Crimes de guerre de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale

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Armée rouge
Drapeau de l'URSS
Drapeau de l'URSS

Période 1922 – 1991
Pays Union des Républiques Socialistes Soviétiques
Allégeance Parti Communiste de l'URSS
Type Armée nationale de l'URSS
Surnom Drapeau de l'URSS Union soviétique
Équipement infanterie, blindés et artillerie, aviation, marine
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Moscou, Stalingrad, Kiew, Varsovie, Berlin
Commandant STAVKA
Commandant historique Joseph Staline

Par crimes de guerre de l'Armée rouge au cours de la Seconde Guerre mondiale, on entend des actes criminels et des infractions au droit international qui ont été commis par les membres des forces armées soviétiques. En font partie les ordres illégaux, le non-respect du droit international de guerre et des conventions de Genève, les meurtres et les viols de civils, la mise à mort délibérée de prisonniers de guerre ainsi que d'autres crimes dans les différents pays concernés par le passage et le séjour de cette armée.

L'historiographie soviétique officielle a passé sous le silence ces faits, et cela n'a pas beaucoup changé depuis l'écroulement de l'URSS. Si la mémoire des exactions soviétiques reste une plaie ouverte dans certains des pays concernés (Pologne, Pays baltes…), l'opinion occidentale ne s'y est intéressée que depuis peu. Il est certain que lors de l'invasion de l'URSS en 1941, les Allemands et leurs alliés (troupes auxiliaires baltes, ukrainiennes…) ont eux aussi commis des crimes de guerre en occupant le territoire soviétique, sous prétexte d'exécuter des partisans et leurs complices.

Aux exactions des uns ont répondu les exactions des autres quand la situation militaire s'est renversée.

Historique[modifier | modifier le code]

Corridor de Dantzig et les frontières de 1940

Appels à la vengeance[modifier | modifier le code]

Les proclammations enflammées d'Ilya Ehrenbourg incitaient les soldats soviétiques à la vengeance contre ceux qui avaient envahi en 1941 la mère patrie soviétique. On cite un officier qui lisait, lors des rapports, des appels comme celui qui suit :

« Soldats de l’Armée rouge, tuez ! tuez ! À mort, les Fascistes ! car il n’y a pas d’innocents chez eux ! Ni ceux qui vivent ni ceux qui ne sont pas encore nés ! À mort ! À mort »

— Ilya Ehremburg cité par Jurgen Thorwald, op. cit. 1965, p. 54 §5

Situation militaire[modifier | modifier le code]

En 1944, l'opération Bagration a causé des revers terribles aux armées allemandes. Les armées soviétiques sont alors aux portes de la Pologne, menaçant le territoire du Reich[1]. Un bref succès allemand en octobre-novembre 1944 a permis de découvrir à Goldap et Nemmersdorf des atrocités commises sur des civils allemands.

Témoignages[modifier | modifier le code]

« […] les Russes ont cloué vives des femmes sur les portes des granges. Toutes ont été violées un nombre incalculable de fois, les hommes et les vieillards ont été massacrés ainsi que quarante prisonniers français. »

— Jurgen Thorwald, op. cit. 1965, pp. 15-16

Il s'agit d'un auteur allemand qui pourrait être soupçonné de partialité ; Antony Beevor, auteur anglais, va dans le même sens, dénonçant la brutalité de l'Armée rouge à son entrée en Prusse orientale.

« Des rumeurs avaient commencé à circuler sur ce qui se passait en Prusse-Orientale.
Les soldats de l'Armée rouge, et en particulier ceux des unités polonaises, n'étaient sans doute pas enclins à la clémence après ce qu'ils avaient vu à Varsovie. »

— Antony Beevor, op. cit. 2002, pp. 66-37

Un auteur dramatique, Zakhar Agramenko, servant comme officier d'infanterie de marine en Prusse orientale, notait dans son journal :

« Les soldats soviétiques ne recherchaient pas de « relation individuelles » avec des femmes allemandes, […] À neuf, dix, douze hommes à la fois, ils violent collectivement. »

— Antony Beevor, op. cit. 2002, p. 74

L'ouvrage d'Antony Beevor poursuit sur plusieurs pages la description des viols collectifs en accusant les dirigeants Staline et Beria d'être parfaitement renseignés par les rapports du NKVD. L'attitude des soldats était aussi approuvée par les femmes-soldats de l'Armée rouge elles-mêmes.

