Crécy-en-Ponthieu
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| Crécy-en-Ponthieu | |
|---|---|
L'église et le monument aux morts. |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Picardie |
| Département | Somme |
| Arrondissement | Abbeville |
| Canton | Crécy-en-Ponthieu (chef-lieu) |
| Code commune | 80222 |
| Code postal | 80150 |
| Maire Mandat en cours |
Régis Lecuyer 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Authie-Maye |
| Démographie | |
| Population | 1 517 hab. (2009) |
| Densité | 27 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 19 m — maxi. 82 m |
| Superficie | 56,55 km2 |
Crécy-en-Ponthieu est une commune française située dans le département de la Somme et la région Picardie.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Cette petite ville est située à mi-chemin entre Abbeville (au Sud) et Hesdin (au Nord). Comme son nom l'indique, elle relevait autrefois du comté du Ponthieu, province de Picardie. La Maye contourne la bourgade par le Sud, en faisant une courbe en arc.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | Régis Lecuyer | NC | Réélu pour le mandat 2008-2014, conseiller général, président de la communauté de communes[1] | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Histoire
C'est là (en fait plus précisément à l'Ouest entre ce bourg et le village d'Estrées-lès-Crécy) qu'eut lieu la Bataille de Crécy le 26 août 1346, durant la chevauchée d'Édouard III lors de la Guerre de Cent Ans. Une croix (la Croix de Bohême) en bord de route en signale l'emplacement. Il est à noter qu'elle fut légèrement déplacée lors de sa restauration pour sa mise en valeur vers 1900[5].
La ville fut desservie de 1892 à 1951 par les Chemins de fer départementaux de la Somme, une compagnie de chemin de fer d'intérêt local à voie métrique.
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Église Saint-Séverin
[modifier] Croix du bourg
Parfois appelée « lanterne des morts »[6], son origine et sa fonction initiale restent controversées[7]. Certains chercheurs ont tenté une analogie avec une douzaine d'édifices du même type qui auraient été érigés (à la fin du XIIIe siècle) en Angleterre[8] là où passa la dépouille funèbre d'Éléonore de Castille[9]. Une tradition, rapportée par l'instituteur en 1890, évoque l'érection de ce monument par les bourgeois de la cité en souvenir de l'accès de celle-ci au statut de commune[10]. D'autres estiment que la facture d'ensemble et l'appareil en brique éliminent toute possibilité d'une date antérieure au XVIe siècle.
Dans son état actuel, cette structure en brique et pierre, à la silhouette très effilée, n'évoque en rien son libellé de croix, ce qui surprend forcément. Plusieurs restaurations et modifications peuvent être attestées[11], au moins par des documents iconographiques postérieurs à la Révolution française. Des gravures et dessins du XIXe siècle attestent la présence d'une croix de fer forgé fixée en son sommet[12], qui fut dans un premier temps remplacée par une autre, plus épaisse, en pierre[13]. De nos jours, et depuis la séparation de l'Église et de l'État[14] , cette dernière fait place à une pomme de pin réalisée en pierre.
Dressée sur un socle de brique, l'édifice présente quatre niveaux sous cette actuelle pomme de pin. Les trois inférieurs sont de section carrée, avec une colonne à chaque angle, alors que celui du dessus est cylindrique. Chaque colonne du niveau le plus bas est ornée d'un chapiteau, présentant chacun trois faces. Un chapiteau est orné d'une fleur de lys sur chaque côté, alors que les autres arborent une pomme de pin encadrée de part et d'autre d'une large feuille dressée.
La transition entre le premier niveau et le second est assurée par une partie intermédiaire en pyramide tronquée, décorée sur chaque face par un damier de briques. Un pierre horizontale au bord mouluré assure le maintien du deuxième niveau qui, comme le précédent, a chacune de ses faces occupée par une sorte de niche étroite et peu profonde, au sommet en plein-cintre.
La pierre plate séparant les deuxième et troisième niveaux présente la particularité d'une excroissance à chaque angle et au milieu de chaque côté, assurant par une rotation de 45 degrés la fin des colonnes inférieures et le début des colonnes supérieures.
