Criquetot-l'Esneval

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Criquetot-l'Esneval
Mairie
Mairie
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Canton de Criquetot-l'Esneval
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Criquetot-l'Esneval
Maire
Mandat
Alain Fleuret
2014-2020
Code postal 76280
Code commune 76196
Démographie
Population
municipale
2 356 hab. (2011)
Densité 175 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 40″ N 0° 16′ 01″ E / 49.6444, 0.266949° 38′ 40″ Nord 0° 16′ 01″ Est / 49.6444, 0.2669  
Altitude Min. 94 m – Max. 136 m
Superficie 13,47 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte administrative de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Criquetot-l'Esneval

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte topographique de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Criquetot-l'Esneval

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Criquetot-l'Esneval

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Criquetot-l'Esneval

Criquetot-l'Esneval est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de Seine-Maritime située au nord-est du Havre dans le pays de Caux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme Criketot en 1195[1]. Il s'agit d'un type toponymique issu de l'ancien scandinave et composé des éléments kirkja « église » (cf. anglais dialectal kirk et norvégien kirke) et topt « emplacement, terrain » (cf. scandinave moderne toft), .

Homonymie avec Criquetot-le-Mauconduit, Criquetot-sur-Ouville et Criquetot-sur-Longueville. L'appellatif kirkja se retrouve également dans les nombreux Criquebeuf, en composition avec le norrois both / buth « baraque, village » et dans Yvecrique et la Crique[1].

Le déterminant complémentaire -L’Esneval se réfère à la famille seigneuriale du même nom[1]: les barons d’Esneval, dont le manoir se situait à Pavilly, au bord de l’Esne (Esne-val).

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de La Hauteur[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Le bourg de Criquetot-l’Esneval se trouve au point de rencontre de routes d’importances diverses : chemin de grande communication no 139 de Lillebonne à Antifer, no 39 de Tancarville à Étretat, no 79 d’Octeville à Fécamp.

Ces voies ont toutes et, en particulier la dernière citée, des origines fort anciennes. La voie romaine joignant Harfleur à Fécamp passait non loin du tumulus situé au centre du bourg et ce seul fait permet de supposer comment est né le village et comment il a grandi.

Origines : la présence de l’homme à Criquetot-l’Esneval remonte à la Préhistoire ; la trouvaille de haches en pierre polie entre le manoir de Mondeville et la ferme de l’Écluse, de haches en bronze dans cette même partie de la commune, indique d’une manière certaine le passage d’humains et, probablement, leur séjour sur le territoire. Récolte de souvenirs d’un passé fort ancien, au voisinage des sentiers gaulois, remplacés, bien plus tard, par les voies romaines citées plus haut.

La région où se trouve Criquetot était une zone de passage des échanges entre ce qui est l’Angleterre et le sud de la Gaule, avec une industrie du bronze sur les rives de la Seine à Sandouville. L’étain venait par mer dans les ports d’Étretat et d’Yport, puis gagnait la Seine par portage au travers du plateau. Le village de Criquetot se trouvait bien près de l’un de ces sentiers et a pu être un lieu étape ou de refuge pour les marchands, et point de surveillance, vu l’altitude du lieu.

L’occupation romaine de la Gaule a laissé sa marque à Criquetot, dont le plus ancien monument, appelé « chasteau » est la motte de terre toujours visible dans le jardin de monsieur Golain, du journal de Criquetot. Cette butte de terre de construction artificielle constituait l’un des nombreux postes de surveillance militaire, destinés à protéger les voies de communication.

Criquetot est le centre de la baronnie jusqu’au XVIe siècle. Louis XI édifie le marché du village en 1476, Charles IX séjourne en 1563 au camp d’Azelonde, venant assiéger le Havre alors occupé par les Anglais. La région est un important foyer protestant durant le XVIe siècle. De 1606 à 1654, le patronage de Criquetot est aux mains de Claude de Prunelé. Maximilien Dastron est le dernier seigneur de Criquetot-l’Esneval, seul héritier des terres de ses aïeux, de 1762 à 1789, date à laquelle il dut partir à la Révolution, pour mourir à Rouen en 1806.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Alain Fleuret Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 356 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 442 1 660 1 782 1 328 1 492 1 498 1 455 1 376 1 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 480 1 483 1 546 1 497 1 446 1 388 1 407 1 424 1 414
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 364 1 367 1 360 1 323 1 295 1 287 1 311 1 415 1 347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 289 1 253 1 386 1 663 1 979 2 149 2 202 2 205 2 337
2011 - - - - - - - -
2 356 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Commerces et entreprises[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 64
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. « Manoir de l'Écluse », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Manoir d'Alezonde », base Mérimée, ministère français de la Culture