Monstre de Frankenstein

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Créature de Frankenstein)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Frankenstein.
Le Monstre de Frankenstein
Personnage de fiction apparaissant dans
Frankenstein ou le Prométhée moderne

Le monstre de Frankenstein sous les traits de Boris Karloff.
Le monstre de Frankenstein sous les traits de Boris Karloff.

Alias La Créature de Frankenstein
Origine Drapeau de la Suisse Suisse
Sexe Masculin
Espèce Clône
Cheveux Noirs
Activité(s) Vagabond
Famille Victor Frankenstein (son créateur)

Créé par Mary Shelley
Interprété par Boris Karloff
Christopher Lee
Robert De Niro
Charles Ogle
Frank Iero
Luke Goss
Film(s) Frankenstein (1931)
Frankenstein s'est échappé
Frankenstein (1994)
Roman(s) Frankenstein ou le Prométhée moderne
Série(s) Frankenstein
Première apparition Frankenstein ou le Prométhée moderne

Le monstre de Frankenstein (ou Frankenstein, la créature de Frankenstein ou simplement le monstre) est un personnage de fiction qui est apparu pour la première fois dans le roman de Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne. Dans le roman, il n'a pas de nom mais est souvent appelé « la créature », « le monstre » et plus souvent « le démon ».

Dans le roman[modifier | modifier le code]

Le docteur Victor Frankenstein, se demandant quelle est « l'essence même de la vie », décide de créer un être vivant de toutes pièces, mais est choqué lorsqu'il découvre que sa création est d'une laideur effrayante : il mesure 2,43 m, soit huit pieds de haut, a une peau jaune laissant voir ses muscles et veines, un visage ridé, des cheveux abondants d'un noir brillant, des dents très blanches, des yeux sans couleur et un trait noir marque ses lèvres.

Rejeté par le docteur — qui est plus irresponsable et dépassé par les événements que fou et cruel —, le monstre erre, tente tant bien que mal de survivre et subit discrimination, dégoût et peur par son apparence dans les lieux qu'il visite. Il prend domicile près d'une famille française, les De Lacey, apprend progressivement à parler et à lire, s'attache à eux et tente de se faire aimer, mais se fait violemment rejeter.

Pris de haine et de tristesse, il décide de commettre le mal en assassinant pour commencer le petit frère de Frankenstein, William (« Je peux, moi aussi, créer le désespoir ! ») et va trouver ce dernier, lui expliquant ses malheurs. Le monstre promet de laisser les humains en paix si Frankenstein lui fabrique une compagne. Le savant s'exécute mais détruit son œuvre au dernier moment, craignant que cela ne provoque un danger pire. Pour se venger, le monstre assassine Clerval, le meilleur ami de Frankenstein, puis sa fiancée Elisabeth. Frankenstein décide alors de poursuivre la créature, ce qui le mène au Pôle Nord. Il finit par y mourir de froid, racontant avant d'expirer son histoire au capitaine Walton, explorateur l'ayant recueilli sur son bateau. Le monstre surgit sur le bateau, parle à Walton et lui explique que ses crimes l'ont fait effroyablement souffrir également, puis il s'échappe en partant dans le brouillard.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Après que le roman eut été adapté dans le film de 1931, le monstre est devenu dans l'imagination collective plus connu sous les traits de Boris Karloff, avec son front très épais, ses boulons dans le cou, ses points de suture et sa peau verdâtre.

On le désigne depuis sous le nom de « Frankenstein ». À l'origine, une erreur dans les titres de certains films identifiaient sous ce nom le monstre plutôt que le savant : La Fiancée de Frankenstein, Frankenstein s'est échappé... Les suites et des films « hommage » poussèrent la méprise encore plus loin.

Il semble que le nom lui fut attribué d'après le fait qu'il considérait son créateur comme son père. Il s'agit, donc, plus d'un nom de famille que d'un prénom. Il est cependant parfois appelé affectueusement « Franky » par les fans.

Adaptation de Boris Karloff[modifier | modifier le code]

Le monstre de Frankenstein de Boris Karloff, qui influencera presque toutes les incarnations futures, diffère particulièrement de son homologue littéraire :

  • il est amené à la vie par la foudre : ce n'est jamais précisé dans le roman, bien que le docteur Frankenstein remette en question ses connaissances scientifiques en voyant la foudre frapper un arbre et éveille le monstre en réunissant les « instruments de vie pour en communiquer une étincelle à la chose inanimée » (le terme « étincelle » pouvant être pris au figuré) ;
  • il est constitué de morceaux de cadavres déterrés au cimetière, qui tiennent en place par des gros points de suture : dans la version écrite, il prend des « os dans les charniers », pénètre dans « l'humidité infecte des tombeaux ou [torturait] des animaux vivants pour donner la vie à de l'argile inerte ». La créature n'est donc à l'origine pas composée uniquement de morceaux de cadavres ;
  • il a des électrodes sur le cou (jamais décrites par Mary Shelley) ;
  • il possède une intelligence amoindrie et un vocabulaire très réduit (alors que dans le roman, il est doté d'une très grande intelligence et est capable de parler de manière sophistiquée).

Le souhait du monstre d'avoir une compagne, déjà exprimé dans le roman, deviendra réalité dans le film La Fiancée de Frankenstein, mais celle-ci le repousse, dégoûtée, ce qui lui fait dire « She hate me » (« Elle détester moi »).

Capacités[modifier | modifier le code]

Le monstre de Frankenstein est doté d'une force surhumaine qui lui permet de tuer facilement qui que ce soit en l'étranglant. Il est aussi très agile et peut se mouvoir à une vitesse surnaturelle dans les froides et hostiles montagnes. De plus, il est insensible au grand froid, ce qu'il exploite en laissant le docteur Frankenstein le poursuivre sur la banquise. Il craint principalement le feu à cause de souvenirs lui rappelant qu'il est poursuivi par des villageois en colère armés de torches et de fourches.

Dans les films, il garde sa force surhumaine, ce qui lui fait commettre des meurtres, davantage par accident que par malveillance.

Citations[modifier | modifier le code]

Dans le roman[modifier | modifier le code]

  • « Tous les hommes haïssent les malheureux ; comme je suis haï ! Moi qui suis plus misérable que tout être humain ! »
  • « Comment oses-tu jouer ainsi avec la vie ? Fais ton devoir envers moi, je ferai le mien envers toi et le reste de l'humanité. »
  • « L'homme était-il vraiment à la fois si puissant et si vertueux et pourtant si cruel et si méprisable ? À certains moments, il me paraissait être une simple incarnation du mal, à d'autres ce que l'on peut concevoir de plus noble et de plus semblable à Dieu. Être un homme vertueux me semblait le plus grand honneur qui pût échoir à un être vivant ; être vil et cruel, comme on raconte que beaucoup l'ont été, me semblait la plus grande honte, un état plus abject que celui de la taupe aveugle ou du ver inoffensif. »
  • « Doit-on penser que je suis seul coupable alors que l'humanité entière a péché contre moi ? [...] Mais moi, pauvre misérable, je ne suis qu'une créature avortée, je mérite d'être battu et foulé aux pieds. »
  • « Vous me détestez, mais votre dégoût ne peut égaler celui que j'ai pour moi. »

Dans le film La Fiancée de Frankenstein[modifier | modifier le code]

  • « Seul, mauvais. Ami, bon. »
  • « Nous appartenons mort. »
  • « Elle détester moi. »

Articles connexes[modifier | modifier le code]