Victimes[modifier | modifier le code]

Exemples[modifier | modifier le code]

Les populations civiles[modifier | modifier le code]

La Prusse orientale[modifier | modifier le code]

Le territoire de la Prusse orientale est défini dans ses frontières de 1940 de l'Allemagne nazie.

La Pologne et les Pays baltes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacre de Katyń.

Pendant la conquête de la Pologne orientale en 1939-41, l'Armée rouge a commis de nombreux crimes de guerre. L'historien Andrzej Friszke évalue le nombre des victimes à 2 500 prisonniers de guerre assassinés (soldats et policiers) et à plusieurs centaines de civils. En même temps, les militaires soviétiques incitaient les populations civiles ukrainiennes et biélorusses au meurtre et à la violence[2]. Les crimes les plus connus ont eu lieu à Katyń, Rohatyn, Grodno[3], Nowogródek, Sarny, Tarnopol, Waukawysk, Oszmiana, Świsłocz, Molodetschno et Kosów Poleski[4],[5],[6].

Après l'invasion soviétique, les forces d'occupation procédaient à des arrestations de masse visant les « ennemis de classe » et les « ennemis du peuple ». Au cours des années 1939-41, environ 110 000 personnes ont été arrêtées en Pologne orientale. Le destin des prisonniers n'est que partiellement connu. Environ 40 000 personnes ont trouvé la mort dans les camps de Workuta, et environ 7 300 civils emprisonnés en Biélorussie et en Ukraine ont été assassinés en 1940. Plus de 10 000 personnes ont été assassinées par les soviétiques durant l'été 1941 lors de l'évacuation des prisons devant l'avancée allemande.

En août 2009, l'Institut de la Mémoire nationale polonais a estimé que 150 000 citoyens polonais ont été victimes de la répression soviétique. Depuis la chute de l'URSS, les historiens polonais ont pu accéder aux archives soviétiques relatives à l'occupation de la Pologne. Andrzej Paczkowski estime qu'entre 90 000 et 100 000 du million de Polonais déportés ont péri et que 30 000 ont été exécutés par les Soviétiques[7]. En 2005, l'historien Tadeusz Piotrowski avança que 350 000 Polonais avaient été tués par les Soviétiques[8].

La Commission nationale estonienne sur l'examen des politiques de répression avance que le nombre de victimes civiles durant l'occupation soviétique entre 1940 et 1941 est de 33 900. Sur ce nombre 7 800 avaient été arrêtés, 6 000 avaient été déportés, 5 000 avaient été évacués, 1 100 ont disparu et 14 000 réquisitionnés comme main d'œuvre forcée. Après la réoccupation par l'URSS, 5 000 Estoniens périrent dans les prisons soviétiques entre 1944 et 1945[9].

Camps[modifier | modifier le code]

Le nombre total des morts en URSS inclut les victimes de la répression soviétique. Le nombre de morts dans les camps de travail (goulag) fut accru par la surpopulation du temps de guerre et les pénuries de nourriture[10]. Le régime stalinien déporta des populations entières de minorités jugées potentiellement déloyales[11]. Depuis 1990, les historiens russes peuvent accéder aux archives de la période soviétique et ont publié des articles sur le nombre des personnes exécutées et celles mortes dans les camps de travail et les prisons[12]. L'historien russe Viktor Zemskov avance le nombre d'un million de morts entre 1941 et 1945 en s'appuyant sur les données des archives soviétiques[13]. Selon l'historien Michael Haynes, il y eut 1 187 783 victimes entre 1939 et 1945 dont 46 350 exécutions judiciaires, 718 804 morts au goulag et 422 629 dans les prisons et les colonies pénitentiaires[14]. Ces données font cependant l'objet de nombreux débats ; John Arch Getty et Stephen Wheatcroft avancent que les archives documentent précisément les victimes du goulag sous la période stalinienne[12],[15]. Robert Conquest et Steven Rosefielde remettent néanmoins cette précision en cause en avançant que les données démographiques et les témoignages des survivants indiquent un nombre de victimes plus important[16],[17]. Rosefielde considère que l'ouverture des archives soviétiques est une opération désinformation organisée par le KGB[18]. Rosefielde affirme que les données des archives soviétiques sont incomplètes ; il indique par exemple qu'elles n'incluent pas les 22 000 victimes du massacre de Katyn[19]. L'étude démographique de Rosenfielde suggère qu'il y eut 2 183 000 morts supplémentaires en 1939-1940 et 5 458 000 entre 1941 et 1945[20]. Michael Haynes et Rumy Husun considèrent que les données des archives soviétiques sont correctes et avancent que les données démographiques sont plus représentatives d'une économie soviétique sous développée et des pertes de la Seconde Guerre mondiale que d'un plus grand nombre de victimes dans les goulags[21].

