Culture en Corée du Nord

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Cet article se consacre à la description de la culture en Corée du Nord.

La littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature coréenne.

La littérature en Corée du Nord comporte des écrits politiques et révolutionnaires, mais aussi un courant réaliste qui dépeint la vie quotidienne et des auteurs de romans historiques, parmi lesquels Hong Sok-jung.

Deux romans historiques coréens, publiés par des auteurs nord-coréens, ont été récemment[Quand ?] publiés en Corée du Sud :

  • "Le grand prêtre bouddhiste Sosan" (Sosan-taesa) par Choi Myung-ik ;
  • "L’assassinat d’Ito Hirobumi par Ahn Joong-keun (Ahn Joong-keun Idungbakmunul-ssoda)" ; adapté par Rim Jong-sang.

La musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique coréenne.

La Corée du Nord encourage l'éducation musicale dans la formation scolaire. Les études musicales peuvent se poursuivre à l'étranger.

La musique est, avec la gymnastique et la danse, l'une des trois principales disciplines mises en valeur dans le festival Arirang (spectacle de masse).

L'usine d'instruments de musique de Pyongyang est l'une des principales unités de production des instruments nord-coréens, notamment ceux traditionnels (kayagum, okryugum, jangsaenap, jodae, tanso, taephiri...)[1].

De nombreux artistes nord-coréens ont été lauréats de prix internationaux, à l'instar de Hwang Un-mi, étudiante coréenne au Conservatoire Santa Cecilia de Rome, lauréate du 13e concours international de chant Giuseppe Di Stefano, en mai 2006[2].

Voir : Kim Ok-song, le quatuor à guitares du Corps populaire de l'Intérieur de la Corée et Ri Kyong Suk, interprète de l’Arirang.

Le cinéma, la télévision et la radio[modifier | modifier le code]

Comme en Chine, le cinéma occupe une place essentielle dans les loisirs. Le Festival international du film de Pyongyang est organisé tous les deux ans.

Le taux d'équipement en postes de télévision s'élève à 170 postes pour mille habitants. La télévision coréenne compte quatre chaînes : la Télévision centrale coréenne (acronyme anglais : KCT), la Télévision de Mansudae, le Réseau éducatif et culturel coréen (à dominante culturelle) et la Télévision de Kaesong, cette dernière chaîne - créée en 2003 - ciblant un public sud-coréen. Si la mise en valeur des réalisations des dirigeants Kim Il-sung et Kim Jong-Il constitue le trait le plus original pour les observateurs occidentaux, les actualités internationales, la filmographie nord-coréenne et le sport occupent également une place importante dans la programmation des chaînes.

La Corée du Nord compte par ailleurs 17 stations de radio, dont onze appartiennent à la Korean Central Broadcasting Station.

L'opéra[modifier | modifier le code]

L'opéra révolutionnaire style Mer de sang, écrit en 1971 par le président Kim Il-sung, représente la lutte anti-japonaise dans les années 1930 qui constitue, avec la guerre de Corée et les combats de la Seconde Guerre mondiale, des thèmes majeurs de la création artistique, littéraire, musicale et cinématographique.

La peinture[modifier | modifier le code]

De style réaliste socialiste, la peinture doit immortaliser les faits et gestes des dirigeants, mais comporte également des scènes de nature inspirées de la tradition de la Corée ancienne : le tigre, qui a disparu dans le sud de la péninsule dans les années 1930, et les montagnes sacrées représentent des thématiques traditionnelles.

Voir : Sun Mu, artiste nord-coréen établi en Corée du Sud, dont le style s'inspire du réalisme socialiste nord-coréen pour le parodier.

Le cirque[modifier | modifier le code]

Basé sur la tradition d'excellence des acrobates coréens, comportant a contrario peu d'animaux, le cirque est fortement développé en Corée du Nord. Les "flying girls" (trapézistes) du cirque d'État de Pyongyang ont ainsi reçu un clown d'or au 30e festival international du cirque de Monte-Carlo.

Les relations culturelles internationales[modifier | modifier le code]

La Corée du Nord a signé le 21 juillet 1998 la convention du patrimoine mondial de l'UNESCO. Les fonctions d'ambassadeur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) auprès de l'UNESCO sont exercées, à Paris, par le délégué général de la RPDC auprès de la République française. L'ensemble des tombes de Koguryo est inscrit depuis 2004 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Lors du 13e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants, organisé du 1er au 8 juillet 1989, Pyongyang a accueilli 22 000 participants venant de 177 pays[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Donald N. Clark, Culture and Customs of Korea, ABC-CLIO/Greenwood, 2000, 232 p. (ISBN 978-0-31336-091-6)
  • Sur les différents courants de la littérature nord-coréenne, voir l'article de Philippe Pons dans le Monde des livres daté du 21 octobre 2005 "La voix de la réconciliation coréenne", et consacré au romancier historique Hong Sok-jung.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :