Christophe Colomb

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Christophe Colomb

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Portrait présumé de Christophe Colomb, attribué à Ridolfo del Ghirlandaio : yeux bleus, visage allongé au front haut, nez aquilin, menton orné d'une fossette, cheveux devenus blancs dès l'âge de 30 ans[1].

Nom de naissance Cristoforo Colombo (Italien)
Alias
Christophorus Columbus (latin)
Cristóbal Colón (espagnol)
Naissance Entre le 25 août 1451 et le 31 octobre 1451
Flag of Genoa.svg Gênes (République de Gênes)
Décès 20 mai 1506 (à 54 ans)
Bandera de la Corona de Castilla.svg Valladolid (Couronne de Castille)
Nationalité génoise
Profession
Autres activités
Conjoint
Filipa Moniz (v. 1476-1485)
Descendants
Famille
Bartolomeo Colomb, Giovanni Pellegrino et Giacomo Colomb (frères)

Christophe Colomb (en italien, Cristoforo Colombo) (né entre le 25 août et le 31 octobre 1451 à Gênes, dans la République de Gênes, et mort le 20 mai 1506 à Valladolid, en Espagne) est un navigateur italien de la fin du XVe et du début du XVIe siècle au service des monarques catholiques espagnols Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon.

Christophe Colomb est la première personne de l'histoire moderne à traverser l'océan Atlantique et, en cherchant une nouvelle route vers les Indes orientales (avec Cipango, le Japon, comme premier objectif[2]), il découvre une route aller-retour entre le continent américain et l'Europe[3].

Il effectue en tout quatre voyages en tant que navigateur pour le compte des souverains espagnols, qui le nomment avant son premier départ amiral, vice-roi des Indes et gouverneur général des territoires qu'il découvrirait. La découverte des Caraïbes marque le début de la colonisation de l'Amérique par les Européens et fait de Colomb un acteur majeur des grandes découvertes des XVe et XVIe siècles. Son premier voyage est considéré comme la rupture majeure entre le Moyen Âge et les temps modernes[4] dans l'historiographie de la civilisation occidentale.

Même si des fouilles archéologiques ont établi que des peuples européens comme les Vikings ou des pêcheurs (basques, bretons…) avaient déjà eu connaissance de ce nouveau continent, Colomb est aujourd'hui universellement reconnu comme le premier Européen qui a « découvert l'Amérique », où il accoste pour la première fois dans la nuit du 11 au 12 octobre 1492. Il meurt moins de deux ans après son retour de sa quatrième et dernière expédition en Amérique, après avoir vu ses prérogatives sur les terres découvertes contestées par le roi Ferdinand, et toujours persuadé d'avoir atteint les Indes orientales, le but originel de son expédition.

Les historiens dressent le portrait d'un marin hors pair, « un des meilleurs navigateurs de tous les temps »[5], ou même « le plus grand marin de tous les temps »[6], mais « piètre politicien »[7]. Il apparaît « comme un homme de grande foi, profondément attaché à ses convictions, pénétré de religiosité, acharné à défendre et à exalter le christianisme partout »[8]. Par ailleurs, le personnage est controversé du fait des tortures infligées aux peuples autochtones et à leur mise en esclavage.

Histoire colombine : éléments historiographiques

Trajet des quatre voyages de Colomb aux « Indes ».
Portrait posthume de Christophe Colomb peint par Sebastiano del Piombo.

De la propre main de Colomb n'ont été identifiés et recensés que peu de documents : des lettres, des quittances, des annotations dans des ouvrages de sa bibliothèque et des signatures. Tous les autres textes, dont le journal du premier voyage, ne sont que des copies dont le texte n'est pas sûr[9]. Ces différents textes et documents ont tous été traduits en français[10].

Il existe cependant un curieux « Livre des prophéties » qui est un recueil de prophéties concernant la découverte du Nouveau Monde, écrit par Colomb vers la fin de sa vie[11].

La connaissance du Colomb, homme de savoir et de cabinet, s'appuie aussi sur quatre livres qui lui ont appartenu et qui ont été conservés. Ces livres ne recèlent pas moins de 2 000 annotations portées en marge[12].

Les premiers historiens contemporains de Colomb ne se sont pas attardés de manière précise à le décrire. Andrès Bernaldez l'évoque dans son Historia de los Reyes Catolicos, en donnant « une image à la fois édifiante et dramatique (…) intéressante certes, mais brossée à très grands traits, sans beaucoup de nuances »[13]. Parmi ceux qui ont vécu aux côtés de l'Amiral on recense les livres de Bartolomé de Las Casas, Fernand Colomb et Gonzalo Fernández de Oviedo y Valdés. C'est sur ces publications du XVIe siècle que se sont appuyés en premier lieu tous les travaux historiques postérieurs et c'est grâce à eux qu'il est possible aujourd'hui de reconstituer ce qu'ont été les voyages et expéditions de Colomb.

Pierre Martyr d'Anghiera, humaniste de l'Italie du nord, a livré dans son Orbo Novo dès 1494 le premier témoignage de la découverte[14].

Biographie

Origine et jeunesse

Le lieu de naissance de Colomb est incertain mais il est aujourd'hui considéré comme d'origine ligure, des environs de Gênes. Cette origine génoise du navigateur est établie au sein de la communauté des historiens depuis la fin du XIXe siècle, et plus exactement en 1892 pour le 400e anniversaire de sa découverte de l'Amérique, de nombreuses régions revendiquant malgré tout être son lieu de naissance[15],[16].

Annotations de la main de Colomb en marge de son exemplaire du Livre des merveilles du monde.

Christophe Colomb serait né en 1451 dans la République de Gênes, il est l'aîné des cinq enfants[17] de Domenico Colombo (en) (tisserand originaire de Lombardie qui s'est installé à Gênes puis, à la suite de troubles politiques dans la cité, a déménagé à Savone en 1470 pour ouvrir un établissement de textile et une taverne) et Susanna Fontanarossa (en). En tant qu'aîné, il devient probablement apprenti tisserand[18].

