Crise de succession écossaise

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Contexte historique[modifier | modifier le code]

Le 12 mars 1286, le roi Alexandre III d'Écosse, dernier souverain de la maison de Dunkeld, meurt sans héritier mâle : ses deux fils, Alexandre († 1284), et David († 1281), sont morts avant lui sans descendance, de même que sa fille Marguerite († 1283). Sa seule héritière est sa petite-fille Marguerite de Norvège, fille de Marguerite et du roi Éric II de Norvège, née en 1283 elle a été reconnue comme son héritière par la noblesse écossaise dès février 1284[1]. Du fait de son jeune âge, le royaume est gouverné par les Gardiens de l'Écosse durant son bref règne le traité de Salisbury conclu avec Edouard Ier le 27 septembre prévoit son mariage avec le futur Édouard II d'Angleterre avant le 1er novembre 1290[2]. Sa mort, à l'automne 1290, marque le début d'une crise de succession, la « Grande Cause », qui n'est résolue que deux ans plus tard, avec l'avènement de Jean Balliol après que neuf prétendants au trône aient fait leur « soumission » à Édouard Ier à Norham le 5 juin 1291[3].

Les prétendants[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique de la maison de Dunkeld présentant les prétendants au trône en 1290.

Après la mort de Marguerite, quatorze prétendants affirment leurs droits au trône écossais.

  • Un cinquième est un descendant lointain du roi Donald III († 1099) :
    • John II Comyn, fils de John Ier Comyn, fils de Richard Comyn, fils de William Comyn, fils de Richard Comyn et de Hextilda, fille d'Uchtred de Tynedale et de Bethoc, fille de Donald III.

Résolution[modifier | modifier le code]

Les deux prétendants les plus légitimes et les plus puissants sont Jean Balliol et Robert de Brus. La perspective d'une guerre civile entre eux incite la noblesse écossaise à faire appel à l'arbitrage du roi d'Angleterre Édouard Ier. Celui-ci souhaite en échange être reconnu comme suzerain de l'Écosse. Les Écossais temporisent, et Édouard accepte finalement d'arbitrer le conflit en échange de concessions diverses.

Le 17 novembre 1292, Édouard Ier rend son verdict en faveur de Balliol, qui est sacré le 30 novembre. Cependant, le roi d'Angleterre continue à s'immiscer dans les affaires écossaises, et la situation s'envenime jusqu'à dégénérer en guerre ouverte en 1296. C'est le début des Guerres d'indépendance de l'Écosse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Gordon Donaldson « 1284 Acknoledgment of the Maid of Norway as heir of Alexander III » dans Scottish Historical Documents Scottish Academic Press, Edinburgh & London 1974 p. 37-38
  2. (en) Gordon Donaldson, « Treaty of Salisbury » op.cit p. 38-41.
  3. Il s'agit de Florent comte de Hollande, Robert de Brus seigneur d'Annandale, Jean Bailleul seigneur de Galloway, John Hastings seigneur d'Abergavenny, John Comyn seigneur de Badenoch, Patrick de Dunbar comte de March, John de Vesci pour son père, Nicholas de Soules et William Ross. (en)Gordon Donaldson, « Submission of the Claimants to Edward I » op.cit p. 43-44

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mike Ashley The Mammoth book of British Kings & Queens, Robinson Londres 1998, (ISBN 1841190969), « The Scottish Succession 1290-1292 » p. 410-411.