Crevette géante tigrée

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La crevette géante tigrée (Penaeus monodon) est une espèce de crevette de la famille des Pénaeidés.

Les deux sexes atteignent approximativement la taille de 36 cm de long, les femelles peuvent peser plus de 650 g, faisant de cette espèce la plus grande espèce de crevette.

En Raison de sa taille, P. monodon est l'espèce de crevettes la plus largement élevée dans le monde, mais parfois décimée dans les élevages (Crevetticulture) par des maladies virales ou bactériennes, ce qui explique qu'elle perd peu à peu du terrain face à la crevette à pattes blanches (Litopenaeus vannamei) moins sujette aux maladies liées à l'élevage.

Plus de 900 000 tonnes sont consommées chaque année, les deux-tiers de celui-ci provenant de l'aquaculture, principalement dans le sud-est de l'Asie.

Pathologies (en élevage)[modifier | modifier le code]

Les conditions de promiscuité et d'hygiène qui sont celles des élevages industriels facilitent la contagion virale[1]. Des les années 1990, on a essayé de comprendre la génétique de ces virus[2], pour mieux les maitriser.
Cinq principaux virus ont été identifiés[3] comme source de mortalités importantes dans les élevages en Asie du Sud-Est. Ainsi, la production taiwanaise après avoir fait un bond spectaculaire (passant de 270 tonnes en 1976 à 95 000 t en 1987), a ensuite chuté à 30 000 t en raison de mortalité importante dans les élevages (Lio et al. 1992). Depuis, les éleveurs taiwanais n'ont jamais réussi à retrouver la même productivité[3]. Des mortalités de masse, d'origine virale ont aussi été constatée dans des pays réputés très avancés technologiquement et en matière d'élevage animal, comme au Japon en 1993[4].

Certains de ces virus sont des pathogènes plutôt généralistes (affectant d'autres crevettes pénéides et plus largement d'autres espèces de crustacés) y compris jusqu'en Australie en Occident. D'autres semblent plus spécifiquement affecter cette espèce.
Ces virus sont (par impact décroissant pour l'industrie thaïlandaise) :

  • white-spot baculovirus[5] ;
  • yellow-head virus ;
  • hepatopancreatic parvo-like virus ;
  • infectious hypodermal and hematopoeitic necrosis virus (virus de la nécrose hypodermique et hématopoïétique) ;
  • monodon baculovirus.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Cette crevette figure sur un timbre du Bangladesh de 1991 (valeur faciale : 6 t.).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Autres références et notes[modifier | modifier le code]

  1. Lightner DV (1993) Diseases of cultured penaeid shrimp. In: McVey JP (ed) CRC handbook of mariculture, 2nd edn, Vol 1, Crustacean aquaculture. CRC Press. Boca Raton, p 393-486
  2. J, Bonami JR, Paulos B, Lightner D (1993) Preliminary characterization and partial cloning of the genome of a baculovirus from Penaeus lnonodon (PmSNPV = MBV). Dis aquat Org 16:207-215
  3. a et b T.W. Flegel, "Major viral diseases of the black tiger prawn (Penaeus monodon) in Thailand", 1997, World Journal of Microbiology and Biotechnology Volume 13, Number 4, 433-442, DOI: 10.1023/A:1018580301578 Résumé
  4. Inouye K, Miwa S, Oseko N, Nakano H, Kimura T (1994) Mass mortalities of cultured kuruma shrimp, Penaeusjaponicus, in Japan in 1993: electron microscopic evidence of the causative virus. Fish Pathol 29:149-158 (in Japanese)
  5. HY, Huang CY, Wang CH, Chiang HC, Lo CF (1995) Pathogencity of a baculovirus infection causing white spot syndrome in cultured penaeid shrimp in Taiwan. Dis aquat Org 23:165-173 Francki RIB, Fauquet CM, Knudson