Cuberdon

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Cuberdons

Le cuberdon est une friandise ou un bonbon traditionnel en Belgique. Les deux hypothèses les plus répandues quant à son origine parlent soit d'un membre du clergé vivant dans la région de Bruges - ce qui expliquerait l'autre nom de bonnet de curé[1], soit du pharmacien gantois De Vynck[2] qui aurait mis au point, un peu par hasard, le processus de fabrication et la recette en 1873.

Le cuberdon est fabriqué à partir de sucre, de gomme arabique (résine d’acacia) et de saveurs fruitées, principalement la framboise. Le mélange liquide est coulé dans des moules en amidon et est passé au four où le sucre durcit et forme la croûte extérieure, alors qu'à l'intérieur reste un liquide gélatineux au goût très sucré. Il se présente en règle générale sous forme conique (parfois sous forme de nez[3]), de couleur rouge-rosé ou violacée, pour une hauteur d'environ 2,5 cm.

Étymologie et appellations[modifier | modifier le code]

Cuberdons

Selon Cléante[4], l'étymologie serait francophone : les étymologistes expliquent ce mot par une altération de cul (de) bourdon[5]. Cet auteur précise que le cuberdon ne doit être connu en France qu'à proximité de la frontière belge[5].

Il est aussi appelé chapeau-de-curé ou chapeau-de-prêtre dans l'ouest du Hainaut (partie picarde de la Belgique)[3],[5],[N 1]. En néerlandais, il est appelé neuzeke (petit nez).

Le mot cuberdon est entré dans l'édition 2008 du Petit Larousse.

En 2009, l'office flamand d'agro-marketing VLAM (nl) a reconnu le cuberdon traditionnel comme un produit régional flamand, mais la production dans toute la Belgique est établie depuis de nombreuses décennies.

En Belgique, les cônes de chantier sont appelés familièrement « cuberdons »[6].

Le cuberdon, entre tradition et évolution[modifier | modifier le code]

Variétés de cuberdons sur un étal.

Variétés[modifier | modifier le code]

Les cuberdons classiques sont aromatisés à la framboise. Il existe aujourd'hui une profusion de goûts nouveaux et de couleurs nouvelles, de sorte que plus de 30 parfums (ou goûts) de cuberdons sont disponibles en confiserie[7],[8] :

Fabricants[modifier | modifier le code]

La confiserie Geldhof fondée à Eeklo en 1954 est présentée comme « LE spécialiste du cuberdon » par Le Petit Futé Guide du chocolat et des confiseries qui précise que l'entreprise revendique le titre de premier fabricant belge[réf. à confirmer] [9]. La durée de conservation du cuberdon n'est que d'une quinzaine de jours, ce qui rend difficile son exportation. Ce fabricant teste depuis 2011 une variété enrobée de chocolat, ce qui devrait permettre d'allonger la durée de conservation tout en ne changeant pas le goût. Le cuberdon pourrait alors dépasser les frontières belges.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, plusieurs grandes chaînes de restauration proposent, en Belgique, de petits morceaux de cuberdons pour garniture de leurs crèmes glacées, voire de la glace à la saveur cuberdon[10].

En 2012, une marque internationale de chocolat sort une variété de chocolat blanc au cuberdon, version limitée[11]. La même année, la confiserie Geldhof propose des produits spéciaux à base de cuberdon : de la sauce dessert, de la confiture et de la pâte à tartiner[12].

Il existe aussi du peket aromatisé au cuberdon[13] ainsi qu'un apéritif appelé Cœur de cuberdon[14].

Certains œnologues parlent de l'arôme de cuberdon pour caractériser certains vins[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans certains ouvrages sur le français de Belgique comme ceux de Lebouc et Cléante, la partie picarde de la Belgique romane est appelée Wallonie occidentale (voir explications page 8 du livre Belgicismes : inventaire des particularités lexicales du français en Belgique de Willy Bal (dir.) aux éditions Duculot). La précision du domaine picard est cependant préférable afin d'éviter toute confusion avec le domaine ouest-wallon de la Wallonie dialectale (convention de dialectologie).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le cuberdon, un produit entouré de mystère », La Libre,‎ 21 octobre 2013 (consulté le 8 décembre 2014)
  2. Cuberdon, « Le Cuberdon, présentation d’un bonbon trop bon ! », Rue du bonbon,‎ 6 octobre 2011 (consulté le 1er juin 2013)
  3. a et b Lebouc Georges, Dictionnaires des belgicismes, Éditions Racine, Bruxelles, 2006, p. 236, (ISBN 978-2873864774), [présentation en ligne].
  4. Chroniqueur linguistique au journal Le Soir (voir http://lecercledor.jimdo.com/la-langue-de-cl%C3%A9ante/).
  5. a, b et c Cléante, Tours et expressions de Belgique : prononciation, grammaire, vocabulaire, Éditions Duculot, Collection « Entre guillemets », Bruxelles, 2000, p. 69, (ISBN 978-2801112632), [présentation en ligne].
  6. Le cuberdon.
  7. Le cuberdon, un produit typiquement belge entouré de mystère
  8. L'historique du cuberdon
  9. Auzias Dominique, Le Petit Futé Guide du chocolat et des confiseries, Éditeur Le Petit Futé, Bruxelles, 2006, p. 88, (ISBN 978-2746917224).
  10. Mix Mania Cuberdon ou McFlury aux cuberdons.
  11. Galak Cuberdon
  12. Produits spéciaux.
  13. Déjà un beau succès pour le peket
  14. Cœur de cuberdon
  15. Éric Boschman et Nathalie Derny, Le Goût des Belges, Racine, Bruxelles, 105 p.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]