Culture de l'Uruguay

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La culture de l'Uruguay est dominée par les traditions européennes et en particulier par la culture espagnole, puisqu'il s'agit du pays colonisateur, et italienne à cause des nombreuses vagues d'immigration venant de ce pays. Étonnamment, la culture amérindienne n'y joue aucun rôle : les anciens peuples étant décimés, leurs cultures ont disparu avec. L'Uruguay a également été influencé par ses voisins comme l'Argentine, notamment dans les domaines de la musique et des danses folkloriques.

Langue et éducation[modifier | modifier le code]

L'espagnol est la langue officielle du pays mais il existe aussi et le portuñol qui est un mélange d'espagnol et de portugais, parlé à la frontière brésilienne, mais très minoritaire. Un certain nombre d'uruguayens comprennent aussi l'italien et le français à cause des nombreuses vagues d'immigration venant de ces pays.

L'Uruguay a l'un des taux d'alphabétisation les plus élevés d'Amérique du Sud avec 98 %[réf. nécessaire]. Ceci s'explique par la scolarisation obligatoire pendant neuf ans. Entre 6 ans et 12 ans, les élèves vont à l'école primaire, puis de 12 à 15 ans, ils vont dans les collèges (secondaire élémentaire) et si les élèves ont de bons résultats aux examens nationaux, ils ont le droit d'entrer dans une école secondaire « diversifiée » pour pouvoir obtenir le bachillerato (baccalauréat) qui permet d'accéder à l'université. Ils peuvent aussi entrer dans le secteur secondaire technique en vue d'obtenir le bachillerato tecnico. L'éducation national fut mis en place en 1877 par José Pedro Varela avec le décret de loi de l'Éducation Commune.

Parmi les institutions de l'enseignement supérieur, on peut citer l'Université de la République qui est une université d'état (Universidad de la Republica datant de 1849), mais aussi l'université catholique d'Uruguay Damaso A. Larranaga (Universidad Catolica del Uruguay Damaso A. Larranaga) et l'université privée ORT d'Uruguay (Universidad ORT Uruguay). Pour ceux ayant choisi la filière technique, il existe aussi une université (Universidad del Trabajo).

Montevideo possède l'édifice de la Bibliothèque nationale de l'Uruguay riche d'environ 900 000 volumes.

Religion[modifier | modifier le code]

L'Église et l'État sont séparés depuis 1916, cependant la liberté des cultes est garantie par la Constitution uruguayenne. Près de 66 % de la population est de confession catholique[réf. nécessaire], 2 % est protestante, 1 % est juive et 31 % de la population dit appartenir à une autre religion ou n'en a pas[réf. nécessaire]. Il faut aussi noter que près de la moitié de la population n'est pas pratiquante.[réf. nécessaire]

Fêtes et croyances[modifier | modifier le code]

Les fêtes importantes sont le Carnaval, Pâques qui suit la Semana Criolla (Semaine du rodéo) où des gaúchos font des démonstrations d'acrobaties équestres. Mais aussi le jour des Treinta y Tres Orientales, jour auquel Juan Antonio Lavalleja et ses 33 volontaires pour commencer la révolte contre les Portugais en 1825 ou encore le jour de la commémoration de la bataille de Las Piedras, au cours de laquelle José Gervasio Artigas battit les espagnols près de Montevideo. Le Día de la Raza (ou « jour de la Race ») est aussi très important puisqu'il symbolise la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. Il en est de même pour le jour de l'indépendance fêté le 25 août.

Pour bien séparer l'État et l'Église, les jours de fêtes religieuses ont changé de nom, par exemple, Noël est le « jour de la Famille ».

Arts[modifier | modifier le code]

Il faut tout d'abord préciser que l'état subventionne l'art pour que celui-ci puisse exister.

Peinture[modifier | modifier le code]

Nous pouvons facilement dégager de grands noms en ce qui concerne la peinture uruguayenne. Il y a par exemple Juan Manuel Blanes qui a peint des toiles représentant la vie des gauchos et les grands moments de l'histoire du pays, mais aussi Joaquín Torres García qui est le créateur de l'universalisme constructif, Pedro Figari qui représentait des scènes de la vie quotidienne à Montevideo et à la campagne, Carlos Sáez, Rafael Barradas, Carmelo de Arzadum, Ernesto Laroche, Felipe Seade y José Cúneo.

Sculpture[modifier | modifier le code]

Les grands sculpteurs uruguayens sont José Belloni dont les œuvres qui représentent des scènes de la vie de tous les jours ornent les places publiques de Montevideo, mais aussi Manuel Pena, Juan Manuel Ferrari, José Luis Zorrilla de San Martín, Carlos Moler de Berg, G. Fonseca ou encore G. Cabrera.

Un groupe de murga en représentation, lors de l'investiture du président Tabaré Vázquez.

