Cronat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cronat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Bourbon-Lancy
Intercommunalité Communauté de communes entre Somme et Loire
Maire
Mandat
Georges Rousselet
2014-2020
Code postal 71140
Code commune 71155
Démographie
Gentilé Cronatiens
Population
municipale
566 hab. (2011)
Densité 9,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 22″ N 3° 41′ 00″ E / 46.72282, 3.683333 ()46° 43′ 22″ Nord 3° 41′ 00″ Est / 46.72282, 3.683333 ()  
Altitude Min. 196 m – Max. 277 m
Superficie 60,62 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cronat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cronat

Cronat est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire, à la frontière des départements voisins de la Nièvre et de l'Allier, dans la région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cronat fait partie du Bourbonnais. Le territoire de la Commune se partage entre le plateau de faible altitude formé d'alluvions tertiaires relevant de la région d'Entre-Loire-et-Allier (au nord-est) et le fond de vallée de la Loire, limitrophe de la Sologne bourbonnaise (au sud-ouest). Aux collines et au bocage bas, parsemé de forêts de feuillus s'oppose donc le paysage de prairies, de friches et de cultures de la Zone humide des rives de la Loire.

Commune rurale, Cronat a une activité économique marquée par l'élevage bovin de race Charolaise, mais aussi par l'emploi industriel (Usine IVECO à Bourbon-Lancy) et par le maintien de nombreux commerces de proximité dans le bourg.

Cronat est traversé par le sentier de grande randonnée GR 3 et est la commune la plus occidentale de la Saône-et-Loire.

Cronat est notamment traversé par la D979, ancienne route royale 79 allant de Nevers à Genève.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montambert
(Nièvre)
La Nocle-Maulaix (Nièvre) Saint-Seine
(Nièvre)
Rose des vents
Saint-Hilaire-Fontaine
(Nièvre)
Gannay-sur-Loire
(Allier)
N
O    Cronat    E
S
Saint-Martin-des-Lais
(Allier)
Vitry-sur-Loire Maltat

Enironnement[modifier | modifier le code]