Selon la biographie Historia del Almirante (hagiographie peu fiable) de son fils Fernand Colomb, son père aurait eu les moyens financiers suffisants pour l'envoyer à l'université de Pavie où il étudie notamment la cosmographie, l'astrologie et la géométrie[19]. Il est très tôt influencé par le Livre des merveilles du monde, écrit par le chevalier anglais Jean de Mandeville entre 1355 et 1357 pendant la guerre de Cent Ans, à son retour de voyage en Extrême-Orient, à partir de ses propres observations et de récits de missionnaires franciscains et dominicains. Colomb avait aussi un exemplaire de l’Imago mundi du cardinal Pierre d'Ailly (1410) qu'il a abondamment commenté en marge[20].

Débuts dans la marine

Carte dite des frères Colomb. Vers 1490.

Christophe Colomb prétend dans une de ses lettres avoir été matelot dès l'âge de dix ans[21]. Toujours selon la biographie de Fernand Colomb, après avoir commandé un navire au service de René d'Anjou combattant le roi d'Aragon et opéré en tant que corsaire en 1472, Christophe Colomb commence l'année suivante son apprentissage en tant que marchand au service des familles génoises Centurion, Di Negro et de Spinola[19]. Sa prétendue expédition commerciale sur l’île de Chios en 1474 lui permet de devenir financièrement indépendant de sa famille[22].

En 1476, il embarque sur un convoi en partance pour Lisbonne puis l'Angleterre. Le convoi est attaqué par les Français et Christophe Colomb se réfugie dans la ville portugaise de Lagos puis part chez son frère Bartolomeo Colomb, cartographe à Lisbonne. Il épouse en 1479 Filipa Moniz d'une famille de basse-noblesse portugaise, fille de Bartolomeu Perestrelo, capitaine-gouverneur de Porto Santo à Madère, avec qui commença la colonisation en 1425. Filipa meurt peu de temps après la naissance de leur seul fils, Diego Colomb, né possiblement en 1480 sur l'île Porto Santo (Colomb aura un second fils en 1488, Fernand, né d'une liaison avec Beatriz Enriquez de Arana). Christophe Colomb se perfectionne alors dans les sciences de la navigation, qui sait avec les cartes que son épouse peut-être avait apportées en dot : les cartes des vents et des courants des possessions portugaises de l'Atlantique qui, peut-être, appartenaient à Bartolomeu Perestrelo[23].

Le projet de voyage aux Indes Orientales par l'ouest

Représentation géographique de l'Asie de Colomb.
Armoiries des Colomb octroyées par la Couronne d'Espagne le 20 mai 1493[24] Armoiries des Colomb octroyées par la Couronne d'Espagne le 20 mai 1493[24]
Armoiries des Colomb octroyées par la Couronne d'Espagne le 20 mai 1493[24]
Armoiries des Colomb attribuées motu proprio en 1502[25]
Colomb et la reine Isabelle représentés sur un monument de la Plaza de Colón à Madrid.

C'est aux alentours de 1484 que Colomb forme l'idée de passer par l'Atlantique pour aller aux Indes orientales (« rejoindre le Levant par le Ponant »[26]). Il est en effet connu depuis les Grecs anciens que la Terre est ronde, et Ératosthène avait donné une estimation à peu près exacte de sa circonférence. Mais les textes grecs sont mal connus à l'époque, et c'est sur les mesures de Pierre d'Ailly que Colomb se base. Pierre d'Ailly reprend lui-même les travaux plus anciens d'Al-Farghani, et estime le degré terrestre à 56 milles 2/3 (soit un équateur d'environ 30 000 kilomètres au lieu de 40 075 kilomètres). Or les Arabes utilisaient un mille de 1 973 mètres et non le mille romain de 1 482 mètres. Pierre d'Ailly citait aussi les évaluations de Marin de Tyr, qui estimait que les terres habitées, de l'Espagne à la Chine, devaient s'étaler sur 225° au lieu des 130° réels, rendant les mers les séparant beaucoup plus petites[27].

Selon les mots de Michel Balard « lumineuse erreur qui permet au navigateur de réduire les distances entre les îles Canaries et l'extrémité orientale du continent asiatique ! »[28]. Une grande partie de la communauté scientifique de l'époque estime réalisable un tel voyage et Jacques Heers précise : « (…) les idées de Colomb ne s'inscrivent pas à contre-courant. Tout au contraire, elles nous paraissent exactement l'expression normale de la pensée géographique de son époque. »[29]. Ce qui distingue le projet du navigateur des hypothèses des érudits du temps – géographes et humanistes – qui estiment tous très probable l'existence d'îles nombreuses, voire de terres plus vastes plus loin à l'ouest dans la mer océane, c'est son but : atteindre les rivages de la Chine et avant cela le Japon, soit le royaume du Cathay et Cipangu tels que décrits par Marco Polo[30].

Un groupe d'experts choisi par le roi de Portugal Jean II rejette cependant son projet sans appel[31]. Colomb va alors tenter sa chance en Castille au milieu de 1485. Il se rend avec son fils au monastère de La Rábida à Palos de la Frontera, où deux moines auxquels il se lie, Juan Pérez (es), et Antonio de Marchena (es) , lui suggèrent de se rendre à Cordoue auprès de la reine Isabelle. Il est reçu par cette dernière en janvier 1486, mais une réponse négative lui est à nouveau rendue en 1490. En 1491, sa demande est en passe d'être acceptée, mais sa trop grande ambition fait échouer sa quête. Il veut notamment être vice-roi de toutes les terres découvertes et obtenir un titre de noblesse. C'est grâce à l'intervention du trésorier de la maison du roi, Louis de Santangel, que le projet est approuvé par la reine, quand il met en balance les retombées économiques potentielles — la découverte d'une nouvelle route vers les Indes permettrait de s'affranchir des intermédiaires orientaux — comparées à la modeste mise de fond initiale requise[32].

Le 17 avril 1492, il signe près de Grenade, avec les Rois Catholiques, les Capitulations de Santa Fe, qui lui octroient notamment le titre de noblesse héréditaire d'« Amiral de la Mer Océane »[33], les titres de Vice-Roi et de Gouverneur général des territoires qu'il pourrait découvrir (la Couronne d'Espagne lui accordant à cet effet des armoiries)[34], un dixième des richesses qu'il en retirerait[35] et un huitième du profit de son expédition[36].

Le premier voyage (1492-1493)

Premier voyage : 3 août 1492 – 15 mars 1493
Répliques des trois navires de Colomb (1893).