Déportations[modifier | modifier le code]

Selon l'historien Aleksandr Gurjanow, environ 108 000 personnes ont été envoyées dans les camps du Goulag, et 32 000 déportés en Russie orientale ou au Kazakhstan[22],[23]. D'après les estimations du gouvernement polonais, les quatre grandes vagues de déportations ont fait plus de 600 000 victimes.

L'Union soviétique déporta de nombreuses populations jugées potentiellement déloyales dans des implantations spéciales. Les chiffres donnés ci-dessous n'incluent pas les exécutions, les déportations dans les camps de travail du goulag, les conscriptions dans l'Armée rouge ou les déportations ayant eu lieu après la guerre.

  • Entre 380 000 et 390 000 personnes furent déportées des territoires annexés en 1940 et 1941 dont 309 000 à 312 000 Polonais, 22 842 Moldaves, 17 500 Lituaniens, 17 000 Lettons et 6 000 Estoniens[24]. En août 1941, 243 106 Polonais vivant dans les implantations spéciales furent amnistiés et libérés par les Soviétiques[25].
  • Environ 2,3 millions de citoyens soviétiques appartenant à des minorités ethniques furent déportés durant la guerre. Ce chiffre inclut 1 209 000 Allemands soviétiques, 479 000 Tchétchènes et Ingouches, 191 014 Tatars de Crimée, 100 000 membres ukrainiens de l'OUN, 92 000 Kalmouks, 91 000 Turcs de Meskheti, 69 000 Karatchaïs, 42 000 Grecs, Bulgares et Arméniens de Crimée, 37 000 Balkars, 30 000 Polonais, 9 000 Finlandais[26].
  • Un total de 2 230 500 personnes habitaient dans les implantations spéciales en octobre 1945 et les archives indiquent que 309 100 morts furent enregistrées dans ces zones entre 1941 et 1948[27]

L'Allemagne occupée[modifier | modifier le code]

Pillages et expulsions[modifier | modifier le code]

Viols[modifier | modifier le code]

La population civile féminine a été régulièrement victime de violences sexuelles. Des prisonniers de guerre britanniques en ont témoigné après leur retour dans la zone occupée britannique de l'Allemagne : « Dans le secteur autour de notre camp d'internement, […], des soldats soviétiques violaient, au cours des premières semaines après la conquête, chaque femme et chaque fille entre 12 et 60 ans. […] Des pères et des maris, qui voulaient les protéger, ont été tués, et des filles qui montraient beaucoup de résistance ont également été assassinées. »

Les sources indiquées estiment que, vers la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans les mois après, les membres de l'Armée Rouge ont violé plus de deux millions de femmes allemandes, sans compter les viols multiples. Environ 10 000 des victimes sont mortes de leurs blessures, ont été assassinées ou se sont suicidées.

L'historien Norman M. Le Naimark confirme les deux millions de victimes allemandes. Dans plusieurs secteurs, les abus sexuels massifs se sont accumulés de telle manière que la demande « Frau, komm! » (« Femme, viens ! ») est devenu une expression courante, au point que des enfants ont commencé à jouer à « violer » . Des rapports de témoins oculaires innombrables, il ressort que des lieux ont été aménagés spécialement, dont les femmes ont souvent été congédiées après une torture de plusieurs jours.

Jamais dans un seul pays et en une période si courte, autant de femmes et filles ont été abusées auparavant par des soldats étrangers qu'en 1944/45 après l'invasion de l'Armée rouge en Allemagne[28].

En Hongrie, la hiérarchie de l'armée soviétique tenta à partir de février 1945 d'endiguer les crimes sexuels. Des milliers de femmes hongroises avaient été violées par des membres de l'Armée Rouge. Quelques villes et villages, dans lesquels les forces soviétiques s'étaient heurtées à une résistance particulière, avaient été livrés aux soldats pendant trois jours pour piller et violer.

