Craquement des articulations

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Foot-nuckle-cracking.jpg

Le craquement des articulations est la conséquence (volontaire ou involontaire) d'une contrainte articulaire produisant un bruit de craquement ou un claquement. La forme la plus commune de ceci est le craquement délibéré des phalanges des doigts de la main. Il est possible de faire craquer beaucoup d'autres articulations comme celles au niveau des vertèbres cervicales, des hanches, des poignets, coudes, épaules, pieds, genoux, mâchoires, et autour du calcaneum. Le bruit est dû à l'étirement rapide des ligaments qui font un effet ventouse (comme si l'on décollait deux miroirs) ou a des brisures d'adhésions intra-articulaires.

Le fait de craquer souvent ses articulations (surtout au niveau des doigts) est souvent dit cause d'arthrite prématurée, pour des douleurs alors plus prononcées, mais une étude menée par l'allergologue Donald Unger qui n'a fait craquer que les doigts de sa main gauche pendant plus de 60 ans infirme cette idée reçue[1], ce qui lui a valu de gagner le Prix Ig Nobel 2009 en médecine. Cette étude, bien que menée très rigoureusement, n'a été faite que sur un seul sujet et ne peut donc être généralisée de façon certaine à l'ensemble de la population.

Cela dit, une autre étude parue en 2011 et faite à partir de 215 radiographies de personnes âgées entre 50 et 89 ans, supporte cette première étude et conclut que ceux qui faisaient fréquemment craquer leurs doigts ne souffraient pas plus d'arthrose que ceux qui ne le faisaient pas ou rarement[2].

Causes[modifier | modifier le code]

Pour provoquer le craquement de leurs doigts, la plupart des individus les plient ou les tendent dans des positions inhabituelles, généralement impossibles à atteindre en utilisant les seuls muscles du doigt en question. Toutefois, faire craquer un doigt qui vient d'être sollicité est généralement reconnu comme étant palliatif : par exemple, on peut travailler un doigt en extension, le tirant dans sa longueur en éloignant son extrémité de la paume, le plier vers l'arrière (en flexion), ou le travailler en torsion.

Le claquement de tendons ou de tissu cicatriciel sur une proéminence (comme dans le claquage de hanche ou tendinite du psoas illiaque) peut également générer un bruit de claquement fort[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Donald L. Unger, « Does Knuckle Cracking Lead to Arthritis of the Fingers? », Arthritis & Rheumatism, vol. 41, no 5,‎ 1998, p. 949-50 (PMID 9588755)
  2. (en) Deweber K, Olszewski M, Ortolano R., « Knuckle cracking and hand osteoarthritis », J Am Board Fam Med, vol. 24, no 2,‎ 2011, p. 169–174 (PMID 21383216, DOI 10.3122/jabfm.2011.02.100156)
  3. (en) M. Protopapas, T. Cymet et M. Protapapas, « Joint cracking and popping: understanding noises that accompany articular release. », J Am Osteopath Assoc, vol. 102, no 5,‎ 1er mai 2002, p. 283–7 (PMID 12033758, lire en ligne)