Le voyage inaugural de Colomb est celui qui est le mieux connu des historiens. Comme l'écrit Jacques Heers : « Pour nous en tenir au temps de Colomb, de tous les voyages maritimes du temps (…) aucun ne peut être connu (…) avec tant de minutie et de sérieux. »[37] Deux documents écrits permettent de suivre les navires de l'explorateur : le Journal, dans la version donnée par Bartolomé de Las Casas, et la lettre à Santangel, écrite le 14 février 1493 sur la route du retour, sorte de bilan de son expédition adressée en Espagne. Par ailleurs, à compter de 1938, l'amiral américain Samuel Eliot Morison a entrepris de refaire le périple du Génois et a pu, en ce qui concerne le premier voyage, « pointer sur la carte la position des navires chaque soir »[38],[39].

Le 3 août 1492, Colomb est au départ à Palos de la Frontera (Huelva) avec trois navires — deux caravelles, la Pinta et la Niña, et une caraque, la Santa Maria (qui ne prendra ce nom que lors des voyages ultérieurs de Colomb[40]) — et pas plus de 90 membres d'équipage[41].

Une première escale a lieu aux îles Canaries, à Las Palmas de Gran Canaria du 9 août au 6 septembre, (la route du sud a été choisie pour éviter les croisières portugaises au large des Açores). Là, Colomb et ses hommes approvisionnent en bois, en eau et en vivres. Les marins profitent de l'escale pour réparer les navires. Puis, portés par les vents d'est, ils reprennent la mer direction plein ouest : Colomb conserve la latitude des îles Canaries, qu'il croit être celle du Japon.

Dix jours plus tard, le 16 septembre, apercevant des masses d'herbes voguer, l'équipage croit être près de la terre ferme. Ils entrent en fait dans la mer des Sargasses, une région située à environ 1 600 kilomètres des côtes américaines. L'océan Atlantique, recouvert de ces grandes algues, y est plutôt calme et les vents presque nuls. À partir du 19 septembre, les vents faiblissent fortement, immobilisant les bateaux. Une grande inquiétude finit par s'installer au sein de l'équipage.

L'arrivée de Christophe Colomb en Amérique avec deux bannières blanches blasonnées d'une croix verte et une bannière jaune frappée des initiales F et Y des souverains Ferdinand II d'Aragon et Ysabelle de Castille.

Le 25 septembre, Martín Alonso Pinzón, le capitaine de la Pinta croit voir une terre, mais cela n'est en fait qu'une illusion optique. Le vent finit par se lever à nouveau, mais les jours passent, tandis qu'aucune terre n'est en vue. Colomb pense avoir dépassé les Indes orientales.

Le 7 octobre, l'autre frère Pinzon, Vicente, le commandant de la Niña est également victime d'une illusion d'optique. Colomb a une idée : observant les oiseaux, il décide de changer de cap, vers l'ouest-sud-ouest. Ce changement va marquer son succès. Le 10 octobre, les marins montrent cependant de l'impatience, ayant peur que les navires ne soient perdus. De plus, les vivres et l'eau douce commencent à faire défaut.

La découverte fortuite de l'Amérique

Le 12 octobre à deux heures du matin, après une traversée quasi parfaite[42], un marin de la Pinta, Rodrigo de Triana, annonce que la terre est en vue, les vaisseaux restent à deux heures des côtes, attendant le lever du jour, pour pouvoir accoster.

Dans la matinée, Colomb et les frères Pinzon prennent place dans une barque. Le navigateur croyant être dans l'archipel nippon, fait enregistrer la prise de possession de l'îlot pour le compte du roi d'Espagne par le notaire qui les accompagne. Il le baptise du nom du Christ : San Salvador (Guanahani pour les Indiens Taïnos) et s'en fait nommer vice-roi et gouverneur général.

La première rencontre avec les indigènes – que Colomb nomme « Indiens » car il pense avoir atteint les Indes orientales – est encore pacifique. Ceux-ci lui apportent du coton, des perroquets et d'autres objets. L'interprète que le navigateur avait embarqué à son bord n'est pas d'une grande utilité… Lors de ce premier contact, avec force gestes, répétitions et quiproquos, les Taïnos indiquent — ou les Espagnols comprennent — que de l'or se trouve en quantité importante sur une grande île au sud-est, habitée par des populations d'anthropophages qui leur sont hostiles.

L'exploitation

Le 28 octobre, Colomb accoste dans une baie (aujourd'hui « baie de Bariay ») de cette île qu'il nomme alors Juana, en l'honneur du prince Don Juan, le fils des rois catholiques : cette île est aujourd'hui connue sous le nom de Cuba. Il pense connaître parfaitement sa position sur le continent asiatique. Ses hommes et lui-même apprennent à fumer de grandes feuilles séchées : le tabac. Se croyant à Cipangu (le Japon), Christophe Colomb, envoie Luis de la Torre et Rodrigo de Jerez à la recherche du Grand Khan à l'intérieur des terres.

Le 12 novembre, les vaisseaux reprennent la mer. Mais le 23 novembre, Colomb perd de vue la Pinta, il accuse alors son capitaine Martín Alonso Pinzón d'avoir déserté. En réalité, celui-ci est parti seul à la découverte de ce prétendu Japon tant convoité. Colomb retourne à Cuba. On lui évoque alors une île située à l'est de Cuba, que les indigènes appelle Bohio. Il appareille le 4 décembre.

Deux jours plus tard, le 6 décembre, la Niña et la Santa Maria mouillent dans une baie de l'île de Bohio (en réalité au « Môle Saint-Nicolas » au nord-ouest d'Haïti), Colomb la baptise du nom d'Hispaniola (« L'Espagnole »), car elle lui rappelle les campagnes de la Castille. On la connaît aujourd'hui sous le nom de « Saint-Domingue ». Les habitants locaux se montrent plutôt craintifs, pensant que les Espagnols viennent du ciel. Des relations amicales se nouent cependant et les marins reçoivent un peu d'or.

