Curis-au-Mont-d'Or

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Curis-au-Mont-d'Or
Image illustrative de l'article Curis-au-Mont-d'Or
Blason de Curis-au-Mont-d'Or
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Neuville-sur-Saône
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Pierre Gouverneyre
2014-2020
Code postal 69250
Code commune 69071
Démographie
Gentilé Curissois
Population
municipale
1 119 hab. (2011)
Densité 369 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 16″ N 4° 49′ 19″ E / 45.871111111111, 4.8219444444444 ()45° 52′ 16″ Nord 4° 49′ 19″ Est / 45.871111111111, 4.8219444444444 ()  
Altitude 176 m (min. : 168 m) (max. : 440 m)
Superficie 3,03 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.curis.fr/

Curis-au-Mont-d'Or est une commune française située dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Curissois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de la banlieue nord de Lyon, elle est située dans les Monts d'Or, sur la rive occidentale de la Saône, en face de Neuville-sur-Saône, chef-lieu du canton dont elle fait partie. La superficie de la Commune est seulement de 310 hectares, mais sa population est en augmentation régulière : environ 950 habitants en 2001, ce qui représente un doublement depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Curis occupe les bords d’un petit vallon des monts d'Or, vallon creusé par le ruisseau du Thou qui coule du sud au nord pour rejoindre la Saône au hameau du Pontet. Le terroir, calcaire et sec est assez pauvre, à l’exception de deux beaux plateaux de culture : le Montellier à proximité du cimetière, et les Avoraux, aux confins d’Albigny-sur-Saône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Comme indiqué dans le nom du village, Curis est sur le domaine des Mont d'Or; donc vallonné comme le montre les photos :

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare d'Albigny-Neuville dans la commune voisine d'Albigny-sur-Saône.

La commune n'est pas directement desservie par les transports ferroviaires. Toutefois, dans les communes voisines d'Albigny-sur-Saône et de Saint-Germain-au-Mont-d'Or se trouvent respectivement la gare d'Albigny-Neuville et la gare de Saint-Germain-au-Mont-d'Or, cette dernière mettant Lyon Part- Dieu à moins de 15 min.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 84 des transports en commun lyonnais qui permet notamment de rejoindre Neuville-sur-Saône avec les lignes 70, 40, 43.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tirerait son nom d'un mot celte signifiant « chêne »
  • L'origine du nom de la commune proviendrait du celte signifiant « chêne »[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention du village apparaît dans la charte de Dénombrement des possessions de l'Église métropolitaine de Lyon en 984 qui cite l'église de Curisio[2]. L'étymologie, discutée, évoque peut-être le site de « gorge », en effet très caractéristique. L'historien et baron François Achille Napoléon Raverat (1812-1890) évoque dans son ouvrage Autour de Lyon. Excursions historiques pittoresques et artistiques dans le Lyonnais, le Beaujolais, le Forez, la Dombe et le Dauphiné de 1865 un possible poste militaire au bas de la vallée dirigé par un certain Curius[2]. Le « s » final appartient bien au nom, même si celui-ci s’est prononcé « Cury » au XVIIIe siècle[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine, attestée dès la préhistoire, est illustrée, pour l’époque romaine, par la découverte d’une tête de marbre[Note 1], peut-être de la déesse Attis[2], les restes d’une nécropole aux Avoraux[2] ainsi que l'aqueduc romain des monts d'Or qui traverse l'actuel territoire communal et qui alimentait la capitale des Gaules voisine, Lugdunum, aujourd'hui Lyon.

Le château au début du XXe siècle

Le château a commencé à être bâti au XIIIe siècle puis ont été ajoutés des étages et des tours. Jusqu'au XVIIe siècle, la seigneurie appartint à la famille d'Albon. En 1780, Jean-Louis Bœuf son nouveau propriétaire fait appel à l'architecte urbaniste Lyonnais Jean-Antoine Morand pour sa réfection[3].

Le village a été longtemps une communauté paysanne vivant de la polyculture familiale et d'un maigre bétail ; toutefois quelques nobles lyonnais y possèdent des «granges» (fermes) et de grosses maisons.

À partir du XVIe siècle, les Curissois se convertissent à la culture de la vigne jusqu’à la fin du XIXe siècle. Ce vin, ainsi que les pierres dorées des carrières et les fromages de chèvre étaient portés à Lyon, notamment par le petit port de Pontet, sur la Saône. En 1791, le territoire est érigé en commune par distraction de Saint-Germain-au-Mont-d'Or.

