Culture de l'Égypte

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La Culture de l'Égypte est le fruit de plus de 5000 ans d'histoire. L’Égypte antique fait partie des plus anciennes civilisations. Durant des millénaires, l’Égypte a conservé une culture incroyablement complexe et stable qui influença des cultures plus tardives d'Europe, du Moyen-Orient et d'Afrique. Après l'ère pharaonique, elle a elle-même été influencée par l’hellénisme, le christianisme, puis l'islam. De nos jours, de nombreux aspects de la cultures égyptienne sont en interaction avec des éléments plus modernes, en particulier l'influence de l'Occident.

La langue égyptienne[modifier | modifier le code]

La langue égyptienne, qui est une branche de la famille des langues afro-asiatiques, fait partie des premières langues écrites, et est connue pour ses inscriptions hiéroglyphes préservées sur les monuments et les feuilles de papyrus. Le copte, la dernière « version » de la langue égyptienne, est aujourd'hui le langage liturgique de l'Église copte orthodoxe.

Les hiéroglyphes étaient écrits sur les façades des maisons, de sorte que les nouvelles du Pharaon pouvaient être vues par tous.

Le dialecte Koinè, venant du grec, était important dans la Alexandrie hellénistique, et était utilisé dans la philosophie et la science de cette culture, et fût plus tard étudié par l'intelligentsia arabe.

L'arabe arriva en Égypte au VIIe siècle, et l'arabe égyptien est devenu la langue moderne du pays. Parmi les nombreuses variétés de l'arabe, il est le second dialecte le plus largement parlé, dû à l'influence du cinéma et des médias égyptiens dans le monde arabe.

Dans la haute vallée du Nil, proche de Kôm Ombo et Assouan, 300 000 personnes parlent le nubien, principalement des nubiens parfois appelés nobiin, mais aussi une langue peu connue nommée le Kenuzi-Dongola. Les langues berbères sont représentés par le Siwi, langue parlée par environ 5 000 personnes aux alentours de l'oasis de Siwa. On trouve aussi presque un million de personnes parlant la langue du Domari (une langue indo-aryenne proche de la langue tzigane, romani ou bohémienne), vivant principalement au nord du Caire, et environ 60 000 grecs à Alexandrie. Enfin, approximativement 77 000 personnes parlant le bédouin, vivent dans le désert.

Littérature[modifier | modifier le code]

Exemplaire du Livre des Morts du scribe Nebqed, c. 1300 BC.

L'ancienne littérature égyptienne date de l'Ancien Empire égyptien, au IIIe millénaire av. J.C.. La littérature religieuse est la plus connue pour ses hymnes religieux sur les différents dieux et ses textes mortuaires. La plus ancienne littérature égyptienne existant encore sont les textes des pyramides : la mythologie et les rites gravés autour des tombes des rois et des pharaons. Plus tard, une littérature laïque de l’Égypte ancienne apparut comprenant les textes dits « de sagesse » et des formes de livres d'enseignement philosophique. L'Enseignement de Ptahhotep, par exemple, est un résumé non exhaustif des citations morales égyptiennes écrites pas ce fonctionnaire égyptien. Les auteurs de la littérature de l'Ancien et du Moyen Empire égyptien (jusqu'au milieu du IIe millénaire av. J.C.) semblent appartenir à une classe administrative de l'élite égyptienne. Ils étaient célébrés et vénérés du temps du Nouvel Empire (jusqu'à la fin du IIe millénaire). Dans le temps, les Textes des pyramides sont devenus les Textes des sarcophages (sûrement après la fin de l'Ancien Empire), et enfin la littérature mortuaire créa son chef-d'œuvre, le Livre des morts des Anciens Égyptiens, au cours du Nouvel Empire.

Le Moyen Empire fut l'âge d'or de la littérature égyptienne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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