Mais un événement malheureux se déroule au cours de la nuit du réveillon de Noël : alors que seul un mousse est à la barre de la Santa Maria – au mépris de toutes les règles de la marine – le navire vient s'échouer sur un récif dans la nuit du 24 au 25 décembre 1492. Le navire est perdu et seule l'aide des Indiens permet de débarquer dans l'urgence la plus grande partie de la cargaison[43]. Colomb doit se résoudre à laisser 39 hommes sur place dans un petit fortin édifié dans la baie de La Navidad (située non loin de l'actuelle ville de Cap-Haïtien), avec le bois récupéré sur le navire échoué[44].

Alonso Pinzon est de retour. Il cherche à justifier sa recherche solitaire. Colomb, estimant qu'il vaut mieux ne pas se diviser, fait semblant d'accorder du crédit au récit de Pinzon. Longeant les côtes nord de l'île, les deux navires restant arrivent dans la baie de Samaná, ils y rencontrent les cannibales déjà évoqués. Plus agressifs que les Arawaks, ils déclenchent une escarmouche et Colomb décide de battre en retraite. Mais les marins en ont assez de leur vie dans ces îles, ils veulent rentrer en Europe. Christophe Colomb met le cap vers l'Espagne le 16 janvier 1493, aidé par de bons vents.

Le 12 février, la Pinta, commandée par Alonso Pinzon disparaît de nouveau lors d'une tempête. Les marins de la Niña prennent peur et prient. Colomb craint de ne pas arriver en Espagne pour conter ses découvertes, il consigne celles-ci sur un parchemin qu'il entoure d'une toile cirée et met dans un tonneau qu'il jette à la mer, demandant à celui qui le découvrira de porter le parchemin au roi d'Espagne.

Trois jours après, le temps se calme. La Niña s'arrête dans une île de l'archipel portugais des Açores. Le 18 du mois, le vaisseau repart, mais une nouvelle tempête lui fait perdre son cap.

Le 4 mars, Colomb arrive dans l'estuaire du Tage. La nouvelle de sa découverte des Indes s'est déjà répandue. De tout Lisbonne, la population se précipite pour voir les Indiens que celui-ci a ramenés à son bord. Colomb apprend que la Pinta, qui avait dérivé vers la Galice, est arrivée avant lui au port de Baiona.

Jean II, roi de Portugal, demande à voir l'explorateur. Le 9 mars, le roi le reçoit en audience privée. Ce dernier l'écoute avec attention, mais à la fin de l'entretien, affirme que c'est à lui que reviennent les découvertes de Colomb, compte tenu d'accords internationaux. Le découvreur quitte le Portugal le 13 mars pour Palos, qu'il atteint finalement le 15, en même temps que la Pinta. Le capitaine Alonso Pinzon meurt de la syphilis un mois plus tard.

Le deuxième voyage (1493-1496)

Deuxième voyage : 25 septembre 1493 – 11 juin 1496

Dès son retour à Palos, Colomb prépare rapidement une nouvelle expédition beaucoup plus ambitieuse avec une flotte de 17 navires et environ 1 500 hommes dont 700 colons et 12 missionnaires, ainsi que des chevaux (les premiers importés sur le continent américain), des bêtes de somme et du bétail. Son objectif est de fonder une colonie sur Hispaniola et de retrouver les 39 hommes qu'il a laissés dans la Baie de la Navidad.

Il lève l'ancre pour ce nouveau voyage le 25 septembre 1493 de Cadix.

La première terre qu'il aperçoit, 21 jours après avoir quitté les îles Canaries est La Désirade qu'il baptise ainsi Desirada, tant la vue d'une terre fut désirée par l'équipage. Les autres îles ne sont pas loin.

Le dimanche 3 novembre 1493, une autre île est en vue, que Colomb nomme Maria Galanda (Marie-Galante), du nom du navire amiral.

Une troisième se présente à l'horizon, ce sera Dominica (la Dominique) puisqu'elle apparaît un dimanche matin, où il débarquera.

Le lendemain matin, 4 novembre, ils reprennent la mer vers une île plus grande dont ils avaient aperçu au loin les montagnes. Colomb décide alors de jeter l'ancre devant cette île afin d'accorder quelques jours de repos à ses hommes. C'est l'île de Caloucaera « Karukera » (nom donné par les Caraïbes) et qui fut rebaptisée « Santa Maria de Guadalupe de Estremadura » (c'est la Basse-Terre de la Guadeloupe), pour honorer une promesse (donner le nom de leur monastère à une île) faite à des religieux lors d'un pèlerinage, ou qu'il s'était faite à lui-même lors des tempêtes de son précédent retour.

Puis il repart vers le nord en direction d'Hispaniola. Il aperçoit ensuite une petite île qu'il baptise Montserrat en référence, selon les sources, soit au massif de Montserrat[45], une montagne voisine de Barcelone, soit à l'Abbaye de Montserrat située dans ce massif[46].

Le 11 novembre 1493, jour de la fête de saint Martin de Tours, la flotte aperçoit une île au large et la baptise du même nom, Saint-Martin, et aperçoit à l'horizon une autre petite île qu'il baptise du nom de son frère Bartolomeo, Saint-Barthélemy.

Le 2 janvier 1494, il fonde « La Isabela », première colonie permanente du Nouveau Monde (actuellement localisée près de la ville Domicaine de Puerto Plata), et passe les quatre mois suivants à organiser la première colonie espagnole du Nouveau Monde dont Bartolomeo a été nommé gouverneur, secondé par Giacomo, son troisième frère[47].

Le 2 février, il renvoie en Espagne douze bâtiments sous le commandement d'Antonio de Torres, à qui il confie un rapport destiné aux souverains catholiques, document qui a été conservé[48]. Le 24 avril, Colomb décide de reprendre une activité d'exploration et il part avec trois navires, dont la Nina, explorer l'ouest pour, comme l'écrit Morison, « suivre la côte jusqu'au moment où il obtiendrait la preuve définitive du caractère continental de cette terre et, si possible, prendre contact avec le Grand Khan qui semblait toujours se dérober devant lui »[49].

Il suit la côte sud de Cuba. De là il part le 3 mai pour atteindre la côte nord de la Jamaïque[50]. Il reprend le 14 l'exploration de la côte sud de Cuba et continue de faire voile vers l'ouest. À moins de cinquante milles du cap Corrientes, Colomb décide que Cuba est bien une péninsule du continent asiatique. Il ordonne à tous les hommes qui l'accompagnent de le certifier par écrit et de s'engager à ne jamais affirmer le contraire sous peine d'une amende de mille maravédis[51].