À la fin du XIXe siècle, l’activité agricole a décliné, le phylloxéra a ravagé les vignes et l’exploitation des carrières s’est arrêtée dans les années 1950. En 1955, « Curis » change de nom et devient « Curis-au-Mont-d'Or ».

Aujourd’hui, la Municipalité se préoccupe de faire renaître des emplois secondaires et tertiaires, et les associations sont très actives pour éviter que la commune ne devienne « village dortoir ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1985 2005 Jacques Malaval UDF  
2005 2014 Xavier Léonard DVD  
2014 en cours Pierre Gouverneyre    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté urbaine du Grand Lyon dont elle représente environ de 0.58% du territoire et moins de 0.08% de la population en 2007[Note 2]. Elle est également membre du syndicat mixte des Monts d'Or[4].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Curis ne dispose pas de programme à ce jour.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 119 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
368 386 631 609 471 470 491 454 434
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
414 409 424 445 447 403 374 403 393
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368 361 348 329 378 400 381 441 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
540 581 575 622 735 897 924 911 1 088
2011 - - - - - - - -
1 119 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Curis-au-Mont-d'Or est située dans l'académie de Lyon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La commune accueillait la foire au boudin le troisième dimanche de septembre et la fête patronale le 6 juin.

La commune est partenaire du festival Démon d'Or qui a lieu en juin depuis 2005[7].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune permet d'effectuer des promenades pédestres et équestres et l'escalade sur les falaises d'escalade du chemin du Chêne.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Des associations sportives de Curis proposent du badminton et de la gymnastique. Une Association de maintien de l'agriculture paysanne (AMAP) est présente sur la commune et vise à préserver les exploitations agricoles de proximité, et à promouvoir l'agriculture biologique à taille humaine. Les premières livraisons de produits sont prévues pour juin 2011[8].

Environnement[modifier | modifier le code]

Plus de la moitié de la commune est classée zone verte.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • Fromages de chèvre réputés (chèvres nourries avec des feuilles de vigne).
  • Cultures fruitières : poires, cerises.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Église Saint-Claude[modifier | modifier le code]

Église Saint-Claude du XIXe siècle : confessionnal du XVIIe siècle à panneau sculpté, Christ en croix.

Croix de chemin[modifier | modifier le code]

Domaine de la Trolanderie[modifier | modifier le code]

Le domaine de Curis-au-Mont-d'Or ou domaine de la Trolanderie est situé sur les deux communes de Curis-au-Mont-d'Or et de Poleymieux-au-Mont-d'Or au lieu-dit la Forêt. Il est inscrit dans sa totalité à l'inventaire des monuments historiques[9].

Le château, qui date du XVe siècle, a été totalement réaménagé au XVIIIe, époque à laquelle ont été réalisés le parc et l'orangerie ainsi que les décors intérieurs. Il a été restauré et réaménagé en logements privés en 2009.

Article détaillé : Château de la Trolanderie.

Le parc, propriété depuis 2009 du Syndicat mixte des Monts d'Or, est ouvert au public et aménagé en lieu de promenade.

Rue de la Trolanderie[modifier | modifier le code]

Ce grand portail est élevé au milieu du XVIIIe siècle. La cour intérieure était peut-être une bergerie comme semblent en témoigner les deux têtes de béliers ou mouflons qui surmontent les pilastres latéraux. Ce bel arc de pierre, logé dans un arrondi du mur, encadrait une lourde porte de bois pleine à deux battants.

Le Lavoir[modifier | modifier le code]

Le lavoir est construit en 1820.

Maisons en pierres dorées[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. aujourd'hui, propriété privée
  2. Calcul basé sur les données de l'INSEE
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. a, b, c et d Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, 2006, (ISBN 2-87754-096-0), p. 214-215
  3. Un château de multiples propriétaires, Le Progrès, éd. Ouest Lyonnais et Val de Saône, 11/06/2008
  4. « Syndicat mixte des Monts d'Or », sur le site officiel (consulté le 4 mai 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Festival Démon d'Or : 6eme édition », sur officiel (consulté le 19 août 2010)
  8. « Bientôt, une nouvelle Amap entre Curis et St Germain ! », sur Amap Curis au Mont d'Or (consulté le 2 avril 2011)
  9. « Notice no PA00117754 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Cabanes et cabornes des Monts d'Or lyonnais Des cabanes en pierres sèches dans le Grand Lyon », sur Syndicat Mixte des Monts d'Or (consulté le 22 novembre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]