Musiques et danses[modifier | modifier le code]

La musique uruguayenne par excellence est le tango, ainsi que la milonga dérivée; mais l'Uruguay possède en plus des rythmes qui lui sont exclusifs comme le candombe et la murga, qui prennent leurs apothéose le jour des appels llamadas du Carnaval. Deux noms de chanteurs ressortent, il s'agit de Jaime Roos et de Jorge Drexler.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cinéma uruguayen.

Littérature[modifier | modifier le code]

Ariel, de José Enrique Rodó, est l'une des plus grandes œuvres littéraires de l'Uruguay. Ce livre écrit en 1900 traite du besoin de maintenir des valeurs spirituelles dans un monde tourné vers le progrès matériel et technique.
Les pièces de Florencio Sánchez traitant de problèmes sociaux sont encore jouées de nos jours.

Pour ce qui concerne la poésie Juan Luis Zorilla de San Martín est l'auteur de très important poèmes épiques sur l'histoire du pays (comme Tabaré). Mais il y a aussi Juana de Ibarbourou et Delmira Agustini qui appuyèrent la poésie féminine et Julio Herrera y Reissig qui est considéré comme l'un des plus grands poètes uruguayens.

Parmi les écrivains contemporains, on peut par exemple citer Juan Carlos Onetti, Mario Benedetti, Eduardo Galeano, Mario Levrero ou encore Jorge Majfud.

Le poète et écrivain Ricardo Paseyro, ancien ambassadeur de l'Uruguay en France, écrit aussi bien en espagnol qu'en français.

Cuisine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine de l'Uruguay.

Les Uruguayens mangent très peu le matin et le midi et font du repas du soir quelque chose de très important[réf. nécessaire].

La cuisine s'inspire aussi des origines espagnoles ou italiennes des habitants, à tel point que la pizza ou les pâtes sont devenues plats nationaux.

Une bombilla traditionnelle.

Le clericó est un vin local qui est un mélange de vin mousseux et de vin blanc. Il est très populaire pour les fêtes.

Les gauchos (garçons vachers) qui gardent les troupeaux de bétail campent souvent sous les branches des ombús géants. Ils allument alors un feu pour préparer le asado (barbecue), et font bouillir de l'eau pour préparer le maté (une sorte de thé amer) qu'ils boivent dans une petite calebasse creusée et séchée à l'aide d'une paille d'argent munie d'un filtre. Cette paille, appelée bombilla, est souvent gravée. Une personne du groupe est chargée de la préparation. Il remplit le récipient d'eau chaude et le passe au suivant, qui lui rend quand il a fini. Le premier remplit à nouveau le maté et le passe à la personne suivante et ainsi de suite. La calebasse passe de main en main, et chacun boit avec la paille[1].

Le mate est bu par la majorité des uruguayens. Il est fréquent de voir des personnes à l'arrêt d'un bus, portant d'une main un thermos et de l'autre un maté. On le boit en général amer, mais on peut y ajouter du sucre. Au goûter, on le boit aussi avec du lait en mangeant des petits gateaux secs salés : c'est le "maté cocido" (maté cuit).

Sports[modifier | modifier le code]

Les sports important sont le football, le basket-ball qui commence à être très suivi, mais aussi les sport équestres avec le saut d'obstacles et le polo. Plus traditionnels, les gauchos jouent au pato, où deux équipes à cheval s'affrontent pour la possession d'une balle à poignées, mais aussi à la criolla (rodéo), où il faut se maintenir le plus longtemps possible en selle sur un cheval sauvage. Ces criollas ont lieu un peu partout pendant l'année, mais la plus réputée est celle de Montevideo, à Pâques.

Des origines italiennes, les habitants ont gardé la bocce (la pétanque) où le but est de lancer ses boules et de les placer au plus près d'une boule cible.

Le football est comme dans toute l'Amérique latine, un sport national. La popularité de l'équipe nationale qui a gagné les coupes du monde de 1930 et de 1950 en témoigne. Le pays possède une fédération de football et deux championnats de première division et de seconde division. Les club de Peñarol et le Nacional sont les deux plus grandes équipes du pays et jouent toutes deux à Montevideo respectivement dans le Stade Contador Damiani et dans le Stade Centenario.

Bâtiments importants de la culture[modifier | modifier le code]

Les grandes bibliothèques se trouvent à Montevideo, comme par exemple la Bibliothèque nationale de l'Uruguay, la bibliothèque du Musée historique national, connue pour ses collections de gravures, de cartes et de pièces, la bibliothèque du Congrès national et les Archives nationales.

Les principaux musées sont le musée d'Histoire nationale, le Musée national des Beaux-Arts et le musée d'histoire naturelle, tous construits à Montevideo. Cette centralisation de la culture montre une nouvelle fois la dissymétrie entre la capitale et le reste du pays.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Uruguay : découvrez les incontournables de la cuisine uruguayenne », Elvire Charbonnel, Le Journal International, 12 septembre 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]