Le 13 juin, il s'engage sur la route du retour et en profite pour faire le tour de la Jamaïque. La navigation dans les cayes est difficile. Il revient à La Isabela le 29 septembre, malade et déprimé, premiers signes d'un dégradation de son état de santé, due en grande partie à l'arthrite[52].

À Hispaniola, selon l'expression de Denis Crouzet, « un immense désastre a débuté »[53]. Les Espagnols pressurent les Indiens en leur imposant un tribut d'or et de coton. Ils sont nombreux à être réduits en esclavage. Les mauvais traitements, dont la torture, entraînent une très importante mortalité de la population. Les Indiens fuient et se réfugient dans les montagnes, abandonnant leurs activités agricoles, cédant au désespoir. Les rares insurrections sont matées avec la plus extrême férocité. Colomb déploie son énergie à « pacifier » l'île[54].

Colomb repart pour l'Espagne le 20 avril 1496 amenant avec lui 500 Arawaks. Deux cents moururent durant la traversée; les survivants furent vendus comme esclaves[55]. Il atteint Cadix le 11 juin. Cette mise en esclavage d'indiens et leur transport en Espagne ne furent pas acceptés par les rois catholiques qui firent libérer les survivants et en tinrent rigueur à Colomb. Jacques Heers y voit l'origine de sa disgrâce, les souverains catholiques s'efforçant de protéger les populations des régions découvertes, qu'ils considéraient comme leurs sujets.

Le troisième voyage (1498-1500)

Troisième voyage : 30 mai 1498 – fin octobre 1500

Il semble que ce soit à son retour du deuxième voyage que Colomb ait décidé de se vêtir désormais de l'habit des frères Mineurs[56]. Il souhaite organiser tout de suite un troisième voyage mais les Rois Catholiques sont occupés à contrer le royaume de France qui progresse en Italie, et ce n'est que le 23 avril 1497 qu'ils donnent les premières instructions pour préparer le prochain voyage[57],[58]. La préparation du voyage, affrètement des navires et enrôlement des équipages est longue et difficile.

Avant de partir, le 22 février 1498, Colomb établit, faveur des souverains, un majorat en faveur de son fils aîné Diego[59].

Le 30 mai 1498, les six navires commencent leur voyage dans l'Atlantique en passant la barre de Sanlúcar[60]. Colomb souhaite découvrir des terres au sud des Antilles, c'est pourquoi il descend d'abord jusqu'aux îles du Cap-Vert pour ensuite mettre le cap à l'ouest. Avant cela, au moment où la flotte fait escale à La Gomera aux îles Canaries, trois navires, commandés par Harana, Carjaval et Giovanni Colomb, partent directement ravitailler les colons d'Hispaniola[61].

Territoires visités : Saint-Vincent, Grenade, Trinité, Margarita, Venezuela.

Le 31 août, Colomb arrive à Hispaniola. Cela fait deux ans et neuf mois qu'il avait quitté l'île. Il la retrouve en proie à des troubles sévères orchestrés par Francisco Roldan que son frère Bartolomè, capitaine général et président du Conseil des gouverneurs, a bien du mal à circonscrire. En août 1500, Francisco de Bobadilla, émissaire des rois, débarque sur l'île et fait jeter les trois frères Colomb au cachot avant de les renvoyer en Espagne. Fin octobre 1500, enchaîné dans la cale, il débarque à Cadix humilié et accusé[62].

Le quatrième voyage (1502-1504)

Quatrième voyage : 3 mai 1502 – 7 novembre 1504

Colomb attend six semaines avant que les souverains ne le libèrent et lui demandent de les rejoindre à la cour, le réconfortant d'un don de 2 000 ducats[63]. En décembre 1500, il se rend à Grenade avec l'intention de faire réparer l'injustice dont il s'estime victime mais rien ne vient et l'Amiral écrit lettres sur lettres pour appuyer ses revendications. Le 13 septembre 1501, Nicolás de Ovando est nommé gouverneur et magistrat suprême des îles des Indes, ne restent à Colomb que son titre de vice-roi désormais strictement honorifique et ses privilèges. Il décide donc de repartir en voyage d'exploration pour essayer de trouver plus loin à l'ouest des Caraïbes le passage permettant d'atteindre les riches royaumes de l'Inde, toujours persuadé que Cuba est la province chinoise de Mangi. Le 14 mars 1502, les souverains donnent leur accord, lui donnent des instructions précises et financent l'expédition[64].

Le livre des nouvelles terres est la plus ancienne mention du voyage de Christophe Colomb. Imprimé par Mikiláš Bakalář en 1506 à Pilsen. Exposé au Monastère de Strahov.

La flotte est composée de quatre caravelles pour cent quarante membres d'équipage dont une importante proportion de mousses : la Capitana, navire amiral, le Santiago, commandé par Bartolomeo Colomb, la Gallega et la Vizcaina[65]. Colomb n'emporte donc aucun ravitaillement pour l'Hispaniola que ses instructions lui intiment de ne pas aborder, sauf en cas d'extrême nécessité[66].

Aucun récit exhaustif ne décrit précisément les événements survenus lors de ce quatrième et dernier voyage entamé par Colomb le 11 mai 1502[67]. Il semble en effet que l'Amiral n'ait pas tenu de journal, et seul peut-être son fils Fernando, alors âgé de treize ans, aurait pris sous la dictée des observations de son père, dont quelques traces figurent dans l'histoire qu'il a écrite plus tard. Seule une relation abrégée écrite par Colomb, rédigée vers les mois de juin/juillet 1503, et à destination des rois est parvenue jusqu'à nous[68].

Le 15 juin 1502, il passe à proximité de la Martinique, le 18 il atteint la Dominique et parvient le 24 devant Saint-Domingue[69]. Malgré l'interdiction royale d'aborder à cette île, Colomb a senti l'imminence d'un cyclone et souhaite abriter sa flotte.

Colomb navigue le long des côtes du Veragua et du Panama jusqu'en juin 1503.

