Cronartium ribicola

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Cronartium ribicola est une espèce de champignons basidiomycètes de la famille des Cronartiaceae, responsables notamment de la rouille vésiculeuse du pin blanc.

Ce champignon est responsable de la maladie de la rouille (maladie cryptogamique), qui affecte des arbres de la famille des Pinaceae et des arbrisseaux du genre Ribes (groseillier, cassissier)

Cette rouille a besoin de deux hôtes successifs pour se propager. Il s'agit d’un pin et d'un groseillier. La rouille est originaire d'Europe et d'Asie où elle touche le Pin de Macédoine, le Pin cembro et le Pin de l'Himalaya. Ces pins sont toutefois assez bien résistants à la maladie car les espèces ont évolué avec la rouille depuis très longtemps.

Par contre, la maladie a été introduite accidentellement en Amérique du Nord en 1906 et elle est devenue une espèce invasive[1]. Elle attaque des pins d'Amérique peu ou pas résistants à cette maladie. La mortalité des pins est très fortes chez le pin argenté, le pin flexible, et le pin à écorce blanche. L'United States Forest Service met tout en œuvre pour sélectionner les gênes qui résistent mieux à la maladie chez certains individus de ces espèces.

Il est possible de contrôler l’extension de cette maladie dans des petites exploitations forestières mais la tâche est impossible à grande échelle. Il suffit d'éliminer rapidement les branches atteintes et de les brûler par exemple. Si le tronc est touché, il n'y a plus rien à faire pour l’arbre car aucun remède actuel n’existe contre la maladie. Les arbres atteints sont reconnaissables car leurs aiguilles normalement vertes deviennent brunes. Une autre technique de prévention vise à éliminer toute présence de groseilliers dans et à proximité des cultures de pins. En effet, la maladie passe du pin au groseillier puis du groseillier au pin et il n'est pas possible pour la maladie de passer d’un pin à un autre pin… Cette technique qui est efficace en théorie donne des résultats médiocres car il est difficile d'éliminer correctement tous les groseilliers et des oiseaux peuvent transporter des semences de ceux-ci à longues distances via leurs excréments.

À ne pas confondre avec une infection par un autre champignon : Sphaeropsis sapinea.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Un autre ennemi », Parcs Canada (consulté le 01-03-2008)

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

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