Les viols de l'Armée rouge aux femmes ne se limitent donc pas a l'Allemagne. Selon les historiens on recense entre 70 000 et 100 000 cas à Vienne et en Autriche en général, 50 000 à 200 000 en Hongrie, ainsi que des des milliers d'autres en Roumanie, Bulgarie, Pologne, Tchécoslovaquie et Yougoslavie. Richard J. Evans, professeur britannique d'histoire moderne à Cambridge a écrit un livre sur ce sujet dans lequel il décrit la l'extrême violence de ces viols exécutés par les soldats soviétiques. Il écrit que le viol était souvent accompagné de torture et de mutilation et que souvent cela se terminait pour les victimes par un tabassage à mort ou bien par un exécution pure et simple[29].

Les autorités russes n’ont jamais reconnu officiellement ces viols de masse confirme presse russe RIA Novosti. Le sujet est très sensible en Russie, le rôle de "libérateur" de l'Armée rouge reste un élément clé de la doctrine de l'État et une question de fierté nationale. Le thème des atrocités commises par des soldats soviétiques en Pologne, en Allemagne et autres pays de l'est, à la fin de la guerre n'a jamais été vraiment débattu en Russie où il reste largement tabou[29].

Victimes militaires[modifier | modifier le code]

Les sources russes avancent que 580 589 prisonniers de guerre de l'Axe périrent dans les camps soviétiques. Détail par pays : Allemagne 381 067, Japon 62 069, Hongrie 54 755, Roumanie 54 612, Italie 27 683 et Finlande 403[30]. Certains historiens occidentaux estiment néanmoins que le total se trouverait entre 1,7 et 2,3 millions[31].

En 1940, l'Armée rouge commit dans la forêt de Katyń, le massacre de 4 500 officiers polonais qui furent abattus d'une balle dans la nuque et en accusa les nazis. Ainsi, en 2010, Moscou a officiellement reconnu la responsabilité de Staline dans le massacre de 22 000 officiers polonais lors du massacre de Katyń[29].

Recherche sur les causes[modifier | modifier le code]

En 1951, de retour d'un voyage en URSS, le journaliste français non communiste, Michel Gordey, fervent partisan en pleine guerre froide d'une détente entre les démocraties occidentales et l'Union Soviétique, expliquait ces exactions — au cœur des accusations occidentales de barbarie des Soviétiques — de l'Armée rouge par « la soif de vengeance qui animait cette armée après les indicibles atrocités et souffrances de l'occupation allemande en Russie ». « Les soldats avaient découvert les traces encore fraîches de la bestialité allemande ». Également, « il fallait compter avec l'effort physique et moral surhumain, fourni pendant les dernières années de la guerre […] Aussi l'arrivée dans des territoires ennemis le contact avec des populations hostiles (comme en Pologne) et le peuple allemand lui-même devaient évidemment résulter en incidents massifs du caractère le plus brutal »[32].