Ce sont des bateaux faisant eau de partout que Colomb fait échouer dans la baie de Santa Gloria et hâler sur la rive de l'île de la Jamaïque le 25 juin 1503[70]. Ils y survivent un an jusqu'à ce que des secours les rejoignent à la fin juin 1504.

Les survivants repartent finalement pour l'Espagne le 12 septembre 1504, et arrivent le 7 novembre dans le port de Sanlúcar de Barrameda[71].

La fin de sa vie

Christophe Colomb - portrait publié en 1551 par Paul Jove.
Tombeau de Christophe Colomb dans la cathédrale de Séville.

Il reste physiquement très diminué après son retour, souffrant en particulier d'une très invalidante goutte et de problèmes aux yeux, ce qui l'empêche dans un premier temps de se rendre à la cour royale qui s'est installée à Medina del Campo. De Séville, où il s'est installé, il y envoie son fils Ferdinand et son frère Barthélémy afin qu'ils « s'occupent de ses affaires »[72]. Il reste en contact avec eux par lettres et par l'envoi d'émissaires, dont Amerigo Vespucci. Il travaille à essayer de faire reconnaître ses droits et les richesses qui lui reviennent. Il peut lui-même se rendre à la cour à l'été 1505, à dos de mule, permission temporaire accordée par le roi[73]. Sa présence auprès du souverain Ferdinand ne se montre pas plus décisive, le roi ayant compris ce qu'impliquait la découverte de ces « Indes ». Il « n'entend nullement restituer à l'Amiral les prérogatives financières et gouvernementales » telles que spécifiées le 30 avril 1493 au retour du premier voyage de Colomb[74].

Il meurt le 20 mai 1506 à Valladolid entouré de ses fils et de son frère, après avoir établi un testament qui confirme en particulier le majorat établi au profit de son fils aîné Diego. Il ne connaît pas la satisfaction de voir Diego être nommé par le roi gouverneur d'Hispaniola en 1508.

Comme l'écrit l'historienne Marianne Mahn-Lot : « Il faut abandonner l'image romantique de l'homme de génie mourant méconnu, dans l'oubli et la misère. Jusqu'au bout, l'Amiral gardera des amis fidèles, parmi lesquels d'importants personnages. Et il recevra de grosses sommes sur les revenus des Indes – avec des retards et incomplètement, il est vrai. »[72]

Christophe Colomb est d'abord enterré à Valladolid avant d'être transféré, quelques années plus tard, au monastère de la Cartuja à Séville. En 1541[75], conformément aux volontés du défunt, sa dépouille arrive aux Amériques et est inhumée dans la cathédrale Notre-Dame de l'Incarnation de la ville de Saint-Domingue.

Le 22 juillet 1795, le traité de Bâle donne à la France l'île de Saint-Domingue en compensation de territoires pyrénéens. Les Espagnols évacuent l'île et les restes de Colomb partent à La Havane, sur l'île de Cuba, restée colonie espagnole.

En 1898, quand Cuba devient indépendante après la guerre hispano-américaine, les restes de Colomb reviennent en Espagne[76] et un tombeau monumental est construit dans la cathédrale de Séville.

En 1877, un coffret en plomb contenant des restes d'os et portant l'inscription « Varón ilustre y distinguido Cristóbal Colón » est découvert dans la cathédrale de Saint-Domingue. Depuis cette date, les autorités de la République dominicaine affirment que le corps transféré à Cuba n'était pas celui de Colomb. En 1992, les restes découverts en 1877 sont placés dans le phare de Colomb un monument construit pour célébrer le 500e anniversaire de la découverte du Nouveau Monde.

En 2006, des analyses ADN confirment que le corps de Séville est au moins apparenté à Colomb[77].

Christophe Colomb en son temps

Colonisation, évangélisation et esclavage

Colomb est à l'origine du principe juridique de l’encomienda puis du repartimiento qui devaient se généraliser dans toute la Nouvelle-Espagne. Afin de satisfaire aux exigences royales de rentabilité de son expédition, Colomb mit au point, « sans disposer d'un cadre juridique véritablement préétabli », un système qui devait permettre de substituer au versement du tribut imposé aux Indiens, dont le versement était aléatoire, une exploitation directe des populations indigènes et des ressources locales[78]. Denis Crouzet précise que, si les « violences internes à la communauté des colons » s'en trouvèrent apaisées, les Indiens quant à eux furent plus directement exposés aux mauvais traitements et cela fut sans nul doute un « facteur d'aggravation du collapsus démographique » observé dans l'île[79].

De l'or, des épices et des perles

L'entreprise maritime de Colomb est avant tout une affaire commerciale et en la matière les découvertes de l'Amiral et de ceux qui l'accompagnaient ont déçu les espoirs placés en elles. Que ce soit en matière d'épices ou d'or, les bénéfices rapides et importants n'ont pas été au rendez-vous des îles abordées, au moins du vivant de Colomb.

Colomb et la navigation

Réplique de la Santa María.

Les historiens de Colomb, en particulier au XIXe siècle, ont souvent tenté d'expliquer le succès de son entreprise maritime par l'emploi de techniques nouvelles en matière de navigation, évoquant entre autres la boussole, le gouvernail d'étambot et la caravelle[80]. Si Colomb a choisi la caravelle comme navire – type de navire déjà utilisé par les Portugais depuis le début du XVe siècle dans leurs explorations de la côté africaine – c'est en raison de son coût d'armement relativement faible et de son faible tirant d'eau qui permet d'approcher des côtes sans risquer d'échouer[81].

Colomb et la « découverte de l'Amérique »

Si Colomb est sans conteste le premier Européen connu pour avoir accosté sur des terres rattachées aujourd'hui à l'Amérique, il n'eut aucune idée de l'étendue du continent américain qui s'interposait entre les îles qu'il avait découvertes et les Indes qu'il s'était proposé de rallier. Amerigo Vespucci est le premier navigateur à affirmer avoir découvert un nouveau monde qui n'est pas les Indes. Sa découverte est reconnue par les cartographes du Gymnase Vosgien, qui publient en 1507 Universalis Cosmographia (aujourd'hui connu sous le nom de planisphère de Waldseemüller), où le nom America figure pour la première fois.

