Culture du football

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Le football, « langage universel »[1] pour certains auteurs, crée une culture spécifique avec ses codes, son vocabulaire, ses rites initiatiques et toute sa cohorte de productions artistiques.

La culture du jeu[modifier | modifier le code]

Avant le match[modifier | modifier le code]

Pendant le match[modifier | modifier le code]

Après le match[modifier | modifier le code]

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Nick Hornby publie Fever Pitch en 1992 qui fait évoluer la perception du phénomène supporter par les Britanniques. Citons également des auteurs comme Pierre Bourgeade (Le Football, c'est la guerre poursuivie par d'autres moyens chez Gallimard en 1981) ou le plus léger René Fallet (Le Triporteur chez Denoël en 1951) sans oublier les pionniers Henry de Montherlant (1895-1972), Jean Giraudoux (1882-1944) et Albert Camus (1913-1960) qui introduisent le football dans la littérature.

Théâtre[modifier | modifier le code]

En Allemagne on monte la pièce burlesque Un footballeur et un indien d'Amérique (Fussballspieler und Indianer, écrite 1924 et montée en 1926), satire pointant déjà la place des médias dans le sport, Sous le maillot rouge et blanc (Stimmung Rot-Weiss, 1971) et La Guerre des États (Länderkampf, 1971), dénonçant les passions nationalistes engendrées par le football. La radio allemande diffuse des pièces conçues pour ce média tel Le Match (Das Fussballspiel, 1967-1969), La Balle (1974 ; brèves de comptoirs de supporters) ou Der syntetische Seler (1973).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Football et cinéma.

Dans le domaine du cinéma, tous les aspects du jeu ont été explorés depuis 1911 et le premier film du genre : Harry The Footballer de Lewin Fitzhamon. De la folie de certains supporters dans À mort l'arbitre de Jean-Pierre Mocky (1984, un an avant le Drame du Heysel) à la satire sociale avec Coup de tête de Jean-Jacques Annaud (1979) en passant notamment par la fresque historique avec Le Miracle de Berne (Das Wunder von Bern) de Sönke Wortmann (2003) et l'exotisme avec La Coupe (The Cup), film australo-bhoutanais de Khyentse Norbu (1999) nous racontant les aventures de deux jeunes tibétains réfugiés dans un monastère bouddhiste, qui tentent de suivre la Coupe du monde 1998 à la télévision. L'universalité du ballon rond, encore et toujours.

Médias[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Clubs et équipes nationales génèrent des chansons dont certaines sont d'authentiques succès commerciaux, d'Allez les Verts ! de Jacques Monty en France au milieu des années 1970 aux multiples chants de clubs anglais édités à partir de 1971[2]. Citons Leeds United (Leeds Utd) est N°10 dans les charts anglais en avril 1971[3], Good old Arsenal (Arsenal) N°16 en mai 1971[4], The blue is our colour (Chelsea) N°5 en mars 1972[5], I'm forver blowing bubbles (West Ham) N°31 en mai 1975[6], We can do it (Liverpool FC) N°15 en mai 1977[7], et Glory glory Man United (Manchester United) N°13 en mai 1983[6]. Toutefois, les supporters préfèrent généralement recycler des chants n'ayant aucun rapport avec le football. Ainsi, l'hymne emblématique des supporters est You'll Never Walk Alone depuis 1965, et son adoption par les fans de Liverpool FC et du Celtic Glasgow. Ce chant fut créé pour une comédie musicale américaine sans rapport avec le football. Certains artistes, en revanche, s'inspirent directement du phénomène football. Le groupe Queen exploite ainsi cette influence dans ses titres We Will Rock You et We Are the Champions[8].

Humour[modifier | modifier le code]

Match de football pour philosophes des Monthy Python (1972)

Jeux[modifier | modifier le code]

Le football se décline dans une gamme de jeux de plein air, de plateaux ou vidéo. Les plus emblématiques sont le Baby-foot et le Subbuteo. Ces deux jeux disposent même de compétitions officielles, et de Coupes de monde.

Depuis l'avènement du jeu vidéo, le football figure parmi les thèmes les plus porteurs. Le jeu vidéo Pro Evolution Soccer est ainsi le produit culturel le plus vendu en France en 2006[9]. Il existe deux grandes familles de jeux vidéo de football : jeu d'action où l'on contrôle les footballeurs et jeu de gestion où l'on incarne l'entraîneur d'une équipe. Football Manager est la plus grande des référence du jeu de gestion de football tandis que Pro Evolution Soccer et FIFA (le jeu, pas la fédération) se disputent la position de leader des jeux d'action liés au football.

Collections[modifier | modifier le code]

Les vignettes Panini que les enfants collectionnent, ou les programmes de match, qui tiennent un rôle important dans les relations entre club et supporters au Royaume-Uni.

Paris sportifs[modifier | modifier le code]

Les paris sur les matches de football tiennent une place de choix dans le domaine des paris sportifs. Le Totocalcio italien (créé le 5 mai 1946[10]) et la Quiniela espagnole (saison 1946-1947[11]) sont de véritables institutions, sans même parler des Britanniques qui pratiquent les paris depuis l'origine du jeu et de manière plus encadrée depuis 1923[12]. La France fut la dernière nation en Europe à autoriser les paris sur des matches de football (17 avril 1985[13]). Une taxe, plus ou moins lourde selon les pays, est généralement prélevée sur ces paris pour financer le mouvement sportif.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eric Walter, Goal! Le football, langage universel, Lausanne, La Cité-L'age d'homme, 1974
  2. Yves Bigot, Football, Paris, Grasset, 1996, p.72 (ISBN 2246521610)
  3. (en) Paul Gambaccini, Tim Rice et Jo Rice, British hits singles, Londres, Guiness Books, 6e éd. 1989, p.145 (ISBN 0851128238)
  4. (en) Paul Gambaccini, Tim Rice et Jo Rice, op. cit., p.16
  5. (en) Paul Gambaccini, Tim Rice et Jo Rice, op. cit., p.51
  6. a et b (en) Paul Gambaccini, Tim Rice et Jo Rice, op. cit., p.264
  7. (en) Paul Gambaccini, Tim Rice et Jo Rice, op. cit., p.149
  8. Yves Bigot, op. cit., p.75
  9. « PES : le premier produit culturel en France depuis deux ans », sur le site jdli.com, le 24 octobre 2007. Consulté le 23 mars 2008
  10. (it) Luca Giannelli, 100 Anni del Campionato di Calcio, Florence, Scaramax, 1997, p.74
  11. (es) « La quiniela recaudó 16.000 millones menos que la temporada pasada », dans El País du 23 juin 1987. Consulté le 27 mars 2008.
  12. Jean-François Bourg, Football business, Paris, Olivier Orban, 1986, p.155 (ISBN 2855653118)
  13. France Football, N°2036 du 16 avril 1985, p.50