Culture de l'Azerbaïdjan

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Miniature du XVIe siècle, représentant le couronnement de Khosrov, qui est l'œuvre de l'artiste Giyas Mirak Mirza Aga et qui est basé sur l'œuvre littéraire Khosrov et Shirin par le poète azéri Nizami.

La culture de l'Azerbaïdjan qui est du patrimoine turc, s'est développée au cours des siècles de son histoire mouvementée et a ainsi acquis un caractère unique. Nombre de ses aspects ont également été marqués par le cadre géographique dans lequel elle a évolué. Tout en préservant ses spécificités, la culture de l'Azerbaïdjan a été influencée par les cultures persane, islamique et européenne. Depuis le XVIIIe siècle, quand l'Azerbaïdjan est devenu partie de l'Empire russe, et l'Union soviétique, il a été fortement influencée par la culture occidentale à ce jour.

Arts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Art azéri.

L'art azéri désigne les réalisations artistiques du peuple azéri. Compte tenu des vicissitudes de l'histoire azérie, son domaine dépasse largement non seulement celui du territoire de l'actuelle République d'Azerbaïdjan, mais aussi l'Azerbaïdjan iranien et le sud du Daguestan en Russie qui, avec la République d'Azerbaïdjan constitue la patrie du peuple azéri.

La conversion des Azéris à l'islam constitue l'événement majeur autour duquel on peut articuler une histoire de l'art azéri : l'art païen turcique des Azéris mélangé avec l'art islamique. C'est dans ce contexte que le génie artistique azéri s'épanouira pleinement.

Le parcours précis aux dogmes de l'islam avec son interdiction à la représentation des essentiels vivants a amené au développement de l'art ornemental. Les tapis, les miniatures, les calligraphies, les portails élégantement ornés des bâtiments, les dessins muraux semblables à la dentelle, les mosaïques des mausolées et les palais sont les œuvres d'art de la culture islamique azeri. Malgré l'interdiction, les peintures et les sculptures des êtres vivants (les humains, les animaux et les créatures mythologiques) ont développé au raffinement artistique et fleuri.

Littérature[modifier | modifier le code]

Une page de Dîvân-ı Fuzûlî, un recueil de poème du XVIe siècle du poète ottoman azéri Fuzûlî.
Article détaillé : Littérature azérie.

La littérature azérie est l'ensemble des textes écrits et oraux composés en azéri. La langue azérie, a été fortement influencé par le persan et l'arabe et a utilisé une variante de l'alphabet perso-arabe.

L'histoire de la littérature azéri s'étend sur une période de près de 1 500 ans, à partir de l'alphabet de l'Orkhon datant du VIe siècle et originaire de Mongolie actuelle. À la suite de cette période, entre le VIIIe et le Xe siècle, les peuples nomades turcs de l'Asie centrale ont gardé une tradition orale des épopées, comme le Livre de Dede Korkut des Oghouzes (qui sont considérés comme les ancêtres des peuples turcs occidentaux modernes : Azéris, Turcs de Turquie, Turkmènes, Kachkaïs d'Iran, Turcs du Khorassan et Gagaouzes (Gök Oğuz : Oghouzes bleus ou célestes)) et l'Épopée de Manas des Kirghizes. Entre le VIe et le Xe siècle, les peuples turcs (et les Oghouzes, y compris les Azéris, à partir du VIIIe siècle), s'installer en Azerbaïdjan.

Avec la conquête de l'Azerbaïdjan par le califat arabe au VIIe siècle, les azéris ont été convertis à l'islam. L'alphabet arabe a été adopté et en plus des traditions orales, s'est développé une tradition littéraire écrite proche du style arabe et de la littérature persane.

La littérature azérie est divisée dans l'époque classique entre le XIe siècle et XVIIIe siècle, et l'époque moderne à partir du XIXe siècle avec le commencement de l'influence européenne. Elle connaît au fil de son histoire plusieurs âges d'or et plusieurs courants littéraires L'époque classique est considérée comme l'âge d'or de la littérature azérie.

La littérature azérie est notamment renommée pour sa poésie, qui peut être épique, historique, philosophique, amoureuse, et mystique. Les styles poétiques des divan et ghazal et le genre poétique des bardes, l'ashik, sont les principaux genres littéraires florissantes.

Musique[modifier | modifier le code]

Musiciens azéris.
Article détaillé : Musique azérie.

La musique azérie est pratiquée en Azerbaïdjan, mais aussi dans les contrées voisines qui partagent cette culture, ainsi l'Azerbaïdjan comme région de l'Iran et la région de Kars en Turquie.