Jusque vers la Première Guerre mondiale, chaque angle du socle de l'édifice était protégé par un bloc de grès en guise de chasse-roue.
Une gravure et une photo du XIXe siècle montrent à proximité immédiate une sorte de potence à deux bras munis de crochets[15]. L'emploi de cet équipement semble avoir été oublié de nos jours. Pourrait-il s'agir d'une sorte d'étal ou de table utilisé les jours de marché (Une carte postale ancienne désigne cet endroit comme « le marché au beurre ».) ou justement d'un support permettant de suspendre des lumières (ce qui expliquerait peut-être alors la variante du nom de l'édifice ... la lanterne des morts) ?
[modifier] Monument Jean de Luxembourg
Ce mémorial relativement récent (érigé en 1905) est dédié au prince « aveugle » qui, malgré son infirmité[16], voulut prendre part au combat aux côtés du roi de France en 1346 et y fut tué.
[modifier] Monument aux morts
[modifier] Musée Emhisarc
(dont le nom est tiré de l'abréviation de l'association locale qui le gère, « Émulation historique et archéologique »). Consacré à la bataille de Crécy et bénéficiant de locaux réaménagés, il propose de nombreux objets, artefacts, maquettes, illustrations. Une salle dédiée à la Seconde Guerre mondiale y est également aménagée.
[modifier] Emplacement du moulin
(détruit au XIXe siècle), dit « moulin d'Édouard III », rappelant un détail pittoresque de la bataille[17]. Le site, juste à la sortie de la bourgade, est aménagé pour permettre d'embrasser du regard le champ de bataille. Une tour d'observation en bois (à deux étages) s'y dresse depuis 1984.
[modifier] Forêt domaniale de Crécy
traversée par la RD105.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Simon de Melun (1250-11 juillet 1302), maréchal de France, sire de La Loupe et de Marcheville
- Jean Ier de Bohême, roi de Bohême, y perdit la vie au combat.
- Jean Lemoine, cardinal, évêque de Poitiers et légat du pape Boniface VIII auprès de Philippe le Bel, naquit à Crécy en 1250.
[modifier] Activités associatives, culturelles, festives et sportives
- Football : « L'entente Auxi-le-Château - Crécy-en-Ponthieu », lors de la saison 2006/2007, a vu les 18 ans gagner leur championnat et atteindre la demi-finale de la Coupe du Ponthieu (défaite aux tirs au but contre Abbeville-US).
[modifier] Notes et références
- Liste des maires de la Somme sur http://www.somme.pref.gouv.fr, 9 juin 2008. Consulté le 19 juillet 2008
- Résultats du recensement de la population - Crécy-en-Ponthieu sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Communication du 23 mai 1903
- Certains mentionnèrent la Croix du pilori ou/et la Croix des Espagnols, comme le précise l'instituteur en 1890 dans la monographie communale.
- Jusqu'au moins 1967 (comme le prouve une photo) une plaque apposée à la base mentionnait un autre personnage féminin ...
- (en) Article spécifique de la Wikipédia anglophone
- Site de l'Office de tourisme
- Archives Départementales de la Somme
- Bibliothèque d'Abbeville
- Bibliothèque d'Abbeville
- Archives Départementales de la Somme, documents accompagnant la monographie de l'instituteur, pages 28 et 29
- Information obtenue en mai 2010 auprès de l'Office de tourisme.
- Bibliothèque d'Abbeville, Aquarelle d'Oswald Macqueron, 1851.
- Des historiens émettent des doutes sur le degré réel de sa cécité. Il n'aurait pu être, par exemple, que borgne ou gravement myope ! ... les chroniqueurs ayant été exagérément hagiographiques pour souligner le courage particulier du roi de Bohême. L'invraisemblance des conditions dans lesquelles il aurait combattu n'a pas manqué d'être relevée : combat à l'épée alors que son cheval est attaché (à droite et à gauche) à deux autres chevaux montés chacun par un autre guerrier.
- Comité du tourisme de la Somme