Mythe de la terre plate

Selon une idée reçue moderne, l'opinion prévalente au Moyen Âge était que la Terre était plate, plutôt que sphérique. L'idée semble avoir été suffisamment répandue durant la première moitié du 20e siècle pour que les membres de l'Historical Association déclarent en 1945 : « L'idée que les hommes instruits de l'époque de Colomb croyaient que la Terre était plate, et que cette croyance fut un des obstacles à surmonter par Colomb pour que son projet soit approuvé, reste l'une des erreurs les plus tenaces présentes dans l'enseignement. »[82]

Annexes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages

  • Henry Vignaud, Études critiques sur la vie de Colomb avant ses découvertes, 1905
  • Henry Vignaud, Sophus Ruge et ses vues sur Colomb, 1906
  • Henry Vignaud, L'Ancienne et la nouvelle campagne pour la canonisation de Christophe Colomb, 1909
  • (fr) Pierre Chaunu, Colomb ou la logique de l'imprévisible, Bourin, 1993.
  • Denis Crouzet, Christophe Colomb : Héraut de l'Apocalypse, Paris, Payot,‎ 2006 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Michel Lequenne, Christophe Colomb : amiral de la mer océane, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard : histoire » (no 120),‎ 2005, 192 p. (ISBN 978-2-07-031470-6) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Marianne Mahn-Lot, Christophe Colomb, Paris, Seuil, coll. « Le temps qui court »,‎ 1960, 192 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Marianne Mahn-Lot, Portrait historique de Christophe Colomb, Paris, Seuil, coll. « Points histoires »,‎ 1988, 247 p. (ISBN 978-2020103558)
  • (fr) Jean Métellus, Colomb, Éditions de l'Autre mer, Martinique 1992.
  • (fr) Salvador de Madariaga, Christophe Colomb, Calmann-Lévy, Paris, 1952, 538 pages (ISBN 978-2-266-04727-2).
  • Samuel Eliot Morison, Christophe Colomb, Amiral de la Mer océane, Neuilly-sur-Seine, Saint-Clair,‎ 1974, 422 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jacques Heers, Christophe Colomb, Paris, Hachette,‎ 1991, 666 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (it) Paolo Emilio Taviani, Cristoforo Colombo. La genesi della grande scoperta, Novara, 1974, 2 vol. (3e éd. 1988)
  • (fr) Paolo Emilio Taviani, Christophe Colomb : genèse de la grande découverte, Éditions Atlas, 1980 (ISBN 978-2-7312-0038-6).
  • (en) Members of the Historical Association, Common errors in history, Londres, P.S. King & Staples for the Historical Association, coll. « General Series, G.1 »,‎ 1945

Témoignages

Articles

  • Jean-Michel Urvoy, « Où est donc enterré Christophe Colomb ? », L'Histoire, no 286,‎ avril 2004, p. 20-21 (lire en ligne).

Autres

  • (fr) Isabel Soto-Alliot et Claude Couffon, Christophe Colomb vu par les écrivains français, Amiot Lenganey, 1992, 221 pages (ISBN 978-2-909033-12-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Théâtre, littérature, cinéma et télévision

Articles connexes

Le Phare de Colomb (Faro a Colón) de Saint-Domingue abrite depuis 1992 les restes de Christophe Colomb.