Réciproquement, les Azéris ont un patrimoine culturel composé d'éléments turcs, iraniens et caucasiens. Il existe deux formes spécifiques de musique traditionnelle : celle des ashiks ou troubadours, qui remonte peut-être aux influences turkmène ou kazakhe, et celle du mugham, la musique savante dérivée du système modal iranien, les dastgâhs, soumis à l'influence turque des maqâms. Si la frontière entre ces deux formes est bien définie, c'est surtout par l'instrumentation, le style de chant, et le contexte.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Premier film soviétique d'Azerbaïdjan, «Légende de la Tour Vierge» (1924).
Article détaillé : Cinéma azéri.

Le cinéma azéri désigne la production cinématographique de l'Azerbaïdjan. Le cinéma azéri est des premiers cinémas dans le monde et une cinématographie nationale a été créée dans les années 1920. Il a connu une importante crise durant les années 1990 et compte, depuis les années 2000, de nouveau prolifique.

The Oil Gush in Balakhany est le premier film documentaire produit en Azerbaïdjan et l'un des premiers films dans le monde, en 1898. Légende de la Tour Vierge est le premier film muet azéri, dans la période soviétique, en 1924.

L'un des premiers maîtres du cinéma azerbaïdjanais est le réalisateur du film et acteur de cinéma Abbas Mirza Charifzadé, qui a produit les premiers films azéris dans les années 1920.

Le pays s'enorgueillit néanmoins d'un Oscar du cinéma obtenu par le scénariste, dramaturge et producteur azéri Rustam Ibragimbekov pour la scénario de Soleil trompeur réalisé par Nikita Mikhalkov.

Créé par Rustam Ibragimbekov, le Festival international du film de Bakou décerne chaque année en septembre, et c'est le plus grand festival de cinéma du Caucase.

Architecture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Architecture azérie.

L'architecture azérie s'est développée au fil des siècles de manière singulière. L'architecture azérie bénéficie d'un héritage qui a évolué avec le mélange de la culture turcique de l'Azerbaïdjan, avec les éléments culturels islamiques. Elle utilise abondamment la géométrie symbolique, usant de formes pures telles que le cercle et le carré. Les plans sont souvent fondés sur des rendus symétriques, dont les cours rectangulaires et les halls sont caractérisést. Elle fait intervenir des formes géométriques, répétitives, ainsi que des surfaces richement ornées de céramiques, de stuc sculpté et de briques, formant des motifs décoratifs, calligraphiques, une iconographie florale, et parfois des formes animées.

L'architecture azérie a été marquée par l'influence des diverses écoles, qui principalement constituée de plusieurs périodes de développement, en particulier entre le XIIe siècle et XVIIIe siècle. Au XVIIIe siècle avec la conquête russe, l'architecture perd peu à peu ses caractéristiques azéris, dans le sens où l'architecture adoptée est plus internationale, notamment éclectique, dans laquelle l'architecture azérie a été fusionné avec l'architecture occidentale (en particulier l'architecture néoclassique). Au cours de la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle cette fusion des deux styles architecturaux est devenu plus prononcé, et à laquelle l'art nouveau a été ajouté. Au cours de la période soviétique, au début jusqu'en 1960, cette fusion de l'archtecture azérie avec l'architecture néoclassique a été poursuivi en tant que politique nationale, également en conformité avec l'architecture stalinienne.

Cependant à partir de 1960 jusqu'à l'indépendance de l'Azerbaïdjan en 1991, une architecture uniforme est devenue la norme dans toute l'Union soviétique, qui a souligné l'utilité plutôt que l'esthétique, et l'accent a été la quantité plutôt que la qualité. La volte-face de l'architecture nationale vers la construction en béton préfabriqué pour la construction de logements de masse, a commencé pendant les années 1950. Avec le indpenedence de l'Azerbaïdjan, de l'architecture postmoderniste est en expansion et la fusion de l'architecture azérie avec l'architecture néoclassique est reconstituée avec de nombreux projets.

Langue[modifier | modifier le code]

Monument pour la langue azérie en Nakhitchevan. Le mot Ana dili signifie « langue maternelle » en azéri.
Article détaillé : Azéri.

L'azéri, parfois appelé azerbaïdjanais (Azərbaycan dili ou azəri dili en azéri) ou azéri-turc, est une langue appartenant au groupe des langues turques de la famille des langues altaïques.

Il est parlé dans le Caucase et le Moyen-Orient, principalement en Azerbaïdjan et en Iran. Le nombre total de locuteurs est évalué entre 25 et 35 millions dont un peu plus de 9 millions en Azerbaïdjan et entre 15 et 20 millions en Iran.

