Culture de la céramique à peigne

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L'Europe vers 4500-4000 av. J.-C

La culture de la céramique à peigne est une culture du Nord-Est de l'Europe néolithique. Elle exista de 4200 av. J.-C. à 2000 av. J.-C. environ. On la nomme ainsi d'après le type le plus commun des décorations de ses céramiques, qui ont l'air d'être des empreintes de peigne.

Distribution[modifier | modifier le code]

La distribution des objets trouvés inclut le Finnmark (en Norvège) au nord, le fleuve Kalixälven (en Suède) et le golfe de Botnie (en Finlande) à l'ouest et la Vistule (Pologne) au sud.

À l'est, la céramique à peigne du Nord-Ouest de la Russie se fond dans un continuum de styles de céramique similaires qui s'étend jusque vers les montagnes de l'Oural.

Elle inclurait la culture de Narva d'Estonie et la culture de Sperrings en Finlande, parmi d'autres. On pense que c'était essentiellement des peuples de chasseurs-cueilleurs, bien que la culture de Narva, par exemple, montre quelques traces d'agriculture.

Une partie de cette région fut absorbée par la culture de la céramique cordée ultérieure.

Céramiques[modifier | modifier le code]

Les céramiques consistent en de grandes jarres rondes ou pointues en leur partie inférieure, avec une capacité de 40 à 60 litres. La forme de ces récipients resta identique mais les décorations varièrent.

En datant selon l'élévation du terrain, les céramiques sont traditionnellement (Äyräpää 1930) divisée en trois périodes qui sont : ancienne (Ka I, vers 4200 av. J.-C. - vers 3300 av. J.-C.), typique (Ka II, de 3300 av. J.-C. à 2700 av. J.-C. environ) et finale (Ka III, 2800 av. J.-C. - 2000 av. J.-C.).

Cependant, des datations au carbone 14 calibrées appliquées aux céramiques à peigne retrouvées dans l'isthme de Karelian, par exemple, donnent un intervalle total qui s'étend de 5600 à 2300 av. J.-C.[1].

Parmi les nombreux styles de céramiques à peigne, il en est une qui fait usage des caractéristiques de l'amiante : céramique en amiante. D'autre styles sont, par exemple, la céramique de Pyheensilta, Jäkärlä, Kierikki, Pöljä et Säräisniemi avec leurs subdivisions respectives. « Céramiques de Sperrings » est le nom original donné à la culture de la céramique à peigne ancienne (Ka I:2) trouvée en Finlande.

Habitations[modifier | modifier le code]

Les villages étaient situés sur les littoraux ou près des lacs et l'économie était fondée sur la chasse, la pêche et la cueillette de plantes. En Finlande, on avait une culture maritime qui se spécialisa de plus en plus dans la chasse aux phoques. Le type d'habitation dominante était un tipi d'environ 30 m2, où environ 15 personnes pouvaient vivre. Également, des maisons en bois rectangulaires devinrent fréquentes en Finlande vers 4000 av. J.-C. Les tombes étaient creusées dans les villages et les morts étaient recouverts d'ocre rouge. La période typique de la céramique à peigne montre l'usage intensif d'objets faits de silex et d'ambre comme offrandes aux morts.

Outils[modifier | modifier le code]

Les outils de pierre ne changèrent que très peu à travers le temps. Ils étaient faits de matière locale comme l'ardoise et le quartz. Les découvertes suggèrent un réseau d'échanges assez étendu : de l'ardoise rouge en provenance du Nord de la Scandinavie, de l'amiante du lac Saimaa, de l'ardoise verte du Lac Onega, de l'ambre en provenance des côtes méridionales de la Mer Baltique et du silex de la région de Valdaï au Nord-Ouest de la Russie.

Art[modifier | modifier le code]

La culture était caractérisée par de petites figurines de terre cuite et des têtes d'animaux en pierre. Les têtes d'animaux représentaient habituellement des élans et des ours et dérivaient de l'art mésolithique. Il y avait aussi de l'art rupestre.

Langue[modifier | modifier le code]

On avance comme hypothèse que les peuples de la céramique à peigne parlaient une langue ouralienne. On ne pense pas qu'ils aient parlé une langue indo-européenne. D'autre part, quelques toponymes et hydronymes pourraient également indiquer une langue non ouralienne et non indo-européenne en usage dans certaines régions.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geochronometria Vol. 23, pp 93-99, 2004

Sources[modifier | modifier le code]