Cube Zero

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Cube Zero

Réalisation Ernie Barbarash
Scénario Ernie Barbarash
Acteurs principaux
Sociétés de production Lions Gate Entertainment
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Genre Horreur
Science-fiction
Sortie 2004
Durée 97 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Cube Zero est un film canadien réalisé par Ernie Barbarash, sorti en 2004. Il s’agit du troisième volet de la trilogie Cube, dont l’intrigue est principalement axée sur des personnes emprisonnées dans un labyrinthe, constitué de pièces cubiques, pour certaines piégées. Les deux premiers films se déroulent quasi intégralement à l’intérieur du labyrinthe, tandis que Cube Zero se déroule à la fois à l’intérieur et à l’extérieur.

Chronologiquement, Cube Zero est une préquelle au film original Cube. À la différence de Cube et de Cube² : Hypercube, Cube Zero montre à la fois les prisonniers du Cube et les personnes qui les surveillent. Le Cube lui-même est un labyrinthe constitué de pièces de forme cubique. Certaines de ces pièces renferment des pièges divers, tels des fils tranchants, des lance-flammes, des lames, des produits chimiques, etc. Avant de se déplacer dans une nouvelle pièce, les prisonniers la « testent » en y lançant une de leurs chaussures, pour voir si un piège se déclenche.

Le film se concentre sur le génie et technicien du Cube, Eric Wynn, et Cassandra Rains, une femme placée dans le Cube et à qui Wynn s’intéresse.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le film débute avec un homme, Ryjkin, prisonnier du Cube, essayant de trouver une sortie. Après un certain temps, il atteint une pièce piégée. Des tuyères sortent des murs et l’aspergent d’un liquide. Il confirme par l’odeur et l’absence de goût, qu’il ne s’agit que d’eau. Soulagé, il se met à l’ingérer et commence à se gratter une main, et réalise alors que son corps est en train de se décomposer. Le liquide contenait peut-être une bactérie nécrosante ou une enzyme. Quoi qu’il en soit, son corps se dissout rapidement, ne laissant qu’un tas informe de matière biologique.

Eric Wynn, un technicien du Cube, ressent un profond dégoût lorsqu’il voit cette scène depuis son poste de surveillance, avec son coéquipier (de rang supérieur) Dodd. Après cela, Wynn effectue simultanément une esquisse de Dodd, une discussion et une partie mentale d’échecs avec lui (la table de jeu étant devant Dodd). Il bat Dodd avec une grande facilité. Wynn insiste pour savoir où sont passés leurs deux collègues, mais Dodd suggère, avec de plus en plus d’insistance, de ne plus poser de questions et de s’occuper des prisonniers du Cube.

Ils reçoivent ensuite un ordre « d’en haut », leur demandant d’enregistrer le rêve d’un sujet, qui se trouve actuellement en phase de sommeil paradoxal. Le sujet est Cassandra Rains. Dans son rêve, Wynn voit comment elle fut capturée, alors qu’elle se promenait en forêt avec sa fille Anna.

Rains rencontre les autres occupants du Cube, deux hommes et une femme. Un des hommes a un tatouage sur son front, comme ceux des soldats qui l’avaient capturée. Toutefois, le soldat, comme toutes les autres personnes, n’a aucun souvenir de son ancienne vie.

D’après ce que sait Wynn, tous les sujets du Cube devaient faire face à une peine de mort, et avaient été confrontés à un choix : soit être placés dans le labyrinthe, après que leur mémoire a été effacée, soit subir la peine capitale. Un sujet ne peut être placé dans le Cube qu’à la condition qu’il ait signé un formulaire. Wynn découvre pourtant que le formulaire de Rains n’a pas été signé, et se lance dans un débat avec Dodd pour savoir s’il faut prévenir les personnes « d’en haut », car cette erreur pourrait conduire à un grave vice de procédure – Rains fait partie d'un groupement de militants opposés au gouvernement.

Juste au moment où Dodd allait appeler ses supérieurs, le téléphone sonne. Ils reçoivent l’ordre d’entamer la « procédure de sortie », pour un sujet qui vient de trouver la sortie du labyrinthe, et qui doit faire face à un dernier défi. Ils se rendent compte que le sujet en question n’est autre qu’Owen, un de leurs collègues manquant. Durant la procédure de sortie, on lui demande s’il croit en Dieu ; il répond « non ». Cette réponse conduit à son immédiate incinération.

Wynn se dispute alors avec Dodd, sur le fait qu’Owen est mort par sa faute (c’est lui qui a appuyé sur le bouton « No », pour confirmer la réponse). Après avoir définitivement compris que travailler pour le Cube était inhumain, il se décide à pénétrer dans le labyrinthe pour sauver Rains, et aider son groupe à trouver la sortie.

Un des superviseurs du Cube, dénommé Jax, et deux analystes se rendent alors à la station de travail de Wynn et Dodd, pour contrôler la situation créée par Wynn. Malgré leurs efforts pour le stopper, Wynn et Rains parviennent jusqu’à la sortie, grâce à l’aide de Dodd, qui a saboté les connexions vers les panneaux de contrôle d’entretien du Cube (ce qu’il payera de sa vie). Ce sabotage provoque l’entrée du Cube en « mode remise à zéro », ce qui signifie que le labyrinthe va s’aligner en position initiale puis entamer la procédure de « nettoyage », ce qui vaporisera tout « corps étranger » présent dans le Cube après un court laps de temps.

Une fois une pièce de sortie atteinte (un cube dont l’une des portes donne accès à l’extérieur), Wynn et Rains parviennent à utiliser une sortie auxiliaire secrète juste avant le « nettoyage », et après avoir nagé dans l’eau sur une bonne distance, se retrouvent sur le sol et essayent de s’échapper. Cependant, un groupe de soldats à leur recherche est déjà sur place (ces soldats ont un tatouage ressemblant à une porte du labyrinthe, sur le front). Wynn est touché par une fléchette de narcotique et crie à Rains de continuer à courir.