L'azéri est une langue agglutinante et utilise fréquemment les affixes, en particulier les suffixes. Un mot peut avoir de nombreux affixes et ils peuvent être également utilisés pour créer de nouveaux mots. Les relations entre des mots se créent à l'aide des suffixes ajoutés à la fin des mots[1]. Il est ainsi possible de créer un verbe depuis un nom, ou un nom depuis une base verbale (voir la section Formation des mots). La plupart des affixes indiquent la fonction grammaticale du mot. Il n'y a ni articles ni genres[1]. L'azéri possède six cas : nominatif, génitif, datif, accusatif, locatif, ablatif[1].

Au cours de son histoire, il a emprunté de nombreux mots au persan (VIe siècle), en arabe (VIIe siècle), et au russe (XVIIIe siècle - XXe siècles).

Aujourd'hui en Azerbaïdjan, l'alphabet azéri est fondé sur l'alphabet latin[2]. L'azéri iranien utilise l'alphabet arabe[2]. Quant à l'histoire de l'alphabet azeri, selon l'Institut des manuscrits d'Azerbaïdjan, avec la conquête du califat arabe au VIIe siècle, l'alphabet arabe s'implante en Azerbaïdjan et demeure le principal moyen d'écriture jusqu'en 1929[2]. De 1929 (déjà à partir de 1923 l'alphabet latin s'utilisait parallèlement avec l'alphabet arabe) jusqu'à 1939, l'alphabet latin remplace l'alphabet arabe[2]. À partir de 1939, l'alphabet cyrillique remplace l'alphabet latin en devenant l'alphabet officiel de l'Azerbaïdjan soviétique[2]. Et enfin en 1991, avec l'indépendance de l'Azerbaïdjan, l'alphabet latin devient l'alphabet officiel du pays. Depuis 1991, l'alphabet azéri contient 32 lettres pour 33 sons, dont 23 consonnes et 9 voyelles[2].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine azerbaïdjanaise.

La cuisine azerbaïdjanaise ne comprend pas que la préparation des repas, mais elle synthétise aussi la culture culinaire, son histoire, et ses habitudes. Le climat joue un rôle important dans la formation de la cuisine azerbaïdjanaise. La diversité du climat fait que la cuisine azerbaïdjanaise est très colorée et riche. Les notes des voyageurs étrangers visitant l'Azerbaïdjan, montrent que les gens cultivaient le blé, le riz, le sésame, la betterave, la vigne, les pommes, le tabac, le coton, le coing et produisaient de la viande (surtout ovine), du caviar et pratiquaient la pêche.

Les noms des repas nationaux trouvent leurs origines dans la technique de leurs préparations et rappellent les régions d'où ils viennent. Par exemple, le nom du dolma vient de deux mots : doldurmaq signifie « remplir » et dolamaq signifie « rouler ».

Dans la cuisine nationale azerbaïdjanaise la viande de bovins et de moutons est très utilisée. Les archives prouvent que d'antan la viande de cheval et de chameau étaient aussi utilisées. Les Azéris préfèrent la viande des animaux de montagne. On utilise aussi la graisse, les abats et les tripes des animaux dans la cuisine azerbaïdjanaise.

Grâce à la variété des fleuves et des rivières, la cuisine azerbaïdjanaise contient beaucoup de plats de poisson. Les goûts des poissons rôtis, farcis et les chachlik (brochettes) de poisson sont très appréciés.

Parmi les produits volaillers les œufs sont très utilisés dans la cuisine nationale. Les omelettes aux œufs (sebzi kuku), le poulet aux œufs (çığırtma) sont des mets courants très appréciés. Les Azéris aiment utiliser les produits laitiers dans leur cuisine : atlama, dovğa, doğramac, ayranaşı.

Différentes sortes de pain comme lavach, yukha, sengah, khamrali, tendir coreyi, décorent les tables azerbaïdjanaises.

Les pâtes occupent une place importante dans la cuisine azerbaïdjanaise. Dans la cuisine azerbaïdjanaise les repas préparés avec la farine comme duchbéré, gurzé, horra, khechile, khengel, etc., sont plutôt mangés en hiver.

Les pâtisseries sont omniprésentes dans la cuisine azerbaïdjanaise. Autrefois, les paysans cultivaient les betteraves sucrières, ils produisaient du miel et ils l'utilisaient dans leur cuisine. Les Azéris sont fiers de leurs baklavas, chekerbouras, halvas, etc. Les différentes confitures sont apparues grâce à la production locale du sucre. La production de sucre raffiné en Azerbaïdjan a commencé au Xe siècle. Les confitures de coings, de cornouilles, de raisins, de figue, de noix et autres fruits sont souvent servies avec du thé. Les sorbets préparés avec des fruits et du sucre sont servis avec des pilafs.