Controverses et historiographie dans les pays concernés[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans ses frontières de 1940.cf corridor de Dantzig
  2. Andrzej Friszke: Polska. Losy państwa i narodu 1939-1989. ISBN 83-207-1711-6, p. 25.
  3. In: Julian Siedlecki: Losy Polaków w ZSRR w latach 1939-1986. Londres 1988, p. 32–34
  4. Wojciech Roszkowski, Najnowsza historia Polski 1914-1945, Varsovie 2003, ISBN 83-7311-991-4, p. 410
  5. Władysław Pobóg-Malinowski, Najnowsza historia polityczna Polski. 1939-1945, tome 3, Kracovie 2004, ISBN 83-89711-10-9, p. 107
  6. Witold Pronobis, Świat i Polska w XX wieku, Varsovie 1996, ISBN 83-86802-11-1, p. 196
  7. Stephane Courtois, The Black Book of Communism: Crimes, Terror, Repression, Harvard University Press,‎ 1999 (ISBN 0-674-07608-7), p. 372
  8. Poland World War II casualties (in thousands)
  9. « Estonian State Commission on Examination of Policies of Repression. The White Book: Losses inflicted on the Estonian nation by occupation regimes. 1940-1991. Tallinn 2005. ISBN 9985-70-195-X Table 2 » [PDF] (consulté le 15 juin 2011)
  10. Edwin Bacon, « Glasnost and the Gulag: New information on Soviet forced labour around World War II », Soviet Studies, vol. 44,‎ 1992
  11. Polian 2004
  12. a et b J. Arch Getty, « Victims of the Soviet Penal System in the Prewar Years: A First Approach on the Basis of Archival Evidence », American Historical Review, no 98:4,‎ octobre 1993
  13. Rossiiskaia Akademiia nauk 1995, p. 175
  14. Michael Haynes, A Century Of State Murder? : Death and Policy in Twentieth Century Russia, Pluto Press,‎ 2003 (ISBN 0745319300), p. 214-215
  15. Stephen Wheatcroft, « Victims of Stalinism and the Soviet Secret Police: The Comparability and Reliability of the Archival Data-Not the Last Word », Europe-Asia Studies, vol. 51,‎ 1999
  16. Robert Conquest, « Excess deaths and camp numbers: Some comments », Soviet Studies, vol. 43,‎ 1991
  17. Rosefielde 2009
  18. Rosefielde 2009, p. 76-77
  19. Rosefielde 2009, p. 59
  20. Rosefielde 2009, p. 179 ; Les évaluations de Rosefielde ont été obtenues en estimant la population de 1945 avec des taux de naissance et de mortalité hypothétiques puis en comparant cette estimation à la véritable population de 1945. Il attribue les 31 millions de morts supplémentaires pour 23,4 millions à la guerre et 7,6 millions à la répression soviétique.
  21. Michael Haynes, A Century Of State Murder? : Death and Policy in Twentieth Century Russia, Pluto Press,‎ 2003 (ISBN 0745319300), p. 62-89
  22. Anne Applebaum, Gulag: A History, Doubleday, 2003, ISBN 0-7679-0056-1, chap. 20
  23. Aleksandr Gurjanow, Repressii protiv Poljakov i polskih graždan, p. 4-9
  24. Polian 2004, p. 123
  25. Polian 2004, p. 119
  26. Polian 2004, p. 123-157
  27. J. Otto Pohl, The Stalinist Penal System: A History of Soviet Repression and Terror, 1930-1953, McFarland & Company,‎ 1997 (ISBN 0-7864-0336-5), p. 133 et 148 Les archives soviétiques ne détaillent pas ces pertes par année.
  28. Ingo von Münch, Frau, komm !
  29. a, b et c http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/pologne-une-statue-representant-142512
  30. « G. I. Krivosheev Rossiia i SSSR v voinakh XX veka: Poteri vooruzhennykh sil; statisticheskoe issledovanie OLMA-Press, 2001 ISBN 5-224-01515-4 Tables 200-203 », Lib.ru (consulté le 15 juin 2011)
  31. Mark Elliott, Pawns of Yalta: Soviet Refugees and America's Role in Their Repatriation, University of Illinois Press,‎ 1982 (ISBN 0-252-00897-9)
  32. Michel Gordey, Visa pour Moscou, Paris, Gallimard 1951, p. 434-435

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • (en) Jan Tomasz Gross: Revolution from Abroad: The Soviet Conquest of Poland's Western Ukraine and Western Belorussia. Princeton University Press, 2002, ISBN 978-0-691-09603-2.
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  • (en)Keith Sword: Deportation and Exile: Poles in the Soviet Union, 1939-48. In: Jolluck Slavic Review. Vol. 55, No. 2, 1996, S. 473–474.
  • (en)Max Hastings: Armageddon: The Battle for Germany, 1944–1945, Chapter 10: Blood and Ice: East Prussia, ISBN 0-375-41433-9.
  • (de)Ingo von Münch: Frau, komm! Die Massenvergewaltigungen deutscher Frauen und Mädchen 1944/45. Graz: Ares 2009 ISBN 978-3-902475-78-7
  • James Mark: Remembering Rape. Divided Social Memory and the Red Army in Hungary 1944–1945. In: Past & Present, 2005.
  • (en)John Toland : The Last 100 Days, Chapter Two: Five Minutes before Midnight ISBN 0-8129-6859-X.
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    Cet ouvrage décrit les sévices infligés aux populations civiles allemandes par les troupes soviétiques franchissant la Vistule.
  • Antony Beevor (trad. Jean Bourdier, ill. photos divers), La chute de Berlin [« Berlin. The downfall »], Editions de Fallois,‎ 2002, poche, 640 p. (ISBN 2-253-10964-9)
    Cet ouvrage décrit les sévices infligés aux populations civiles allemandes par les troupes soviétiques marchant vers Berlin et y entrant .
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  • Rossiiskaia Akademiia nauk, Liudskie poteri SSSR v period vtoroi mirovoi voiny:sbornik statei, Saint-Petersbourg,‎ 1995 (ISBN 5-86789-023-6)
  • Steven Rosefielde, Red Holocaust, Routledge,‎ 2009 (ISBN 0-415-77757-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]