Lorsqu'il se réveille, Wynn est dans une salle d’opération avec un chirurgien et Jax, dont les propos lui suggèrent que Rains est peut-être parvenue à s’échapper, mais annonce à Wynn qu'il s’est rendu coupable de haute trahison et de sabotage envers « [son] pays et [son] Dieu ». Il est condamné (sans procès) à « deux vies », et une opération chirurgicale sur son cerveau débute. Il rêve alors de Rains et de sa fille réunies, la première faisant l'éloge de Wynn en le qualifiant de héros.

Immédiatement après, Wynn est placé dans le Cube, où il retrouve de nouveaux « rats de laboratoire ». Wynn présente alors des signes de handicaps mentaux. La dernière scène est similaire à une scène du premier film de la trilogie Cube : celle dans laquelle apparaît Kazan. Les deux personnages se rapprochent (puisque Kazan avait l’aptitude d’exécuter des calculs très complexes, tout comme Wynn) mais la différence de nom ne permet toutefois pas de conclure qu'il s'agit du même personnage, d'autant que la structure du Cube n'est pas la même que dans le premier film (25x25 au lieu de 26x26) (Les pièces sont identifiées par des trois lettres chacune. Ce qui laisse supposé que la structure comporte 26x26x26 donc 17576 pièces en tout) et son apparence est également différente (par exemple les portes du premier sont carrées alors que celle de Cube Zero sont circulaires). D'ailleurs, Wynn dit à un moment que, selon une rumeur, il existerait d'autres structures du même type, ce qui expliquerait les trois cubes différents dans les trois films. À partir de Cube Zero, on peut néanmoins supposer que, dans le premier volet, Kazan est mort après avoir trouvé la sortie du Cube, puisqu'avant lui, toutes les personnes quittant le Cube se sont trouvées dans l’incapacité de répondre à la question sur leur croyance en Dieu.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

Cube Zero est réalisé après Cube et Cube² : Hypercube. Il reprend davantage de caractéristiques du premier en ce qui concerne l'environnement métallique et l'ambiance carcérale de la structure. Son apport à ces deux précédentes versions consiste à révéler l'envers du décor. Le Cube est gouverné par des agents de maintenance qui surveillent et procèdent à des tests sur les prisonniers depuis une salle de contrôle, sur ordre d'une autorité qui, elle, en revanche, demeure invisible. Si le film vient apporter quelques éclaircissements sur le fonctionnement du piège, ils restent en marge d'une nouvelle énigme : les techniciens s'appliquent à exécuter des ordres dont la logique reste, pour eux également, obscure. De plus, une menace sourde plane, permanente, sur la tête de ces techniciens. Qu'arriverait-il s'ils n'exécutaient pas les ordres ? Ne sont-ils pas eux-mêmes prisonniers ?

L'intrigue fait écho à l'expérience psychologique de Stanley Milgram[réf. nécessaire], reportée dans son ouvrage Soumission à l'autorité - par ailleurs, mise en scène dans le film I... comme Icare de Henri Verneuil. Ce sont les testeurs qui sont en fait testés. La référence est particulièrement flagrante au moment où l'un des prisonniers parvient à sortir du cube et que les techniciens le soumettent à un questionnaire en appuyant de la main sur des boutons « Yes » ou « No » en fonction des réponses apportées. À cet égard, les personnages réagissent différemment, l'un a atteint un degré ultime de soumission, là où l'autre, Eric, se comporte en rebelle.

Pièges[modifier | modifier le code]

Les pièges de Cube Zero sont plus proches des pièges mécaniques et réalistes du titre original Cube, plutôt que les pièges de science-fiction de Cube² : Hypercube. Certains pièges de Cube font également leur réapparition.

  • Le "dé dansant" du titre original refait une brève apparition, de même que la pièce aux piques rétractables et les lance-flammes.
  • Des tuyères sortent des murs et aspergent la victime avec un liquide incolore qui ressemble à de l’eau, mais qui est en réalité un produit hautement corrosif. Au début, la victime se sent bien, mais après l’ingestion du liquide, son corps se met à se dissoudre, ne laissant que des os blanchis.
  • Similaire au lance-flammes et à la tuyère précédente, un piège asperge la victime avec de l’azote liquide, la congelant et la faisant se briser contre le sol.
  • Des aiguilles placées sur le sol injectent un virus très virulent lorsque l’on marche dessus. La victime est alors infectée et meurt rapidement.
  • Des paires de boules en métal, reliées entre elles par un fil, sont projetées dans la salle ; les fils ainsi tendus découpent les victimes en morceaux.
  • Les portes d’une pièce se verrouillent, et des panneaux insonorisants se referment sur ces portes. Des bras mécaniques s’étendent de ces panneaux, et se déploient en forme de plateau. Ces plateaux sont des haut-parleurs, qui désintègrent littéralement la victime à l’aide d’intenses impulsions sonores, ne laissant rien d’autre que ses vêtements, tâchés de sang.
  • Une pièce, lors de la présence d'une personne, envoie progressivement de puissantes décharges en arcs électriques, d'abord aux parois de la pièce, puis forment quelques réseaux traversant la pièce.

La question de savoir ce qui arrive aux restes des victimes du Cube trouve une réponse dans Cube Zero. Le Cube est nettoyé thermiquement, lorsque celui-ci revient en position initiale, détruisant tout ce qu’il reste – à la fois les restes humains et les survivants qui n’ont pas trouvé la sortie. Ceci explique pourquoi l'intérieur de l’appareil n’est pas couvert des restes des victimes précédentes.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]