Les vodkas (araq en Azéri) faites à base de cornouilles et de mûres sont surtout utilisées comme traitement de certaines maladies. Autrefois, les Azéris préparaient une boisson appelée buzé, apparentée à la bière. Le thé a une place très importante dans la vie quotidienne azerbaïdjanaise.

Sports[modifier | modifier le code]

Stade de football de Shafa à Bakou.
Article détaillé : Sport en Azerbaïdjan.

Les sports en Azerbaïdjan couvrent un grand nombre de disciplines. Les sports traditionnels en Azerbaïdjan a des racines anciennes, et même maintenant, les deux sports traditionnels et modernes sont tout aussi populaires. Les textes les plus anciens font référence à des compétitions de chovgan, une discipline équestre proche du polo, et pratiquée dès le Ier millénaire av. J.-C. en Azerbaïdjan, en Asie centrale, en Iran, en Turquie et en Irak[3]. Ce sport était le plus noble de toute une série d'épreuves physiques par lesquelles les hommes devaient prouver leur force.

La lutte, le tir à l'arc, l'escrime, l'équitation, et le javelot faisaient partie des sports traditionnels de l'Azerbaïdjan[4],[5]. Mais la lutte libre a été traditionnellement considéré comme le sport national de l'Azerbaïdjan[4]. Aujourd'hui, les sports les plus populaires, en tout cas pour les spectateurs, sont le football et l'échecs[6],[7].

Le pays participe à toutes les compétitions sportives internationales organisées à travers le globe et dispose des sportifs et sportives de haut niveau dans toutes les catégories de sport. Ainsi elle a mûri depuis son indépendance en 1991 et dispose de multiples champions et organise des compétitions internationales, comme la lutte, la boxe, l'haltérophilie, l'athlétisme, la gymnastique artistique, la gymnastique rythmique, l'échecs, l'escrime, l'aviron, le tir, la natation, le judo, le karaté, le taekwondo, le football, le basketball, le tennis, le handball, le volleyball, le rugby, le ski etc.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Rafis Abazov, Culture and Customs of the Central Asian Republics, Greenwood Press, 2006, 324 p. (ISBN 978-0313336560). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Jean During, La Musique traditionnelle de l'Azerbaïdjan et la science des muqams, Baden Baden et Bouxwiller, Éditions Valentin Koerner, 1988.. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Michael G. Smith, "Cinema for the Soviet East: National Fact and Revolutionary Fiction in Early Azerbaijani Film", Slavic Review Vol. 56 No. 4 (Winter 1997), pp. 645–678.. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Robin L. Murray, Heumann, Joseph K., Ecology and popular film: cinema on the edge, Albany, SUNY Press,‎ 2009, poche (ISBN 978-0-7914-7678-9, lire en ligne), p. 23
  • (fr) Myriam Tsikounas, Les Origines du cinéma soviétique, Cerf, 1992, collection "Septieme Art", 244 pages (ISBN 2204045616). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Marc Ferro, Cinéma et histoire, Paris, Denoël, 1977, 168 pages, collection "Bibliothèque Médiations". Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Marc Ferro, Analyse de film, analyse de sociétés : une source nouvelle pour l'histoire, Paris, Hachette, 1976, 135 pages, collection "Pédagogies pour notre temps" (ISBN 2-07-032805-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (fr) « Azerbaijans.com — Grammaire de la langue azerbaïdjanais – La morphologie de la langue azerbaïdjanaise (Connaissance de Forme) » (consulté le 22 mars 2012).
  2. a, b, c, d, e et f (fr) « Azerbaijans.com — Grammaire de la langue azerbaïdjanais – L’alphabet contemporain d’Azerbaïdjan » (consulté le 22 mars 2012).
  3. (fr) « Azerbaijans.com — Sport – Genres de sport nationale » (consulté le 28 mars 2012).
  4. a et b (fr) « Azerbaijans.com — Sport – Lutte » (consulté le 28 mars 2012).
  5. (fr) « Azerbaijans.com — Sport – Escrime » (consulté le 28 mars 2012).
  6. (fr) « Azerbaijans.com — Sport – Football » (consulté le 28 mars 2012).
  7. (fr) « Azerbaijans.com — Sport – Echecs » (consulté le 28 mars 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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