibles. En 1436, il résida sur l'Acropole où il dessina le fronton Ouest du Parthénon. Ses nombreux dessins permettent de se rendre compte de l'évolution des dégradations entre le XVe siècle et le retour des voyageurs deux siècles plus tard. Ses Antiquarum Rerum Commentaria sont presque intégralement perdus, de plus, Cyriaque n'était pas toujours fiable dans ses localisations ou ses identifications.

L'activité de Cyriaque d'Ancône ne fut pas interrompue par la conquête turque puisqu'il travailla sous la protection du Sultan, dont il aurait même été le secrétaire.[réf. nécessaire]

Cette œuvre imposante est perdue pour la plus grande partie et il ne subsiste plus de l'original qu'une petite partie sur ses voyages dans le Péloponnèse en 1447-1448, ainsi que des extraits de ses voyages en Grèce en 1435-1437.

Bibliographie[modifier | modifier le code]