Une large fraction du territoire de la Commune est intégrée au site Natura 2000 dit de la Vallée de la Loire d'Iguerande à Decize. L'objectif est la préservation de 29 espèces d'oiseaux [1], parmi lesquelles la Cigogne blanche qui s'y reproduit, l'Oie cendrée, l'Oie rieuse et l'Oie des moissons, qui y hivernent ou encore l'Outarde canepetière qui y fait étape en période de migration.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cronat fut desservie par une gare ferroviaire de 1884 à 1954. En effet, le 19 juin 1884 est mise en service la ligne ferroviaire de 43 km à voie unique de Cercy-La-Tour à Gilly-sur-Loire, passant par Cronat[2]. Cette ligne sera fermée aux voyageurs le 18 août 1931, puis aux marchandises le 13 octobre 1954 pour le tronçon Cercy-La-Tour - Bourbon-Lancy, dont faisait partie Cronat.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Au temps de Jules César, un camp gaulois existait au lieu-dit le Galbry. Ce camp faisait face aux fortifications romaines situées de l'autre côté de la Loire, au lieu-dit le Vivier (site entouré aujourd'hui par les lieux-dits Les Maîtres-Jean et Les Bonins et le canal latéral à la Loire sur la commune de Gannay sur Loire), là où les romains construisirent une motte castrale (Motte castrale des Maitres-Jean). C'est aussi à cet endroit, le Vivier, que les romains franchissaient la Loire.
  • En mars 818, le comte Theoderic, au mallum (tribunal) public de Cronat, remet au prochain mallum qui se tiendra après quarante nuits à Autun, la réception des témoins que Fredelus, avoué du comte Hildebrand (Hildebrannus), s’oblige à présenter pour prouver la qualité de serf d’Adelard (Adelardus) du seigneur Louis, de la villa de Perrecy. Adelard était le fils d’Adalbert (Adalbertus). Et en octobre 819, à Autun, en présence de Blilgarius, Missus, et du comte Theodoric, Fredelus produit neuf témoins (Guntardus, Baldeonus, Guitardus, Autarnus, Teutardus, Frobertus, Bernarius, Landrannus et Eugentus) qui affirment sous serment en l'église Saint- Jean d'Autun qu' Adelard, réclamé au mallum de Cronat, était bien serf d'Hildebrand. À cette époque Cronat est cité en latin "Crounacum" ou "Craunacum".
  • Un autre mallum fut tenu par le comte Theodoric en 820 à Cronat.
  • En 1473, le cardinal Rolin, prieur de Saint Symphorien d'Autun, rattache les dîmes de Cronat à la manse de son monastère.
  • En 1789, Cronat dépendait du Bailliage de Bourbon-Lancy et de la recette d'Autun.
  • Cronat a été chef-lieu d'un canton du district de Bourbon-Lancy, de 1790 à l'an IV(années 1795 et 1796 du calendrier grégorien) , avec un rattachement intermédiaire au district d'Autun du 13 frimaire au 18 nivôse de l'an II (1793 et 1794 du calendrier grégorien).
  • En 1826, lors de la rédaction des actes d'État-Civil, le maire de la commune écrivait Cronat sur Loire.
  • En 1844 (par ordonnance du 13 février), la Commune de Trizy est réunie à celle de Cronat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1826   J-B. Jourdieu    
mars 2001 2008 René Pelletier    
mars 2008  ? Georges Rousselet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 566 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 211 1 323 1 142 1 248 1 311 1 543 1 469 1 485 1 419
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 470 1 403 1 442 1 443 1 467 1 515 1 584 1 600 1 606
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 623 1 510 1 403 1 256 1 187 1 107 1 070 1 027 939
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
942 874 758 705 653 556 571 575 566
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de la Baulme (XIXe siècle), en brique et pierre, construit entre 1858 et 1863. Château de style néo-Louis XIII (intérieur de style néo-Louis-XVI).Inscrit aux Monuments historiques (arrêté du 19 janvier 1999).
  • Château de Brouillat (XVIIe siècle).
  • Château de Balorre (Renaissance), ayant appartenu à la famille du vicomte Imbert de Balorre, secrétaire du roi en 1769. François Claude MAGERAND en était le régisseur vers la fin du XIXe siècle.
  • Le château du pont, au lieu-dit le Pont (Près-Brégat).
  • Villa de Salnay, au lieu-dit Salnay.
  • Villa du Sauzin, située rue du Sauzin.
  • Église construite entre 1863 et 1865 ( avec un financement assuré par la vente de terrains communaux, de dons des fidèles et par une petite subvention de l’état) et remplaçant un édifice du XIIe siècle, démoli car il menaçait ruine[5].
  • Chapelle de Trizy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gaspard Conneau, prêtre, curé de Trizy, et qui fut notamment accusé de l'enlèvement de la femme de Simon Carteron, meunier au moulin de Brure. Le Moulin de Brure était situé après le lieu-dit Le creux-Masson et avant le lieu-dit les Mouilles. 
  • Léonard Commaille, curé de Gannay et de Cronat, au XVe siècle. 
  • François Commarre, notaire royal à Cronat, au XVIe siècle. 
  • Louis Delaud, notaire royal et procureur fiscal au bailliage de Vitry et Cronat, au XVIIe siècle. 
  • François Bernard, sergent royal à Cronat, au XVIIe siècle. 
  • François Quantin, notaire à Cronat, au XVIIe siècle. 
  • Antoine de Toulongeon, écuyer, seigneur de Balorre et Trizy, XVIIe siècle. 
  • Valentin Pinot, curé de Cronat, au XVIIe siècle. 
  • Madelon de Moncorgey, marchand à Cronat et maître de la forge au lieu-dit Le Pont- d'En-Haut. 
  • Antoine Jourdier (né à Dijon en 1706, mort à Cronat en 1737), visiteur aux Haras du Roy en Bourgogne, fut maire de Cronat.
  • Jacques Imbert de Balorre, Vicomte, possédait le château de Balorre (sur la commune de Trizy, ancien fief du bourbonnais). Né à Moulins, le 10 juin 1730. Ecuyer, seigneur de la Cour, Jacques Imbert de Balorre devint conseiller au présidial de Moulins en 1752, puis conseiller secrétaire du roi (Louis XV) en 1769. Il fut condamné par la Commission révolutionnaire de Lyon et fusillé le 31 décembre 1793. 
  • Jean-Jacques Gouttoire, né le 14 octobre 1739, fut prieur-curé du Cronat à partir de 1775 et se dévoua pour soigner les malheureux rongés par le typhus et succomba au milieu d'eux, le 24 mars 1812, victime de son admirable charité. 
  • Rose-Charlotte Regnault de Touteuille, née le 18 septembre 1800 à Cronat, fille de Joseph-Charles Regnault de Touteuille, ancien brigadier aux gendarmes de la garde du roi et qui fut maire de Tintury (58).
  • Nazaire Batillat, né le 13 juin 1749, fut nommé curé de Cronat en 1803 et mourut le 2 mars 1817 à Cronat. 
  • François Dupont, notaire royal à Cronat au XVIIIe siècle. 
  • François-Étienne Jourdier, juge de paix à Cronat. Nommé le 14 pluviôse an VI*. 
  • Pierre Perdier, chanoine régulier de la congrégation de France, curé de la paroisse de Cronat, au XVIIIe siècle.
  • Jean Louis Duflocq, maire de Cronat au XIXe siècle, et cultivateur.
  • Berlucat, maire de Cronat au XIXe siècle.
  • Charles Frédéric Jules Imbert de Balorre (1854-1927), vicomte, se maria, à la comtesse Marie de Cossart d'Espies (1858-1940), à Cronat le 26 novembre 1878. Charles de Balorre partageait sa vie entre le château de Montépain, dans l'Ain, et le château de Balorre à Cronat, ces deux châteaux lui appartenant, en plus de bois sur la commune de Bâgé-la-Ville dans l'Ain. 
  • Louis Gautheron, né en 1866 à Saint Bonnet de Cray, curé à Cronat au XXe siècle. 
  • Pierre Marie Louis Charles Perrault, né le 27 août 1887 à Cronat, décoré de la légion d'honneur. 
  • Jean Lauprêtre, né à Cronat (au lieu-dit la Bressotte) le 12 mai 1897, mort à Paris en 1989. Mobilisé en 1916, il sera blessé à l'avant-bras en 1917… Par un obus français. Après la guerre, il devient cheminot. Syndicaliste (CGT), résistant, député en 1945 (et réélu en 1947) et conseiller municipal communiste de Paris de 1949 à 1965. Il est le père de Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français (SPF). Une place porte son nom dans le 12e arrondissement de Paris, inaugurée en 2005 par Bertrand Delanoë.  

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]