Culture du Guatemala

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Vue de Tikal, cité maya au Guatemala

Le Guatemala est un pays d'Amérique centrale, doté d'un riche patrimoine culturel.

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Le Guatemala comprend de nombreux sites mayas dans le département du Petén, tels que Nakbé, Yaxha, Uaxactun, et surtout Tikal, l'un des plus grands sites mayas.

Dans d'autres départements se trouvent les sites de Kaminaljuyú et de Quiriguá. Le site de Takalik Abaj mêle des influences olmèques et mayas.

Cuisine[modifier | modifier le code]

Tamales

Le maïs, les haricots et les avocats sont à la base de l'alimentation des Guatémaltèques. Les mets traditionnels sont très diversifiés, tels les tortillas servis avec les frijoles ou encore les tamales, sorte de papillotes à base de farine de maïs souvent enveloppées dans des feuilles de bananiers.

Le plat qui est réservé au jeudi est le « pache », un tamal de pommes de terre. Certains plats sont traditionnellement servis lors des grandes fêtes. Par exemple, pour la Toussaint, il s'agit du « fiambre », salade froide de morceaux de viande, de fromage, d'oignons, d'olives et parfois de betteraves. Pour Noël, on sert de préférence des tamales. Ces tamales sont faits de pâte de maïs fourrée de viande ou de fruits, et enveloppée dans des feuilles de bananier.

Alors que les plats guatémaltèques peuvent être très différents des plats mexicains qui ont le même nom, les desserts sont similaires : atole, dulce de leche, flan, mole de bananes, ou encore gâteau aux trois laits.

Musique[modifier | modifier le code]

Joueurs de marimba à Antigua Guatemala

Le marimba est l'un des instruments les plus populaires. Il s'agit d'une sorte de xylophone. La musique guatémaltèque a été influencée au cours du temps par les Mayas, les Espagnols et immigrants africains. Les Garifunas ont également leur propre musique.

Au XVIe siècle, Pedro Bermúdez et Gaspar Fernandes composent de nombreuses œuvres de musique sacrée. Elles sont redécouvertes au XXe siècle par Dieter Lehnhoff.

Les principaux compositeurs de l'ère baroque sont ensuite Manuel José de Quirós (mort en 1765) et Rafael Antonio Castellanos (mort en 1791), auteur de villancicos. Le plus grand compositeur classique est José Eulalio Samayoa (1781-vers 1866), auteur de symphonies et de musique d'église. Au début du XIXe siècle , Jesús Castillo (1877-1946), auteur de l'opéra Quiché Vinak, et son demi-frère Ricardo Castillo (1891-1966), auteur de Xibalba, s'intéressent à la culture maya.

Littérature[modifier | modifier le code]

Les Mayas Quichés ont laissé un livre sacré, le Popol Vuh, un des textes les plus importants de l'Amérique précolombienne qui ait subsisté.

Le Rabinal Achí est une pièce de théâtre qui date du XVe siècle et qui raconte les origines mythiques du peuple Q'eqchi'.

Au XVIe siècle, on retient les ouvrages de l'historien Francisco Antonio de Fuentes y Guzmán. Le premier grand poète guatémaltèque est le Jésuite Rafael Landívar (1731–1793).

Au XIXe siècle, José Milla y Vidaurre est considéré comme le père du roman guatémaltèque avec ses romans historiques dans la veine costumbrista (décrivant les coutumes de l'époque) comme La Hija del Adelantado (1866).

Le XXe siècle est dominé par l'œuvre de l'écrivain et diplomate Miguel Ángel Asturias, prix Nobel de littérature en 1967, par les poèmes de Manuel José Leonardo Arce Leal et par les contes et nouvelles d'Augusto Monterroso.

Religion[modifier | modifier le code]

Les principales religions sont le catholicisme apporté par les Espagnols, la religion maya, et le pentecôtisme qui s'est imposé dans la capitale du pays.

Sport[modifier | modifier le code]

Les sports dans lesquels les Guatémaltèques se sont distingués sont le badminton, la boxe anglaise, le taekwondo et le football (avec l'équipe du Guatemala de football).

Le Guatemala participe régulièrement aux Jeux olympiques.

Le pays organise aussi une course cycliste depuis 1957, le Tour du Guatemala.

Le seul sportif médaillé du pays est la karatéka Cheili Carolina González Castillo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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