Liens externes

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Notes et références

  1. Marquis A. De Belloy, Christophe Colomb Et La Découverte Du Nouveau Monde, éd. Eugène Ducrocq, 1864, 204 p.
  2. http://etext.lib.virginia.edu/etcbin/toccer-new2?id=HalLife.sgm&images=images%2Fmodeng&data=%2Ftexts%2Fenglish%2Fmodeng%2Fparsed&tag=public&part=all
  3. Pierre Chaunu écrit : « Voyez le miracle Colomb. En moins de dix ans, les routes maritimes qui, trois siècles durant, assureront le meilleur des relations entre l'Europe et l'Amérique, sont à peu près définitivement fixées. » in Conquête et exploitation des nouveaux mondes, PUF, Nouvelle Clio, 1969, p. 267.
  4. « En deux siècles, dix générations d'historiens ont fait de 1492 un véritable laboratoire de l'écriture de l'Histoire. La relation privilégiée établie entre l'Europe et le continent américain, la domination exercée par ces « deux mondes » du Nord sur l'ensemble planétaire ont permis d'élaborer un modèle d'interprétation où les voyages de découvertes maritimes, au centre desquels se trouve celui de Christophe Colomb, sont devenus le symbole de la naissance des Temps modernes dans l'Histoire universelle. » Guy Martinière, « 1492, les historiens et Colomb » in L'état du monde en 1492, La Découverte, 1992, p. 539.
  5. Mahn-Lot 1960, p. 20
  6. Pierre Chaunu, L'Amérique et les Amériques, Armand Collin, coll. « Destins du monde », 1964, p. 61.
  7. Consuelo Varela, « Christophe Colomb, l'homme de l'année » in L'état du monde en 1492, La Découverte, 1992, p. 42.
  8. Heers 1991, p. 571
  9. Heers 1991, p. 8
  10. Deux volumes publiés en poche par les éditions La Découverte en 2006 : Christophe Colomb, La Découverte de l'Amérique. Une édition très richement illustrée du journal du premier voyage a été proposée par les éditions de l'Imprimerie nationale en 1992 avec une présentation de Michel Balard.
  11. Michel Lequenne, Livre des prophéties, Éditions Jérôme Millon,‎ 1992, 189 p. (ISBN 2905614757, lire en ligne)
  12. Heers 1991, p. 130
  13. Heers 1991, p. 18
  14. Heers 1991, p. 19
  15. Heers 1991, p. 21-23
  16. Mahn-Lot 1960, p. 3-8
  17. Trois frères (Bartolomeo, Giovanni Pellegrino, Giacomo) et une sœur Bianchinetta.
  18. (en) Robin Santos Doak, Christopher Columbus : Explorer of the New World, Compass Point Books,‎ 2006 (ISBN 9780756510572), p. 15
  19. a et b (it) Const Reta, Vita di Cristoforo Colombo, Volpato e comp,‎ 1846, p. 9
  20. L'exemplaire personnel de Colomb est conservé à la bibliothèque colombine de Séville. Fac-similé d'une page de cet exemplaire dans Christophe Colomb, Journal de bord 1492-1493, éditions de l'Imprimerie nationale, 1992, p. 20.
  21. (en) Clements R. Markham, Journal of Christopher Columbus, Cambridge University Press,‎ 2010 (ISBN 9781108012843), p. 122
  22. (it) Gianni Granzotto, Cristoforo Colombo, Ugo Mursia editore,‎ 2010 (ISBN 978-88-425-4493-7), p. 41
  23. (it) Cesare de Lollis, Vita di Cristoforo Colombo, Fratelli Treves,‎ 1895, p. 46
  24. Georges de Morant, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Comte d'Angerville,‎ 1843 (lire en ligne), p. 142
  25. Armes : écartelé, au premier de gueules, à la tour d'or, qui est Castille ; au second d'argent, au lion de gueules, couronné d'or, qui est Léon ; au troisième une mer d'azur, semée d'îles d'argent ; au quatrième d'azur, à cinq ancres d'or ; enté en pointe d'un fascé ondé d'argent et d'azur.
  26. En castillan : Buscar el Levante por el Poniente
  27. Christophe Colomb, Encyclopédie Larousse
  28. Michel Balard in Christophe Colomb, Journal de bord 1492-1493, éditions de l'Imprimerie nationale, 1992, p. 24.
  29. Citation complète : « Dans ce vaste courant de curiosité, dans cette recherche constamment poursuivie avec la même passion, les idées de Colomb ne s'inscrivent pas à contre-courant. Tout au contraire, elles nous paraissent exactement l'expression normale de la pensée géographique de son époque. », Heers 1991, p. 154
  30. Heers 1991, p. 163
  31. Heers 1991, p. 165-167
  32. Morison 1974, p. 64-65
  33. Capitulaciones de Santa Fe : « almirante en todas aquellas islas y tierras firmes que por su mano o industria se descubriran o ganaran en las dichas Mares Oceanas para durante su vida, y después del muerto, a sus herederos e successores ».
  34. Capitulaciones de Santa Fe : « que Vuestras Altezas fazen al dicho don Christoval su Visorey e Governador General en todas las dichas tierras firmes e yslas que como dicho es el descubriere o ganare en las dichas mares ».
  35. Capitulaciones de Santa Fe : « de todas e qualesquiere mercadurias[…], que se compraren, trocaren, fallaren, ganaren e hovieren dentro en los limites de dicho Almirantazgo, […] que haya e lieve para si la dezena parte de todo ello ».
  36. Capitulaciones de Santa Fe : « haya e lieve del provecho la ochena parte de lo que resultare de la tal armada »
  37. Citation complète : « Pour nous en tenir au temps de Colomb, de tous les voyages maritimes du temps – ceux de Diaz, de Gama et même un peu plus tard de Magellan –, aucun ne peut être connu, par leurs observations sur la course du navire, sur la mer et sur les côtes, sur les pays et les hommes, avec tant de minutie et de sérieux. », Heers 1991, p. 229
  38. Heers 1991, p. 229-230
  39. Pierre Chaunu estime que « la plus grande biographie de Colomb est celle de Samuel Eliot Morison » dans Pierre Chaunu et François Dosse, L'instant éclaté. Entretiens, Aubier, 1994, p. 191.
  40. Histoire de Christophe Colomb, consulté le 12 septembre 2009
  41. Alicia Gould Quincy a réussi, dans les années 1920, à dresser une liste de 87 noms. Cette liste figure au complet in Bartolomé et Lucile Bennassar, 1492 Un monde nouveau ?, Perrin, 1991, p. 226-227.
  42. Pierre Chaunu écrit dans L'Amérique et les Amériques, op. cit., p. 62. : « Une comparaison attentive avec les parcours, et plus significative encore avec les vitesses de navigation dans l'Atlantique ibérique des deux premiers siècles de l'Amérique, montre que Christophe Colomb atteint du premier coup la perfection compatible avec des techniques qui varient peu du milieu du XVe à la fin du XVIIe siècle. »
  43. Morison 1974, p. 173-176
  44. Heers 1991, p. 239-240
  45. [PDF] dossier de presse sur Montserrat
  46. Montserrat sur le site tlfq.ulaval.ca
  47. Morison 1974, p. 258
  48. Morison 1974, p. 262-263
  49. Morison 1974, p. 269
  50. Morison 1974, p. 272-274
  51. Morison 1974, p. 282-283
  52. Morison 1974, p. 290-291
  53. Crouzet 2006, p. 303
  54. Crouzet 2006, p. 303-322
  55. Howard Zinn, Une histoire populaire des États-Unis, Agone2002, p. 8
  56. Morison 1974, p. 309
  57. Morison 1974, p. 310-311
  58. Crouzet 2006, p. 327
  59. Morison 1974, p. 314
  60. Heers 1991, p. 265
  61. Morison 1974, p. 317
  62. Heers 1991, p. 275
  63. Morison 1974, p. 352
  64. Morison 1974, p. 354-357
  65. Morison 1974, p. 358-360
  66. Mahn-Lot 1960, p. 161
  67. René Massoni, Christophe Colomb : Calvais, Corse, Génois, Nouvelles Éditions Latines,‎ 1992 (lire en ligne), p. 207
  68. Heers 1991, p. 278-279
  69. Morison 1974, p. 361
  70. Morison 1974, p. 396
  71. Morison 1974, p. 410
  72. a et b Mahn-Lot 1960, p. 170
  73. Mahn-Lot 1960, p. 172
  74. Mahn-Lot 1960, p. 172-173
  75. Mahn-Lot 1960, p. 175
  76. (es) « Cristóbal Colón: traslación de sus restos mortales a la ciudad de Sevilla at Fundación Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes », Cervantesvirtual.com (consulté le 19 avril 2014)
  77. (en)Associated Press, « DNA verifies Columbus' remains in Spain », sur nbnews.com
  78. Crouzet 2006, p. 377
  79. Crouzet 2006, p. 378
  80. Heers 1991, p. 293
  81. Heers 1991, p. 303-307
  82. Members of the Historical Association 1945, p. 4–5 Dans ce pamphlet, l'Historical Association a classé « Colomb et le modèle de la Terre plate » deuxième sur vingt dans son premier pamphlet publié sur les erreurs courantes en histoire.
  83. une traduction d'Eugène Muller (1879) existe sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France