Cyclooctasoufre

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Cyclooctasoufre
Structure du cyclooctasoufre
Structure du cyclooctasoufre
Identification
Nom IUPAC octathiocane
Synonymes octasoufre,
soufre
No CAS 10544-50-0
PubChem 66348
ChEBI 29385
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute S8  [Isomères]
Masse molaire[1] 256,52 ± 0,04 g/mol
S 100 %,
Propriétés physiques
fusion 112,8 °C (soufre α)
119,6 °C (soufre β)
ébullition 444,6 °C
Masse volumique 2,07 g·cm-3 (soufre α)
1,96 g·cm-3 (soufre β)
1,92 g·cm-3[réf. souhaitée] (soufre γ)
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le cyclooctasoufre est un corps simple de formule chimique S8, constitué de molécules cycliques à huit atomes de soufre. Il s'agit d'un solide de couleur jaune, allotrope naturel du soufre.

Il existe trois polymorphes d'octasoufre :

Le système cristallin orthorhombique constitue la forme standard du cyclooctasoufre, le soufre β étant stable entre 95,6 °C et 119,6 °C à 100 kPa ; il peut néanmoins demeurer métastable à température ambiante pendant plusieurs semaines s'il a été obtenu par trempe à partir d'une phase à plus de 100 °C. Le soufre γ est une forme rare de soufre monoclinique.

Le soufre β fond à 119,6 °C pour donner du soufre λ, constitué de molécules de cyclooctasoufre en phase liquide jusqu'à 159 °C, où la « transition λ » marque le début de la polymérisation en chaînes plus longues du cyclooctasoufre et d'autres formes cycliques du soufre, telles que S6, S7 et S12, en équilibre avec S8.

La viscosité passe par un maximum à 187 °C, correspondant à du soufre ω à longues chaînes, puis la viscosité décroît lorsque la température continue à croître jusqu'à ébullition à 444,6 °C, les chaînes étant brisées par la chaleur en segments de plus en plus petits.

La trempe de cette phase, extraite à l'aide de disulfure de carbone CS2, donne un solide amorphe dit soufre μ, constitué de segments de chaînes Sn103 ≤ n ≤ 106.

La rosickyite (en) est du soufre gamma natif.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.